Les articles publiés réflètent exclusivement les opinions des auteurs
Plan du site nous contacter joindre votre espace privé inscription

Information libre
Willis Fromtunis
Cliquez sur l'image pour accéder à l'article associé
Les images du Réveil
Cliquez sur l'image pour accéder à l'article associé

Derniers messages des forums


Une action en hommage à Zouhair Yahyaoui
18 juillet 2014, par jectk79

Mon amie ne sait pas rediger un com sur un article. Du coup il voulais souligner par ce commentaire qu’il est ravi du contenu de ce blog internet.


Pourquoi aller tracer partout pour faire établir des évaluations de d’assurances familiales alors qu’existent des portails tels que Sherpa-mutuelle.fr proposant de rapprocher les propositions avec un comparateur mutuelle sophistiqué en restant votre demeure ? site => mutuelle obligatoire


Abderrazek Bourguiba condamné à 25 mois de prison
15 novembre 2011, par Bourguiba

je vous remercie
bourguiba abderrazak



Quelques points marquant contre l’environnement en Tunisie
6 novembre 2011, par xZNRpEkXvbSPvAf

I like to party, not look articles up online. You made it hpaepn.



Et puis y a eu la Révolution :)
1er novembre 2011, par liliopatra

On est mardi 1er novembre 2011, déjà neuf mois que ben ali s’est enfui et il est caché, comme un rat, en Arabie Saudite. Son collègue Gaddafi a été tué.
Après la lecture de cette lettre, tout cela parait être comme un cauchemar pour celles et ceux qui ne l’ont pas vécu personnellement. Cependant, le mal a sévi longtemps, beaucoup trop longtemps en Tunisie. Il est temps que ça change.
Tout un système policier qui s’effondre, la justice vient de renaître, certes encore fragile mais sera équitable insh’Allah.



Va chialer ailleurs ( reponse)
30 octobre 2011, par Maud

Oui il a un fils qui est mon meilleur ami et croyez moi, même si son père et loin de lui sa ne fait pas de lui un mauvais père il s’occupe très bien de lui et Selim va le voir de temps en temps. Je suis au cœur de cette affaire et je peux donc savoir les ressentis de chacun...



Va chialer ailleurs ( reponse)
30 octobre 2011, par Maud

ةcoutez quand on ne connait pas la personne on ne juge pas ! Je connais personnellement Monsieur Tebourski et je sais que c’est un homme bon, et je pense que si il a demander a rester en France c’est surtout pour son Fils !
Ne le jugez pas car vous ne le connaissez pas comme je le connais ! Je suis la meilleure amie de son fils Selim. Je sais qu’Adel est un homme bon alors arrêtez tous vos blabla et essayer donc de comprendre le fond de la chose. Merci et bonne soirée



> Une pétition de 86 prisonniers tunisiens
30 octobre 2011, par Moussa

the death of an African giant

Par : Y. Mérabet
En outre, contrairement à ce que pensent aujourd’hui de nombreux libyens, la chute de Kadhafi profite à tout le monde sauf à eux. Car, dans une Afrique où les pays de la zone subsaharienne riche en ressources minérales tournaient complètement le dos à la France pour aller vers la Chine, il fallait bien que monsieur Sarkozy trouve un autre terrain fertile pour son pays. La France n’arrive plus à vendre ses produits manufacturés ou de décrocher un marché en Afrique, elle risque de devenir un PSD C’est pour cela que l’on a vu une France prête à tout pour renverser ou assassiner Kadhafi ; surtout quand l’on sait que la Libye est l’une des premières réserves en Hydrocarbures d’Afrique et de Sebha est la capitale mondiale du trafic Franco-libyen de concentré d’uranium Nigérien. Egalement, l’on sait que jusqu’ici, les populations libyennes n’avaient rien à envier aux Français, ils vivaient richement mieux sans se suer. Puisque Kadhafi faisait tout son possible pour les mettre à l’abri du besoin. Il est donc temps pour les libyens de choisir pleinement futur partenaire occidental. Car si en cinquante ans de coopération la France n’a pu rien apporter à l’Afrique subsaharienne. Vat-elle apporter maintenant aux libyens un bonheur supérieur à celui que leur donnait leur Guide. Rien à offrir à ces ignorants de libyens, sauf des repas communs dans les poubelles de la ville Paris, en France c’est déjà la famine ? Lui, qui durant plusieurs décennies était l’un des faiseurs d’hommes les plus efficaces sur le continent Africain. De son existence, Kadhafi était le leader le plus généreux d’Afrique. Pas un seul pays africain ne peut nier aujourd’hui n’avoir jamais gouté un seul pétro –Dinar du guide Libyen. Aveuglement, et motivé par son projet des Etats-Unis d’Afrique, Kadhafi de son existence a partagé l’argent du pétrole libyen avec de nombreux pays africains, qu’ils soient Francophones, Anglophones ou Lusophones. Au sein même de l’union Africaine, le roi des rois d’Afrique s’était presque érigé en un bailleur de fond très généreux. Jusqu’à l’heure actuelle, il existe sur le continent de nombreux présidents qui ont été portés au pouvoir par Kadhafi. Mais, curieusement, même pas un seul de ces élèves de Kadhafi n’a jusqu’ici eu le courage de lui rendre le moindre hommage.Au lendemain du vote de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU, certains pays membres de l’union africaine sous l’impulsion de Jacob Zuma ont tenté d’apporter un léger soutien au guide libyen. Un soutien qui finalement s’est éteint totalement sans que l’on ne sache pourquoi. Même l’union africaine qui au départ conditionnait avec amertume la prise du pouvoir libyen par un groupe de terroristes et la reconnaissance du CNT libyen constitués de traitres, s’est finalement rétracté de façon inexplicable. Et curieusement, jusqu’aujourd’hui, aucun gouvernement consensuel n’a été formé en Libye. Depuis l’annonce de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, cette union africaine dont Mouammar Kadhafi était pourtant l’un des principaux défenseurs et ayant assuré le dernier mandat, n’a encore délivré aucun message officiel de condoléance à ses proches ou de regret. Egalement, même ceux qui hier tentaient de le soutenir n’ont pas eu le moindre courage de lever leur petit doigt pour rendre hommage à leur mentor. Jusqu’à l’heure actuel, seul l’ancien archevêque sud-africain et prix Nobel de paix Desmond TUTU a regretté cet acte ignoble. Même le président Abdoulaye Wade que l’on sait pourtant proche des révoltés libyens n’a pas encore salué la mort de l’homme qu’il souhaitait tant. Le lendemain de sa mort, un vendredi pas un musulman n’a prié pour lui ?.. A ce jour, sur le continent Africain, seul l’homme de la rue et les medias ont le courage de parler de cette assassina crapuleux du guide libyen. Mais, cette attitude des dirigeants africains ne surprend personne, dans la mesure où l’on sait que chaque président a peur de se faire remarquer par un Nicolas Sarkozy qui est capable de tout si la tête d’un président africain ou d’un arabe l’énerve.
Conclusion La Libye et l’Afrique toute entière viennent de tourner une page d’or avec la perte de Mouammar .
Traitre et maudit que je sois, si j’étais un libyen ?

Journaliste indépendant (Algérian Society for International Relations)
119, Rue Didouche Mourad
Alger centre



Liberté pour le Docteur Sadok Chourou
29 octobre 2011, par Dr. Jamel Tazarki

J’ai écrit un livre qui mérite d’être lu :
TOUT EST POSSIBLE - L’AVENIR DE LA TUNISIE
Vous pouvez télécharger le livre sur mon site Internet :
http://www.go4tunisia.de
Dr. Jamel Tazarki
Allemagne



DECES D’OMAR CHLENDI
28 octobre 2011, par bourguiba

Ma mére Térésa oui notre mére je suis abderrazak bourguiba le frére de mon meilleur ami Farouk .
vous peut etre me connait mais je pense pas que nous avont eu l’occasion de vous voir .

je suis désolé pour ce qui a passé pour mon frére Farouk .
Omar etait un homme exeptionnel un vrai homme j’ai passé avec lui 6 mois dans le prison nous étions plus que deux fréres.

soyez fiére de Farouk
et que la paradi soit pour lui



Projet libéral pour une nouvelle monarchie démocratique et laïque en Tunisie
22 octobre 2011, par Victor Escroignard

La Monarchie Constitutionnelle est l’avenir est la garantie des droits et libertés pour la Tunisie, la Libye et toute l’Afrique du Nord. Le Roi est l’âme du peuple, Il est porteur du sentiment d’unité nationale et du patrimoine historique du peuple. LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE EST LE PLUS SUR MOYEN POUR EVITER QU’UN PRESIDENT FINISSE UN JOUR EN DICTATEUR (voyez le cas du roi d’Espagne, sauveur des libertés après le Franquisme).



> Lotfi Hamdi, une Barbouze qui se voit ministrable
4 octobre 2011, par Anti Lotfi Hamdi

Bonjour Mesdames, Messieurs,

Je souhaite attirer votre attention sur le faite que ce Barbouze comme vous le dites, a retourné sa veste à l’instant où il s’est assuré du départ définitif du ZABA plus exactement le 18 Janvier 2011.

Mais encore ce dernier qui détient pas un seul titre comme auprès du RCD mais aussi faison parti de plusieurs association et surout la chambre Franco-Tunisienne de marseille ou il a volé récemment le portfolio pour se faire une nouvelle peau et une nouvelle virginité auprès de la Tunisie, avec un pseudo symposium tenue au pôle technologique sis à la Gazelle (Ariana).

Rappel du passé : Khaled Néji représentant de l’office de l’huile près du consulat générale de Tunisie à Marseille a été victime de sa (Stoufida).
Monsieur Kahled Néji a été limogé de son poste, radié de ses fonctions, décédés suite à une attaque cardiaque après avoir visité les prisons Tunisiennes

Je souhaite que cette personne n’intervienne plus sur le sol Tunisien afin de crée des réseaux encore pire qu’avant et revenir au pouvoir par la fenêtre.

Aidez moi à dire la vérité sur ce malheureux de la Sbikha (kairouan) qui fout la honte à son peuple.

Ce Virus, qui trompe sa femme sans scrupule ni honte. A trahit ce que nos ancêtres ont essayé de bâtir, bravour, fraternité dévouement, sincérité.

Il est et il sera toujours à l’antipode des Tunisiens , lèches botes et au plurielles

Vive la Tunisie sans hypocrites



Blog dédié à la défense du prisonnier politique Abderrahmane TLILI
4 octobre 2011, par bechim

bonjour je suis tres heureuse que mr tlili soit libere mais je n arrive pas avoir de nouvelles precises je tiens a dire que c est un MONSIEUR exceptionnel et qu il ne merite vraiment pas ce qu il a endure j aimerai pouvoir lui exprimer tte ma sympathie



> Tunisie, l’agression abjecte sur Samia Abbou par les voyous de Ben Ali
26 septembre 2011, par Liliopatra

Voilà quatre ans se sont écoulés et votre combat a porté ses fruits. J’aurais pas osé signer ces quelques mots par mon nom réel si vous n’avez pas milité pour ’ma’ liberté. Reconnaissante et le mot ne peut résumer ce que je ressens et tout le respect que je vous porte.

Merci...

Lilia Weslaty



> Les procès de l’ignorance et les progrés de l’Homme
24 septembre 2011, par a posteriori, l’auteur Nino Mucci

Les petits cons s’amusent à faire leurs graffitis imbéciles même sur les statues couvertes de prestige et d’histoire de Carthage ; on en a maintenant fini avec Ben Ali, avec la censure et l’étouffement des idées et de coeur opéré par son régime. Mais on en finira jamais avec l’idiotie des fondamentalistes islamiques qui promenent leurs femmes en burka, parce que c’est la seule façon par laquelle savent voir une femme : comme une bête dangeureuse. On en finira pas facilement, terrible dictature, avec ceux qui demandent maintenant de couper les mains, les jambes et les bras, suivant l’obsolète loi coranique, sans se faire aucun souci de l’Homme. Jésus, le Christ en est le plus grand champion, le Rédempteur de l’humanité, Lui qui a porté la Croix pour nous TOUS ; quant à la mafia et à al-Capone, nous les plaçerons comme un héritage historique de cet islam que tant s’acharnent à défendre par l’ignorance (mafia vient de l’arabe dialectal anciene "mafiah", c’est-à-dire "protection", la mafia est nait et c’est culturellement radiquée dans une ancienne terre d’islam, la Sicile)



que dieu te glorifie.
23 août 2011, par adyl

j’ai aimé ce que vous pensé . suis de ton coté. tu me trouvera a l’appui



Les derniers articles de la rubrique RdP d’Ahmed Fouednejm

3 juin 2004

Revue de presse n°444 du jeudi 3 juin 2004
par Ahmed Fouednejm
N ° 444 La Revue de Presse (RDP) est publiée (...)

2 juin 2004

Revue de presse n°443 du lundi 31 mai 2004
par Ahmed Fouednejm
N ° 443 La Revue de Presse (RDP) est publiée (...)

12 novembre 2003

Radia Nasraoui hospitalisée suite à la dégradation de son état de santé
par Ahmed Fouednejm
Remarque personnelle : Vous noterez que la (...)

8 novembre 2003

L’arbitraire règne toujours à Tunis (Le Soir)
par Ahmed Fouednejm
Le Soir (belge), 8 novembre 2003 http://www.lesoir

19 octobre 2003

RDP spéciale : Palestine + Tunisie
par Ahmed Fouednejm
Cette RDP spéciale contient un communiqué de (...)

1er octobre 2003

Revue de presse spéciale : Comment réussit-on à transformer deux ordures en deux héros ?
par Ahmed Fouednejm
http://www.kalimatunisie.com/num17/... (...)

30 septembre 2003

RDP spéciale : Deux infos tunisiennes
par Ahmed Fouednejm
Quand j’écrivais, hier, "A très bientôt", je ne (...)

29 septembre 2003

Revue de presse n°442
par Ahmed Fouednejm
N ° 442 La Revue de Presse (RDP) est publiée (...)

22 septembre 2003

RDP spéciale "politique-fiction
par Ahmed Fouednejm
Quinze mois après l’arrestation de son (...)

21 juillet 2003

Revue de Presse : Décès du père de Zouhair Yahyaoui
par Ahmed Fouednejm
Décès du père de Zouhair Yahyaoui 21 juillet (...)

partager:
Bibliothèque > Revue de presse > RdP d’Ahmed Fouednejm
Revue de presse n°340
par Ahmed Fouednejm
13 février 2003

La Revue de Presse (RDP) est publiée quotidiennement sur le site www.reveiltunisien.org.

Vous êtes désormais 150 personnes à recevoir quotidiennement la RDP.
N’hésitez pas à la transférer à vos amis.

fouednejm@hotmail.com


La revue de presse, ce sont les meilleurs articles des principaux quotidiens européens ainsi que les infos de dernière minute des agences de presse choisis pour vous en toute subjectivité par Ahmed fouednejm. Les URL de quelques articles du site de la télévision qatarie Al Jazeera (en arabe) et d’Al Quds Al Arabi (journal panarabe édité à Londres) seront également donnés.


Sommaire :

Partie arabe : (Al Jazeera) :

  1. L’opposition autralienne critique énergiquement les déclarations de l’ambassadeur US en Australie. L’ambasadeur qui avait critiqué les positions pacifistes du parti du travail (opposition de gauche) est accusé "d’ingérence contraire aux obligations liées à (ses) fonctions diplomatiques" http://www.aljazeera.net/news/asia/2003/2/2-12-9.htm (AFP)
 
Partie Française : (Le Monde, Politis, AFP, Reuters)
 
Au sommaire aujourd’hui 7 articles et dépêches du Monde (édition du 14 février), de Politis, de l’AFP et de Reuters.
  1. Guerre contre l’Irak : Blague sur Bush, Bataille diplomatique, Comment la presse US voit-elle les manifs anti-guerre ? Comment les journalistes d’Al Jazeera ont-ils vécu la transmission du message d’OBL ?, la France demande un soutien arabe (Le Monde, AFP)
  2. Palestine : Poursuites judiciaires contre Sharon, Isréliens dissidents (Le Monde, Politis)
  3. Un vaccin contre le Sida ? (Le Monde, Reuters)
Achevée aujourd’hui à 19 H 15 GMT.

Bonne lecture !


 
 
I Guerre contre l’Irak :
 
Blague lue sur Internet
 
Une petite note d’humour (noir)
 
Au cours d’ une tournée de propagande a travers les USA, le president George Bush visite une école et explique sa politique aux élèves. Ensuite, il demande aux enfants de lui poser des questions.

Le petit Bob lève le doigt et dit :

- Monsieur le président, j’ai 3 questions :
  1. Comment avez vous pu gagner les elections, alors que vous avez eu moins de voix que votre concurrent ?
  2. Pourquoi voulez vous attaquer l’Irak sans raison ?
  3. Ne pensez vous pas que la bombe d’Hiroshima a ete le pire acte terroriste de tous les temps ?
A ce moment, la cloche sonne pour la pause. Les eleves sortent de la classe. Lorsqu’ils y reviennent apres la pause, le president les invite a lui poser des question. Cette fois, c’est le petit Joey qui prend la parole :

- Monsieur le president, j’ai 5 questions :
  1. Comment avez vous pu gagner les elections, alors que vous avez eu moins de voix que votre concurrent ?
  2. Pourquoi voulez vous attaquer l’irak sans raison ?
  3. Ne pensez vous pas que la bombe d’Hiroshima a ete le pire acte terroriste de tous les temps ?
  4. Pourquoi la cloche a-t-elle sonne 20 minutes plus tot que d’habitude ?
  5. Ou est Bob ?
 
 
Pro et anti-guerre se préparent à une bataille décisive à l’ONU
 
A la veille du rapport des chefs des inspecteurs du désarmement en Irak, vendredi 14 février, le Conseil de sécurité est divisé en deux blocs. Les propositions françaises, combattues par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, pourraient être soutenues par dix pays sur quinze
L’épreuve de force diplomatique s’est sensiblement durcie, mercredi 12 février. Les propositions françaises, soutenues par l’Allemagne, la Russie et la Chine, et visant à renforcer le système d’inspections en Irak, pourraient être soutenues par dix des quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU. Le rapport, vendredi 14 février devant le Conseil, de Hans Blix et Mohamed ElBaradei, chefs des inspecteurs du désarmement, est considéré tant à Paris qu’à Washington comme "l’heure de vérité". Les Etats-Unis s’opposent vivement au "plan" français. La France et l’Allemagne "cherchent-elles à sauver la mise à Saddam Hussein", a demandé le secrétaire d’Etat américain, colin powell. A Paris, on estime que ces ultimes efforts diplomatiques n’empêcheront pas Washington de partir en guerre, même sans l’aval de l’ONU.

New york de notre correspondante

Au Conseil de sécurité, une date butoir peut toujours en cacher une autre. Comme effrayé de devoir se déterminer de manière irréparable, le Conseil a décidé, mercredi 12 février, d’ajouter plusieurs rendez-vous irakiens à son agenda du mois. Après le compte rendu, vendredi 14, à New York, des chefs des inspecteurs, Hans Blix et Mohamed ElBaradei, le Conseil a prévu une séance publique, le 18 février, demandée par le groupe des non-alignés, et de nouvelles consultations sur les inspections le 19.

Le Conseil a pris cette décision lors d’une séance visant à régler l’ordonnancement de la journée de vendredi, qui verra une demi-douzaine de ministres, au moins, venir assister à la présentation des inspecteurs. Les Etats-Unis ont préféré ne pas s’opposer à la tenue du débat du 18, pas plus qu’aux consultations du 19, demandées par le Mexique et le Chili.

L’administration Bush vit une période de contrariétés, qui ne sont pas seulement le fait de la "résistance" franco-allemande, selon l’expression de Colin Powell. George Tenet, directeur de la CIA, a annoncé que la Corée du Nord disposait de missiles intercontinentaux susceptibles d’atteindre la Californie. Des manifestations antiguerre sont prévues dans le monde entier ce week-end. A quoi il faut ajouter la sortie du président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, mardi, contre les réductions d’impôts et le déficit budgétaire, considérée par CNN comme un "rift", un terme réservé habituellement à la "fracture" transatlantique.

DEUX BLOCS

Le Conseil a également décidé que l’audition de M. Blix se ferait, comme le 27 janvier, en séance publique. Elle sera suivie d’une brève intervention des quinze membres du Conseil. Ensuite, ils siégeront à huis clos pour une ultime tentative de conciliation.

Deux blocs sont en présence. Le camp anglo-américain a déjà déclaré l’Irak en "violation patente" ("material breach") de la résolution 1441. Il entend se saisir de tous les éléments fournis dans les rapports des inspecteurs pour appuyer sa démonstration. M. Blix a dit, depuis la mi-décembre, que la coopération des Irakiens n’est pas suffisante. Le dernier voyage à Bagdad a permis d’obtenir plusieurs concessions, mais pas de parvenir à une situation entièrement satisfaisante. Certes, Bagdad a encouragé les entretiens avec des scientifiques irakiens sans témoins, mais, après quelques essais, les interviewés ont demandé à pouvoir disposer d’un magnétophone, condition qui a été refusée, et les auditions ont été suspendues. Le rapport de M. Blix devrait aussi apporter aux tenants de la "violation patente"un argument supplémentaire avec le chapitre sur les missiles Al-Samoud, dont l’Irak a étendu la portée au-delà de la limite de 150 km autorisée.

Dans l’autre camp se trouvent trois membres dotés du droit de veto, la France, la Russie et la Chine, ainsi que l’Allemagne. Ces pays estiment que, tant que les inspecteurs réussissent à travailler en Irak, il n’y a aucune raison de lancer une guerre, "sinon le calendrier météorologique". Certes, il y a défaut de coopération "active", extension de la portée des missiles, mais fait-on la guerre pour coopération passive ou pour 30 km de portée supplémentaire ? La France a présenté, mardi, un plan qui renforce les inspections. Après n’avoir retenu de son contenu que l’augmentation du nombre des inspecteurs - qui, selon lui, ne réglerait pas le problème -, M. Blix a pris connaissance, en rentrant de Bagdad, de l’ensemble des propositions françaises. Certaines lui ont paru intéressantes, indique-t-on de bonne source, notamment l’idée qu’il pourrait avoir à sa disposition, dès le 19 février, des Mirage de surveillance basés en Arabie saoudite.

SIX PAYS INQUIETS

Le premier camp compte quatre pays déclarés (Etats-Unis, Royaume-Uni, Espagne, Bulgarie). Le second en compte cinq : France, Chine, Russie, Allemagne, Syrie. Entre les deux se trouvent six pays inquiets d’avoir à trancher (Pakistan, Chili, Guinée, Cameroun, Angola, Mexique). Outre leurs intérêts nationaux et leurs rapports avec les Etats-Unis, ils sont soucieux de la "pertinence" de l’ONU, mise en question par Washington. Dans certaines sphères des Nations unies, on s’inquiète de la même façon de la perte de sens qu’aurait une organisation où la principale puissance de la planète ne se sentirait plus engagée. On en appelle au "sens des responsabilités des Français". Mais d’autres font plutôt entendre le souhait inverse : "Que les Américains y aillent, mais pas avec nous".

Neuf voix - et pas de veto - sont requises pour l’adoption d’une résolution. A la veille de l’audition de M. Blix, les partisans des inspections comptaient dix voix, un score assez théorique, aucun texte n’étant sur la table. Le pari américain est que le rapport de M. Blix donnera une raison à certains non-permanents pour pencher de leur côté, et qu’il n’y aura pas de veto. Le pari français est d’empêcher le dépôt de la résolution anglo-américaine demandant au Conseil de constater que l’Irak ne se conforme pas à ses obligations et mérite les "graves conséquences" prévues par la résolution 1441.

Corine Lesnes

Le Mexique : "non à la guerre, oui à la paix"

"Non à la guerre, oui à la paix", a lancé le président du Mexique, mercredi 12 février, lors de la remise des prix de la recherche de l’Académie des sciences. Evoquant la crise irakienne lors de cette cérémonie, Vicente Fox, dont le pays est membre du Conseil de sécurité de l’ONU, a relevé qu’"il y a aujourd’hui une énorme activité pour rechercher la paix". Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, "je veux vous indiquer à vous et à tout le pays notre position qui est très claire : non à l’unilatéralisme, non à la guerre. Oui à la paix, oui au désarmement de l’Irak, oui au renforcement du Conseil de sécurité". De son côté, le Brésil, qui ne siège pas au Conseil de sécurité, a dit soutenir, dans un communiqué du ministère des affaires étrangères, "tous les efforts pacifiques dans le cadre de l’ONU" pour obtenir le désarmement de l’Irak. - (AFP.)

 

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3230—309146-,00.html

La sélection de Courrier international
Les anti-guerre vus par la presse américaine
Les opposants à l’intervention en Irak ont du mal à se faire entendre dans les médias.

Contre toute attente, les manifestations contre la guerre en Irak ont déjà attiré beaucoup plus de monde aux Etats-Unis que les premières marches contre la guerre du Vietnam. "Les premières grandes manifestations pacifiques avaient seulement commencé quand le président Johnson déploya des troupes au Sud-Vietnam, en 1965", rappelle le quotidien Newsday. "Le 17 avril de cette année-là, quelque 20 000 personnes avaient défilé à Washington. Mais il fallut attendre encore deux ans pour que le nombre de manifestants approche les 100 000, alors que la manifestation anti-guerre en Irak du 18 janvier dernier, à Washington, les a atteints."

Comment expliquer la rapidité de la mobilisation actuelle ? Le journal de Long Island note que les organisateurs peuvent s’appuyer sur une expérience de la contestation accumulée depuis quarante ans, alors que la guerre du Vietnam était intervenue après une brusque interruption de la tradition contestataire américaine durant la seconde guerre mondiale et la guerre froide. Le San Jose Mercury News, pour sa part, souligne l’importance du rôle joué par l’Internet dans la propagation du sentiment anti-guerre. Le Net a offert aux opposants un moyen rapide et pratique de diffuser un message, d’annoncer des manifestations, de signer des pétitions ou de financer des spots télévisés. Mais le militantisme en ligne a ses écueils. "Le trafic Internet pourrait bien ne constituer qu’une ’chambre d’écho’ du militantisme virtuel, plutôt qu’une protestation vraiment significative,note une spécialiste de l’histoire de la conscience sociale dans le quotidien de la Silicon Valley. Internet permet à des gens qui sont d’accord entre eux de discuter entre eux, leur donnant ainsi l’impression de participer à un réseau bien plus vaste qu’il ne l’est sans doute en réalité."

MتME LES POبTES

L’un des principaux écueils auxquels les anti-guerre ont été confrontés jusqu’à présent est la quasi-absence de couverture de leur mouvement par les grands médias, écrits ou audiovisuels. Pour pallier cet obstacle, rapporte le Los Angeles Times, les militants doivent financer, au prix fort, des spots télévisés ainsi que l’achat de pleines pages de publicité dans les journaux. Le groupe TrueMajority, par exemple, cofondé par l’ancien fabriquant de glaces militant Ben & Jerry, a récemment dépensé 200 000 dollars pour placer sur des chaînes locales un spot de 30 secondes refusé par CNN. Dans la presse écrite, des pages anti-guerre ont été achetées dans les grands quotidiens par des groupes aussi divers que des syndicats, des institutions religieuses ou des célébrités d’Hollywood. "L’administration Bush n’a bien sûr pas besoin d’avoir recours à la publicité pour faire passer son message, déclare au L.A. Times un universitaire spécialiste de la communication. Mais, pour les militants pacifistes, il est très frustrant d’avoir à payer de la publicité pour apparaître dans les médias". Bill Kovach, directeur du Projet pour l’excellence dans le journalisme, rappelle qu’"en octobre dernier la première manifestation à Washington avait été extraordinairement mal couverte. Le New York Times avait fait l’impasse le premier jour, et il essaya de se rattraper avec un article médiocre. Même chose au Washington Post. Non seulement les articles étaient bâclés, mais leur ton était méprisant."

S’il est cependant une initiative contre la guerre qui a retenu l’attention des médias, c’est celle des... poètes. Fin janvier, l’épouse du président annula un symposium de poésie qui devait avoir lieu à la Maison Blanche quand elle apprit que plusieurs des poètes invités entendaient y exprimer leur opposition à la guerre. L’un d’eux, Sam Hamill, a demandé par courriel à 50 collègues de lui envoyer des poèmes anti-guerre. Quinze jour après, il en avait reçu plus de 5 300, incluant pratiquement tous les poètes majeurs du pays. "Mme Bush respecte le droit de tous les Américains à exprimer leur opinion politique, mais l’objet de cet événement était de célébrer la poésie", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche. Ce à quoi la poétesse Grace Paley a répondu dans le Los Angeles Times : "Dans n’importe quel autre pays, tous les journaux se seraient moqués d’elle. Les poètes vivent dans le monde, et leur travail ne peut qu’en être la réflexion."

Jacques Froment

 

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3210—309082-,00.html

Le communiqué d’Al-Qaida laisse perplexes les journalistes d’Al-Jazira

LE COMMUNIQUة sonore attribué à Oussama Ben Laden, diffusé mardi 11 février par la chaîne qatarie Al-Jazira, pose plus de questions qu’il n’apporte de preuves. Pourquoi la chaîne de télévision a-t-elle démenti toute la journée de mardi l’existence de cette déclaration avant de la diffuser dans son journal du soir ? Qui a récupéré cet enregistrement et quand ? Qui a choisi les extraits sur les "16 minutes d’enregistrement reçues par Al-Jazira" ? Pourquoi le secrétaire d’Etat américain Colin Powell a-t-il été le premier à évoquer cet enregistrement, devant la commission sénatoriale ?

Ces questions laissent perplexes jusqu’aux journalistes d’Al-Jazira eux-mêmes. Officiellement, ils n’ont pas le droit de commenter cette nouvelle affaire Ben Laden et ont reçu comme ordre de renvoyer les journalistes étrangers qui les contactent à un communiqué sibyllin de leur direction. Ces journalistes ont été très étonnés d’apprendre sur CNN, mardi matin, que leur chaîne allait diffuser une nouvelle déclaration d’Oussama Ben Laden. "En ce jour férié de l’Aïd, il n’y avait pas grand-monde dans la rédaction. Ni le directeur de la chaîne ni le rédacteur en chef n’étaient présents. D’habitude, quand la chaîne s’apprête à diffuser des "scoops", ils sont les premiers à être là", fait remarquer, sous le couvert de l’anonymat, un membre de la rédaction.

L’après-midi, la chaîne a été assaillie de coups de téléphone des rédactions du monde entier : jusqu’à 21 heures (heure locale à Doha, 19 heures à Paris), Al-Jazira a démenti avoir reçu un nouvel enregistrement d’Oussama Ben Laden.

"PRESSIONS OU PARTAGE DES TآCHES ?"

"Mais, en fin d’après-midi, se souvient un autre employé de la chaîne, on a senti qu’il allait se passer quelque chose en voyant arriver au siège de la télévision le président du conseil d’administration de la chaîne, cheikh Hamed ben Thamer al-Thani -membre de la famille de l’émir du Qatar-." C’est à l’issue d’une réunion présidée par le cheikh Hamed avec le directeur de la chaîne, Mohamed Jassem al-Ali, le rédacteur en chef, Ibrahim Heellal, et l’ancien correspondant à Kaboul, en Afghanistan, Tayssir Allouni, que la décision a été prise de diffuser la déclaration du chef d’Al-Qaida dans le journal du soir. Pour l’avoir déjà rencontré et interviewé en Afghanistan, Tayssir Allouni aurait authentifié la voix d’Oussama Ben Laden. Quand l’"extrait choisi sur les seize minutes reçues" de la déclaration a commencé à être diffusé sur Al-Jazira, le porte-parole du département d’Etat américain Richard Boucher était déjà prêt pour intervenir en direct sur la chaîne qatarie. "Il est clair qu’il y a des liens et des contacts entre le régime irakien et Al-Qaida", déclare-t-il alors.

"Pressions des Américains sur le Qatar ou simple partage des tâches entre l’Amérique et son allié le plus sûr de la région en ce moment ?" Les journalistes d’Al-Jazira se posaient encore cette question mercredi 12 février, notant que les Etats-Unis ont installé dans l’émirat leur centre de commandement intégré. Mais cette nouvelle énigme sur les enregistrements de Ben Laden aurait, d’après nos interlocuteurs, jeté un froid lors de la réception traditionnellement organisée par la direction de la chaîne à l’occasion de l’Aïd Al-Adha.

Tewfik Hakem

 

http://infos.netscape.fr/info/NDepeche?id=124212&cat_id=3

13 février, 15h59

Paris réclame un soutien arabe aux idées franco-allemandes-russes (ambassadeur)

L’ambassadeur de France au Liban a annoncé jeudi que son pays a demandé aux pays arabes de soutenir la position franco-allemande-russe visant à prolonger les inspections de l’Onu en Irak, à l’issue d’un entretien avec le ministre libanais des Affaires étrangères.
"Nous avons demandé au ministre de bien vouloir tenir compte de la déclaration commune et autant que possible la reprendre au titre de la Ligue arabe, de s’en inspirer ou de la soutenir", a déclaré Philippe Lecourtier à la presse après son entrevue avec Mahmoud Hammoud.
Il a ajouté : "Sur instruction de mon gouvernement (...) j’ai présenté à M. Hammoud, qui préside la session ordinaire de la conférence ministérielle de la Ligue arabe, la déclaration commune franco-allemande-russe, mise au point il y a trois jours".
"Cette déclaration préconise la poursuite des inspections, le renforcement du dispositif d’inspection et naturellement, incite les Irakiens à une meilleure collaboration avec les inspecteurs de l’Onu", a rappelé M. Lecourtier.
Pour l’ambassadeur de France, "le but est de donner toutes les chances à la paix et au désarmement et afin d’aller jusqu’au bout dans la logique de la 1441", la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu qui définit les nouvelles modalités d’inspection en Irak.
M. Hammoud doit se rendre samedi au Caire, où se trouve le siège de la Ligue arabe, pour présider la Conférence ministérielle arabe axée sur la crise irakienne.
La France, la Russie et l’Allemagne ont adopté lundi une "déclaration commune" appelant à la poursuite et au "renforcement substantiel" des inspections en Irak.
"Il y a encore une alternative à la guerre. L’usage de la force ne pourrait constituer qu’un ultime recours" contre l’Irak, avait dit lundi le président français Jacques Chirac, donnant lecture de cette déclaration.
Paris, Moscou et Berlin affirment que le débat sur les moyens de parvenir au désarmement de l’Irak "doit se poursuivre dans l’esprit d’amitié et de respect qui caractérise (leurs) relations avec les Etats-Unis et avec d’autres pays".
 

II Palestine :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3210—309093-,00.html

La Cour de cassation belge permet la relance des poursuites en justice contre Ariel Sharon
Israël rappelle son ambassadeur à Bruxelles et promet une riposte "sévère" après une décision qui rend recevables les plaintes pour crime de guerre à l’encontre de personnalités étrangères

Bruxelles de notre correspondant

C’était, selon Jérusalem, un "gros nuage diplomatique" et il avait été dissipé, en juin 2002, par la cour d’appel de Bruxelles. Cette fois, la Cour de cassation a provoqué un véritable orage entre la Belgique et Israël, qui a décidé, mercredi 12 janvier, de rappeler son ambassadeur "pour consultations" et de convoquer, au ministère des affaires étrangères, l’ambassadeur belge en poste dans l’Etat hébreu.

La Cour de cassation du royaume de Belgique a réformé l’arrêt de la cour d’appel et permis la relance de poursuites contre le général Amos Yaron et, lorsqu’il ne sera plus premier ministre, contre Ariel Sharon.

Ces deux personnalités sont visées par une plainte déposée il y a un an et demi, à Bruxelles, par vingt-trois Palestiniens se présentant comme des rescapés des camps de Sabra et Chatila, au Liban. S’appuyant sur la loi de compétence universelle qui punit les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, quels que soient la nationalité des auteurs et le lieu où ils ont agi, les plaignants évoquent l’implication de MM. Sharon, alors ministre de la défense d’Israël, et Yaron, à l’époque responsable du secteur de Beyrouth, dans des massacres commis, en 1982, par les phalanges chrétiennes. Jérusalem souligne, depuis le début de la procédure, que cette affaire a déjà été jugée en Israël (une commission d’enquête a blanchi M. Sharon) et qu’une amnistie a été décrétée au Liban, couvrant la période 1975-1991.

Mercredi, la Cour de cassation a estimé, contrairement aux conclusions du procureur général, que le suspect ne devait pas forcément se trouver en Belgique pour que la loi belge de compétence universelle puisse s’appliquer. La plus haute juridiction du royaume permet, du même coup, la réouverture de la trentaine de dossiers concernant des plaintes contre des chefs d’Etat ou des ministres étrangers, dont certains ne sont plus en fonction.

Présente au Palais de justice de Bruxelles mercredi, une importante délégation officielle israélienne n’a pas caché sa surprise et son mécontentement, affirmant que la poursuite à l’étranger de tout citoyen israélien était "problématique" et annonçant que l’arrêt a "clairement" une incidence sur les relations belgo-israéliennes.

Immédiatement, Jérusalem évoquait "une crise aiguë" et Binyamin Nétanyahou, ministre des affaires étrangères, parlait d’une "décision scandaleuse" de la justice belge, "qui légitime le terrorisme et porte atteinte à ceux qui le combattent". Annonçant encore une riposte "sévère" pour faire cesser "l’arrogance de pays comme la Belgique", la diplomatie israélienne prévoyait une action au niveau bilatéral, mais également au niveau international. La diplomatie belge n’a pas répliqué, se contentant de "prendre note" du rappel de l’ambassadeur d’Israël.

Jérusalem semble en fait persuadée que la justice belge agit sur ordre du pouvoir politique. Les responsables israéliens et leurs avocats belges avaient déjà évoqué la hâte suspecte du Parlement belge à voter des lois "interprétatives" et "modificatives" après l’arrêt d’appel qui, en réalité, enterrait le dossier Sharon.

Pour eux, ces "lois d’exception"n’avaient d’autre but que de permettre un procès présumé exemplaire contre des responsables israéliens. Par sa décision, la Cour de cassation a, en tout cas, court-circuité les responsables politiques belges et indiqué qu’elle comptait bien interpréter elle-même les lois.

Elle a aussi relancé toutes les questions sur la capacité du royaume à tenir effectivement le rôle de "juge du monde" qu’il s’est assigné.

Jean-Pierre Stroobants

 

http://www.politis.fr/article.php3?id_article=444

Les résistants d’Israël

Denis Sieffert

En faisant entendre dans leur livre des voix dissidentes trop souvent étouffées par le poids du consensus, Michel Warschawski et Michèle Sibony brossent le portrait d’un autre Israël, ultra- minoritaire, mais digne et insoumis.

« Nous ne sommes plus un peuple différent et bizarre, au teint pâle et au regard empli de sagesse, mais un soldat brutal comme tout le monde. Nous ne sommes plus un peuple différent, mais enfin semblable à toutes les nations. Et tout cela en soixante courtes années ! N’est-ce pas une nouvelle optimiste ? » Ces mots d’une ravageuse ironie sont d’un grand éditorialiste israélien, dont le nom de plume est B. Michael. Son texte, publié une première fois dans le quotidien Yedioth Aharonot le 15 mars 2002, au plus fort de l’offensive militaire israélienne dans les territoires palestiniens, figure dans un recueil qui paraît ces jours-ci sous le titre ہ contre choeur (1). Une soixantaine d’autres textes, souvent douloureux, parfois rageurs, ou témoignant simplement de regards singuliers sur la société israélienne, ont ainsi été sélectionnés par Michel Warschawski et Michèle Sibony. ةmerge de leur travail le portrait d’un Israël méconnu, digne et insoumis. L’étonnant est dans la diversité de ces voix dissidentes. Ce sont souvent des militants de longue date, comme Michel Warschawski lui-même, président du Centre d’information alternative de Jérusalem, mais parfois des personnalités en vue de l’establishment israélien, un universitaire de renom, un grand journaliste, un juriste, quand ce n’est pas un ancien chef des services de sécurité générale (le Shin Beit), comme Ami Ayalon, qui ne craint pas de prononcer le mot d’apartheid. On trouve évidemment des noms familiers de ce qu’il faut bien nommer la résistance : la journaliste Amira Hass - la seule journaliste israélienne vivant à Ramallah, parmi les Palestiniens - et son collègue de Haaretz Gidéon Lévy, ou la sociologue Tanya Reinhart, ou encore évidemment le superbe Uri Avnery, patriarche de la paix, fondateur de Gush Shalom (le Bloc de la paix). Celui qui fut le premier Israélien a oser rencontrer Arafat, en 1982, dans Beyrouth assiégé, publie d’ailleurs ces jours-ci sa Chronique d’un pacifiste israélien pendant l’intifada (2).

Mais le lecteur français découvrira à leur côté des signatures moins connues comme celles de l’historien et géographe Meron Benvenisti, de l’universitaire Ran Hacohen ou de l’écrivain Yitshak Laor. C’est ce dernier qui raconte cette histoire terrible : « Tandis que les corps en décomposition jonchaient le camp de Jénine, et que de jeunes enfants couraient dans tous les sens à la recherche de nourriture ou de leurs parents portés disparus, que les blessés se vidaient encore de leur sang, l’armée israélienne empêchant tout secours et les représentants de l’ONU de pénétrer dans le camp (qu’avaient-ils donc à cacher ?), le ministère de l’ةducation distribuait une circulaire à l’ensemble des écoles stipulant que les enfants devaient envoyer des colis aux soldats [...] Imaginez l’engagement idéologique de ces enfants dans l’avenir », remarque Yitshak Laor, avant de laisser tomber cette terrible sentence : « C’est là juste l’un des aspects de notre société sans opposition. »

On n’est pas très loin ici en effet de cette propagande dont Israël accuse les livres scolaires palestiniens. Ce qui frappe, dans ces textes, c’est leur violence. Nos grands inquisiteurs médiatiques français ne sont pas derrière Ami Ayalon ou B. Michaël ou Tom Seguev, pour les accuser d’antisémitisme. Il est vrai que ceux qui laissent échapper ces cris de révolte sont toujours légitimes. Leur colère ne peut être suspectée d’aucune arrière-pensée. Il faut d’ailleurs souligner l’une des grandes vertus de ce livre, et qui explique aussi l’engagement de Michèle Sibony, Française, vice-présidente de l’Union juive française pour la paix : montrer qu’Israël, pas plus que la communauté juive française, n’est un bloc, et qu’il existe encore dans ce pays des personnages qui osent crier haut et fort leur révolte. Il n’existe peut-être plus en Israël de camp de la paix, mais il existe encore un camp de la morale et du droit.

Le lecteur lira d’ailleurs avec grand intérêt l’introduction de Michel Warschawski qui retrace l’histoire de ces « Israéliens à contre choeur ». Il comprendra mieux aussi les raisons profondes de l’effondrement du camp de la paix, lié au parti travailliste. Warschawski en voit l’origine dans une approche qui ne s’est jamais départie du regard colonial. Au plus fort de sa mobilisation, le mouvement « La Paix maintenant » a toujours expliqué son action par la nécessité de préserver la société israélienne des effets pervers de la colonisation. Jamais par le respect du droit des Palestiniens. Tout naturellement, les accords d’Oslo, en 1993, ont été interprétés par les dirigeants de ce mouvement comme une fin en soi. Pour Warschawski et la plupart de ceux qui apparaissent dans ce livre, ce devait être au contraire le début d’une nouvelle mobilisation. La signature des dirigeants israéliens ne valait pas renoncement à la colonisation. Le doublement du nombre des colons entre 1993 et 2000, puis la mystification de Camp David, a rapidement prouvé que l’analyse juste était de ce côté-là.

(1) ہ contre choeur, Michel Warschawski, Michèle Sibony, Textuel, 314 p., 24 euros.

(2) Chronique d’un pacifiste israélien pendant l’intifada, Uri Avnery, L’Harmattan, 304 p., 24 euros (on peut lire la chronique hebdomadaire d’Uri Avnery sur le site de Gush Shalom : www.gush-shalom.org

 

III Un vaccin contre le Sida :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244—309047-,00.html

Un vaccin thérapeutique contre le VIH donne des résultats "encourageants"
Parmi les sujets vaccinés, 25 % ont pu arrêter leur traitement sans problème, selon les résultats de tests expérimentés sur 118 patients.

L’utilisation d’un vaccin thérapeutique contre le virus du sida (VIH) permet l’induction, pour la première fois, d’une réponse immunitaire chez des patients séropositifs, d’après deux études françaises présentées mercredi 12 février à la 10e conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) à Boston. Mises en œuvre par l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS), ces deux études ont testé l’efficacité d’un vaccin thérapeutique contre l’infection au VIH.

"Avec ces résultats préliminaires, nous avons prouvé, pour la première fois, l’intérêt et l’efficacité de ce concept. Ils nous encouragent à poursuivre dans cette voie de recherche", a expliqué l’investigateur principal de l’une de ces études, le Pr Christine Katlama, de l’hôpital La Pitié-La Salpêtrière de Paris. Cette stratégie consiste à administrer des vaccins contre le VIH à des patients déjà infectés afin de stimuler leur système immunitaire contre le virus.

L’objectif de la vaccinothérapie est d’obtenir un meilleur contrôle de la réplication virale, permettant éventuellement un arrêt temporaire de traitement. Actuellement, la vaccinothérapie fait l’objet de "trois ou quatre" études dans le monde et d’un essai clinique international. Des résultats sont attendus courant 2003, a indiqué le Pr Jean-François Delfraissy, qui dirige le groupe "essais thérapeutiques" de l’ANRS.

"Les patients VIH+ sont particulièrement attentifs aux résultats de la vaccinothérapie, qui pourrait leur permettre de cesser temporairement leurs antirétroviraux. Ils sont fatigués des traitements, en raison des effets secondaires trop lourds", a pour sa part souligné Emmanuel Trenado, de l’interassociatif TRT-5.

La première étude pilote, baptisée Vacciter, a été menée auprès de 48 patients VIH+ bien contrôlés sous multithérapie antirétrovirale, ayant une charge virale indétectable inférieure à 200 copies/mL et des CD4 supérieurs à 400/mm3 depuis au moins un an. Les participants ont tous reçu quatre injections, à un mois d’intervalle du vaccin Alvac, produit par Aventis Pasteur et composé du virus canarypox portant les gènes codant deux protéines du VIH, nef et pol. Un mois après la dernière injection de vaccin, les patients ont interrompu leur traitement antirétroviral.

REPONSE MAXIMALE APRES DEUX INJECTIONS

"Une réponse immunitaire spécifique CD4 dirigée contre le VIH a été observée chez 61 % des patients au cours de la vaccination. Nous avons également enregistré chez 55 % d’entre eux une induction de la réponse immunitaire cytotoxique CD8", a indiqué l’investigateur de cette étude, Christine Katlama. Selon elle, l’induction de la réponse immunitaire est à la fois qualitative et quantitative puisqu’un élargissement du répertoire des cellules CD8 cytotoxiques a été constaté.

Cependant, après l’arrêt de traitement, 80 % des patients ont dû reprendre celui-ci, avec un délai médian de 6,6 semaines. "Au moment de l’analyse des données, dix patients demeurent toujours sans traitement, avec une charge virale inférieure à 10 000 copies", a expiqué Christine Katlama. Le délai avant la reprise de la multithérapie a été significativement plus long chez les patients qui présentaient une réponse immunitaire au moment de l’arrêt de traitement, par rapport aux patients sans réponse immunitaire : 9,7 semaines contre 6,3 semaines.

Après vingt semaines d’interruption, les auteurs n’ont relevé aucun effet indésirable clinique ni toxicité biologique, et ils ont noté que l’intensité maximale de la réponse immunitaire est survenue après deux injections vaccinales. "Il semble que nous ayons épuisé la dynamique avec la quatrième vaccination puisque la réponse maximale a été obtenue après deux injections. En injectant une trop grande quantité de vaccin, nous avons diminué l’efficacité du système immunitaire", a expliqué le Pr Katlama, qui propose de revoir le calendrier vaccinal de l’essai. "Pour les prochains essais vaccinaux, nous pourrions tenter, dans un premier temps, de faire une ou deux injections, puis de marquer une pause avant de réinjecter le vaccin", propose Brigitte Autran, coordinatrice des essais vaccinaux mis en œuvre par l’ANRS.

ETUDE COMPARATIVE

Lors du congrès CROI, les chercheurs français doivent présenter une autre étude (Vaccil-2) testant l’efficacité de la vaccinothérapie, cette fois dans un essai comparatif auprès de 70 patients VIH+, utilisant le même vaccin que l’étude précédente. Là encore, les patients VIH+ recrutés pour cette étude étaient bien contrôlés sous multithérapie depuis plus d’un an.

La moitié d’entre eux ont poursuivi sans modification leur traitement antirétroviral, tandis que les autres ont reçu en plus quatre injections du vaccin Alvac à un mois d’intervalle, puis ont reçu trois cures d’interleukine-2.

Après neuf mois de traitement, 91 % des patients étudiés ont arrêté leurs antirétroviraux. Après trois mois d’interruption de traitement, huit des patients vaccinés (24 %) étaient toujours sans traitement. Deux patients du groupe contrôle (5 %) étaient dans la même situation.

Soulignant que cette étude montrait pour la première fois la capacité de la vaccinothérapie à induire une réponse immunitaire, le Pr Lévy a expliqué que le vaccin a permis de "rééduquer le système immunitaire augmentant les chances de contrôler le virus". Dans ce cas, le système immunitaire constituerait un "antirétroviral" efficace.

Avec Reuters

 

A demain


Répondre à cet article