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Derniers messages des forums


Une action en hommage à Zouhair Yahyaoui
18 juillet 2014, par jectk79

Mon amie ne sait pas rediger un com sur un article. Du coup il voulais souligner par ce commentaire qu’il est ravi du contenu de ce blog internet.


Pourquoi aller tracer partout pour faire établir des évaluations de d’assurances familiales alors qu’existent des portails tels que Sherpa-mutuelle.fr proposant de rapprocher les propositions avec un comparateur mutuelle sophistiqué en restant votre demeure ? site => mutuelle obligatoire


Abderrazek Bourguiba condamné à 25 mois de prison
15 novembre 2011, par Bourguiba

je vous remercie
bourguiba abderrazak



Quelques points marquant contre l’environnement en Tunisie
6 novembre 2011, par xZNRpEkXvbSPvAf

I like to party, not look articles up online. You made it hpaepn.



Et puis y a eu la Révolution :)
1er novembre 2011, par liliopatra

On est mardi 1er novembre 2011, déjà neuf mois que ben ali s’est enfui et il est caché, comme un rat, en Arabie Saudite. Son collègue Gaddafi a été tué.
Après la lecture de cette lettre, tout cela parait être comme un cauchemar pour celles et ceux qui ne l’ont pas vécu personnellement. Cependant, le mal a sévi longtemps, beaucoup trop longtemps en Tunisie. Il est temps que ça change.
Tout un système policier qui s’effondre, la justice vient de renaître, certes encore fragile mais sera équitable insh’Allah.



Va chialer ailleurs ( reponse)
30 octobre 2011, par Maud

Oui il a un fils qui est mon meilleur ami et croyez moi, même si son père et loin de lui sa ne fait pas de lui un mauvais père il s’occupe très bien de lui et Selim va le voir de temps en temps. Je suis au cœur de cette affaire et je peux donc savoir les ressentis de chacun...



Va chialer ailleurs ( reponse)
30 octobre 2011, par Maud

ةcoutez quand on ne connait pas la personne on ne juge pas ! Je connais personnellement Monsieur Tebourski et je sais que c’est un homme bon, et je pense que si il a demander a rester en France c’est surtout pour son Fils !
Ne le jugez pas car vous ne le connaissez pas comme je le connais ! Je suis la meilleure amie de son fils Selim. Je sais qu’Adel est un homme bon alors arrêtez tous vos blabla et essayer donc de comprendre le fond de la chose. Merci et bonne soirée



> Une pétition de 86 prisonniers tunisiens
30 octobre 2011, par Moussa

the death of an African giant

Par : Y. Mérabet
En outre, contrairement à ce que pensent aujourd’hui de nombreux libyens, la chute de Kadhafi profite à tout le monde sauf à eux. Car, dans une Afrique où les pays de la zone subsaharienne riche en ressources minérales tournaient complètement le dos à la France pour aller vers la Chine, il fallait bien que monsieur Sarkozy trouve un autre terrain fertile pour son pays. La France n’arrive plus à vendre ses produits manufacturés ou de décrocher un marché en Afrique, elle risque de devenir un PSD C’est pour cela que l’on a vu une France prête à tout pour renverser ou assassiner Kadhafi ; surtout quand l’on sait que la Libye est l’une des premières réserves en Hydrocarbures d’Afrique et de Sebha est la capitale mondiale du trafic Franco-libyen de concentré d’uranium Nigérien. Egalement, l’on sait que jusqu’ici, les populations libyennes n’avaient rien à envier aux Français, ils vivaient richement mieux sans se suer. Puisque Kadhafi faisait tout son possible pour les mettre à l’abri du besoin. Il est donc temps pour les libyens de choisir pleinement futur partenaire occidental. Car si en cinquante ans de coopération la France n’a pu rien apporter à l’Afrique subsaharienne. Vat-elle apporter maintenant aux libyens un bonheur supérieur à celui que leur donnait leur Guide. Rien à offrir à ces ignorants de libyens, sauf des repas communs dans les poubelles de la ville Paris, en France c’est déjà la famine ? Lui, qui durant plusieurs décennies était l’un des faiseurs d’hommes les plus efficaces sur le continent Africain. De son existence, Kadhafi était le leader le plus généreux d’Afrique. Pas un seul pays africain ne peut nier aujourd’hui n’avoir jamais gouté un seul pétro –Dinar du guide Libyen. Aveuglement, et motivé par son projet des Etats-Unis d’Afrique, Kadhafi de son existence a partagé l’argent du pétrole libyen avec de nombreux pays africains, qu’ils soient Francophones, Anglophones ou Lusophones. Au sein même de l’union Africaine, le roi des rois d’Afrique s’était presque érigé en un bailleur de fond très généreux. Jusqu’à l’heure actuelle, il existe sur le continent de nombreux présidents qui ont été portés au pouvoir par Kadhafi. Mais, curieusement, même pas un seul de ces élèves de Kadhafi n’a jusqu’ici eu le courage de lui rendre le moindre hommage.Au lendemain du vote de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU, certains pays membres de l’union africaine sous l’impulsion de Jacob Zuma ont tenté d’apporter un léger soutien au guide libyen. Un soutien qui finalement s’est éteint totalement sans que l’on ne sache pourquoi. Même l’union africaine qui au départ conditionnait avec amertume la prise du pouvoir libyen par un groupe de terroristes et la reconnaissance du CNT libyen constitués de traitres, s’est finalement rétracté de façon inexplicable. Et curieusement, jusqu’aujourd’hui, aucun gouvernement consensuel n’a été formé en Libye. Depuis l’annonce de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, cette union africaine dont Mouammar Kadhafi était pourtant l’un des principaux défenseurs et ayant assuré le dernier mandat, n’a encore délivré aucun message officiel de condoléance à ses proches ou de regret. Egalement, même ceux qui hier tentaient de le soutenir n’ont pas eu le moindre courage de lever leur petit doigt pour rendre hommage à leur mentor. Jusqu’à l’heure actuel, seul l’ancien archevêque sud-africain et prix Nobel de paix Desmond TUTU a regretté cet acte ignoble. Même le président Abdoulaye Wade que l’on sait pourtant proche des révoltés libyens n’a pas encore salué la mort de l’homme qu’il souhaitait tant. Le lendemain de sa mort, un vendredi pas un musulman n’a prié pour lui ?.. A ce jour, sur le continent Africain, seul l’homme de la rue et les medias ont le courage de parler de cette assassina crapuleux du guide libyen. Mais, cette attitude des dirigeants africains ne surprend personne, dans la mesure où l’on sait que chaque président a peur de se faire remarquer par un Nicolas Sarkozy qui est capable de tout si la tête d’un président africain ou d’un arabe l’énerve.
Conclusion La Libye et l’Afrique toute entière viennent de tourner une page d’or avec la perte de Mouammar .
Traitre et maudit que je sois, si j’étais un libyen ?

Journaliste indépendant (Algérian Society for International Relations)
119, Rue Didouche Mourad
Alger centre



Liberté pour le Docteur Sadok Chourou
29 octobre 2011, par Dr. Jamel Tazarki

J’ai écrit un livre qui mérite d’être lu :
TOUT EST POSSIBLE - L’AVENIR DE LA TUNISIE
Vous pouvez télécharger le livre sur mon site Internet :
http://www.go4tunisia.de
Dr. Jamel Tazarki
Allemagne



DECES D’OMAR CHLENDI
28 octobre 2011, par bourguiba

Ma mére Térésa oui notre mére je suis abderrazak bourguiba le frére de mon meilleur ami Farouk .
vous peut etre me connait mais je pense pas que nous avont eu l’occasion de vous voir .

je suis désolé pour ce qui a passé pour mon frére Farouk .
Omar etait un homme exeptionnel un vrai homme j’ai passé avec lui 6 mois dans le prison nous étions plus que deux fréres.

soyez fiére de Farouk
et que la paradi soit pour lui



Projet libéral pour une nouvelle monarchie démocratique et laïque en Tunisie
22 octobre 2011, par Victor Escroignard

La Monarchie Constitutionnelle est l’avenir est la garantie des droits et libertés pour la Tunisie, la Libye et toute l’Afrique du Nord. Le Roi est l’âme du peuple, Il est porteur du sentiment d’unité nationale et du patrimoine historique du peuple. LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE EST LE PLUS SUR MOYEN POUR EVITER QU’UN PRESIDENT FINISSE UN JOUR EN DICTATEUR (voyez le cas du roi d’Espagne, sauveur des libertés après le Franquisme).



> Lotfi Hamdi, une Barbouze qui se voit ministrable
4 octobre 2011, par Anti Lotfi Hamdi

Bonjour Mesdames, Messieurs,

Je souhaite attirer votre attention sur le faite que ce Barbouze comme vous le dites, a retourné sa veste à l’instant où il s’est assuré du départ définitif du ZABA plus exactement le 18 Janvier 2011.

Mais encore ce dernier qui détient pas un seul titre comme auprès du RCD mais aussi faison parti de plusieurs association et surout la chambre Franco-Tunisienne de marseille ou il a volé récemment le portfolio pour se faire une nouvelle peau et une nouvelle virginité auprès de la Tunisie, avec un pseudo symposium tenue au pôle technologique sis à la Gazelle (Ariana).

Rappel du passé : Khaled Néji représentant de l’office de l’huile près du consulat générale de Tunisie à Marseille a été victime de sa (Stoufida).
Monsieur Kahled Néji a été limogé de son poste, radié de ses fonctions, décédés suite à une attaque cardiaque après avoir visité les prisons Tunisiennes

Je souhaite que cette personne n’intervienne plus sur le sol Tunisien afin de crée des réseaux encore pire qu’avant et revenir au pouvoir par la fenêtre.

Aidez moi à dire la vérité sur ce malheureux de la Sbikha (kairouan) qui fout la honte à son peuple.

Ce Virus, qui trompe sa femme sans scrupule ni honte. A trahit ce que nos ancêtres ont essayé de bâtir, bravour, fraternité dévouement, sincérité.

Il est et il sera toujours à l’antipode des Tunisiens , lèches botes et au plurielles

Vive la Tunisie sans hypocrites



Blog dédié à la défense du prisonnier politique Abderrahmane TLILI
4 octobre 2011, par bechim

bonjour je suis tres heureuse que mr tlili soit libere mais je n arrive pas avoir de nouvelles precises je tiens a dire que c est un MONSIEUR exceptionnel et qu il ne merite vraiment pas ce qu il a endure j aimerai pouvoir lui exprimer tte ma sympathie



> Tunisie, l’agression abjecte sur Samia Abbou par les voyous de Ben Ali
26 septembre 2011, par Liliopatra

Voilà quatre ans se sont écoulés et votre combat a porté ses fruits. J’aurais pas osé signer ces quelques mots par mon nom réel si vous n’avez pas milité pour ’ma’ liberté. Reconnaissante et le mot ne peut résumer ce que je ressens et tout le respect que je vous porte.

Merci...

Lilia Weslaty



> Les procès de l’ignorance et les progrés de l’Homme
24 septembre 2011, par a posteriori, l’auteur Nino Mucci

Les petits cons s’amusent à faire leurs graffitis imbéciles même sur les statues couvertes de prestige et d’histoire de Carthage ; on en a maintenant fini avec Ben Ali, avec la censure et l’étouffement des idées et de coeur opéré par son régime. Mais on en finira jamais avec l’idiotie des fondamentalistes islamiques qui promenent leurs femmes en burka, parce que c’est la seule façon par laquelle savent voir une femme : comme une bête dangeureuse. On en finira pas facilement, terrible dictature, avec ceux qui demandent maintenant de couper les mains, les jambes et les bras, suivant l’obsolète loi coranique, sans se faire aucun souci de l’Homme. Jésus, le Christ en est le plus grand champion, le Rédempteur de l’humanité, Lui qui a porté la Croix pour nous TOUS ; quant à la mafia et à al-Capone, nous les plaçerons comme un héritage historique de cet islam que tant s’acharnent à défendre par l’ignorance (mafia vient de l’arabe dialectal anciene "mafiah", c’est-à-dire "protection", la mafia est nait et c’est culturellement radiquée dans une ancienne terre d’islam, la Sicile)



que dieu te glorifie.
23 août 2011, par adyl

j’ai aimé ce que vous pensé . suis de ton coté. tu me trouvera a l’appui



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Bibliothèque > Revue de presse > RdP d’Ahmed Fouednejm
Revue de presse n°327
par Ahmed Fouednejm
29 janvier 2003

La Revue de Presse (RDP) est publiée quotidiennement sur le site www.reveiltunisien.org.
Condamné à 2 ans de prison ferme depuis son arrestation en juin 2002, le prisonnier d’opinion Zouhaïer Yahyaoui alias Ettounsi, webmestre de www.tunezine.com, entame aujourd’hui sa 13 ème journée de grève de la faim.

Vous êtes désormais 150 personnes à recevoir quotidiennement la RDP.
N’hésitez pas à la transférer à vos amis.

fouednejm@hotmail.com


La revue de presse, ce sont les meilleurs articles des principaux quotidiens européens ainsi que les infos de dernière minute des agences de presse choisis pour vous en toute subjectivité par Ahmed fouednejm. Les URL de quelques articles du site de la télévision qatarie Al Jazeera (en arabe) et d’Al Quds Al Arabi (journal panarabe édité à Londres) seront également donnés.


Sommaire :

Partie arabe : (Al Quds Al Arabi) :

 
Partie Française : (Le Monde, AP, Le Soir)
 
Au sommaire aujourd’hui 4 articles et dépêches et communiqués du Monde (édition du 30 janvier), du Soir et de l’AP.
  1. Discours sur l’état de l’Union : Des accents martiaux de W (2 articles du Monde)
  2. ةlections israéliennes (Le Monde)
  3. Procès de Bové (Le Soir + AP)
Achevée aujourd’hui à 16 H 05 GMT.

Bonne lecture !


 
I W. Bush :
 
 
George Bush convoque l’ONU et promet des preuves contre l’Irak
Dans son discours annuel sur l’état de l’Union, mardi 28 janvier, George Bush a soudain accéléré le calendrier d’une guerre contre l’Irak. Le président américain demande une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies dès le 5 février. Son secrétaire d’Etat y présentera les éléments de preuves démontrant que l’Irak refuse de désarmer et trompe les inspecteurs de l’ONU. M. Bush l’a répété : "Si Saddam Husssein ne désarme pas complètement, nous dirigerons une coalition pour le désarmer", et ce avec ou sans accord de l’ONU. Les services américains accusent Bagdad d’avoir méticuleusement organisé la dissimulation de leurs armes de destruction massive. Moscou s’est nettement rapproché de Washington, mardi, annonçant implicitement qu’il n’userait pas de son droit de veto au Conseil de sécurité.

Washington de notre correspondant

La Maison Blanche assurait, la veille encore, que le discours sur l’état de l’Union, prononcé par George Bush, devant le Congrès, mardi 28 janvier, ne comporterait ni déclaration de guerre, ni ultimatum. Néanmoins, le président a demandé que le Conseil de sécurité de l’ONU se réunisse, le 5 février, pour examiner "la défiance persistante de l’Irak envers le monde".

Lors de cette réunion, a dit M. Bush, le secrétaire d’Etat, Colin Powell, "présentera des informations et des renseignements relatifs aux programmes d’armements illégaux de l’Irak". "Nous consulterons, a répété M. Bush, mais qu’il n’y ait pas de malentendu : si Saddam Hussein ne désarme pas complètement, pour la sécurité de notre peuple et pour la paix du monde, nous dirigerons une coalition pour le désarmer."

La guerre n’est pas déclarée, mais elle est annoncée. L’ultimatum n’est pas posé, mais il est formulé. En demandant la réunion du Conseil de sécurité dans une semaine, M. Bush superpose à celui de l’ONU un calendrier plus rapide et, surtout, déterminé par un objectif, alors que le processus des inspections n’a pas de terme défini. La démarche américaine a pour effet que le débat du Conseil de sécurité, ce mercredi, sur le rapport présenté lundi par les chefs des inspections perd de son importance. Quant au nouveau rapport, demandé par l’Allemagne pour le 14 février, il n’est pas sûr qu’il ait encore un sens.

Le président des Etats-Unis a parlé de consulter les membres du Conseil de sécurité, mais il n’a pas prononcé le mot "résolution". Il a indiqué clairement que la guerre ne dépendra pas d’un vote de l’ONU, mais de la décision que prendra Saddam Hussein. Si le dictateur irakien persiste dans sa ligne de conduite actuelle, les forces américaines recevront l’ordre de passer à l’action.

Dans le discours de M. Bush, l’avertissement adressé à Bagdad a été suivi immédiatement d’un message adressé aux troupes envoyées au Proche-Orient. "Le succès de notre cause dépendra de vous", a-t-il dit. Fréquemment applaudi par les parlementaires et par les invités, l’assistance se levant pour souligner son accord, M. Bush a été approuvé avec force quand il a affirmé : "Le cours que suit cette nation ne peut pas dépendre des autres." Interrogé mardi matin, Ari Fleicher a déclaré qu’une seconde résolution "est désirable, mais pas obligatoire".

Divisé de façon quasi égale, le discours de M. Bush a commencé par les sujets intérieurs, mais c’est la seconde partie, consacrée à la "guerre contre le terrorisme" et, principalement, à l’Irak, qui a été écoutée avec le plus d’attention et qui a été le plus commentée au cours des émissions spéciales des chaînes de télévision.

LE "DANGER LE PLUS GRAVE"

Le président a annoncé deux mesures destinées à répondre à l’anxiété des Américains. Il s’agit, d’abord, d’un programme, appelé projet Bioshield ("bouclier biologique"), de protection contre des agents infectieux comme le charbon, le botulisme, le virus Ebola et la peste. Ensuite, un centre intégré d’analyse et d’évaluation des renseignements obtenus par les différents services chargés de la lutte contre le terrorisme va être créé.

Pour M. Bush, le "danger le plus grave" qui menace l’Amérique et le monde est celui de régimes hors-la-loi, cherchant à acquérir et possédant déjà des armes nucléaires, chimiques et biologiques. De même qu’au XXe siècle, la puissance des Etats-Unis a permis aux peuples libres de l’emporter sur "l’hitlérisme, le militarisme -japonais- et le communisme", de même, a-t-il dit, l’Amérique se dresse, aujourd’hui, avec ses amis, face au retour de "l’idéologie du pouvoir et de la domination".

Le président américain a égrené la liste des armements et des produits que le régime irakien est accusé de détenir et à propos desquels il ne fournit aucune explication. Il a insisté sur les programmes nucléaires de Bagdad, contredisant ainsi, explicitement, le rapport fait lundi, à l’ONU, par Mohamed ElBaradei, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). M. Bush a repris l’exemple des tubes d’aluminium, que les Etats-Unis soupçonnent d’avoir été destinés à équiper une centrifugeuse, servant à enrichir l’uranium, alors que M. ElBaradei affirme le contraire. Il a cité des renseignements selon lesquels "des milliers" d’agents de sécurité irakiens sont employés à dissimuler matériel et documents aux inspecteurs de l’ONU et à surveiller ces derniers.

Il s’est appuyé, aussi, sur les services de renseignement et sur les interrogatoires de prisonniers pour affirmer que Saddam Hussein a des liens avec des réseaux terroristes, auxquels il pourrait donner des armes chimiques ou biologiques.

M. Bush s’est efforcé de justifier le choix de la guerre préventive, en repoussant l’idée que les Etats-Unis devraient attendre, pour agir contre l’Irak, "que la menace soit imminente". Sa réponse est que, face au terrorisme et face à un dictateur comme Saddam Hussein, il est impossible d’attendre que la menace se matérialise.

Les démocrates ont confié à un inconnu sur la scène politique nationale, Gary Locke, gouverneur de l’Etat de Washington, le soin de prononcer, à la télévision et à la radio, le discours de réponse au président. Celui-ci, a dit M. Locke, doit faire davantage pour "convaincre le monde que Saddam Hussein n’est pas seulement le problème de l’Amérique".

Le chef de l’exécutif a décidé, plutôt, d’affirmer sa détermination à agir. Ce qui nous intéresse, a expliqué M. Bush, n’est pas de "suivre un processus" - celui qui est en cours à l’ONU -, mais d’"obtenir un résultat".

Patrick Jarreau

La France "se réjouit" de la réunion du 5 février

La France "se réjouit" de la demande faite par le président américain, George Bush, d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le 5 février, pour y produire des informations relatives à la possession d’armes de destruction massive par l’Irak, a déclaré, mercredi 29 janvier, le ministre français des affaires étrangères, Dominique de Villepin, sur RTL. "Je me réjouis de cette décision américaine, cela fait plusieurs semaines que nous demandons à tous ceux qui disposent d’informations particulières qu’ils donnent ces informations aux inspecteurs"de l’ONU, a dit M. de Villepin. "Nous examinerons les informations américaines, nous donnerons nos propres informations, nous recouperons l’ensemble de ces informations pour examiner la situation", a-t-il précisé. Les inspecteurs doivent disposer "de toutes les bases nécessaires pour pouvoir agir dans les meilleures conditions possibles." "La responsabilité de la communauté internationale est immense : choix de la guerre ou choix de la paix. C’est un choix qu’on ne peut pas faire à la légère", a ajouté le ministre.

 

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3208—307313-,00.html

par Dominique Dhombres
Télévision : Le sermon de Dobeliou

Le grand divorce tant annoncé entre l’Europe et les Etats-Unis saute désormais aux yeux. C’était une impression étrange de regarder en direct sur CNN en pleine nuit George W. Bush prononcer devant le Congrès son discours sur l’état de l’Union. La ferveur évidente de l’orateur et de l’auditoire contrastait violemment avec le scepticisme, pour ne pas dire plus, des Européens face à la guerre annoncée avec l’Irak. Qui, aujourd’hui en Europe, vibre aux accents, souvent religieux, de George Dobeliou ? Qui accepte cette logique manichéenne, à forte connotation fondamentaliste chrétienne ? Le mot désormais tabou de croisade n’a pas été prononcé par le président américain. Mais l’esprit y était, et comment ! Il s’agit bien d’une lutte, presque apocalyptique, entre les forces du bien et celles du mal. Les Etats-Unis sont décidés à mener ce combat, seuls au besoin si leurs alliés leur font défaut. Il s’agit de leur survie. Ils n’ont besoin de l’approbation de personne.

Ils feront la guerre, de toute façon, à Saddam Hussein. Pour commencer. L’usage veut que tout président américain, même le plus nul, soit fréquemment interrompu par des applaudissements nourris en cette occasion annuelle et solennelle. Mais la ferveur était la plus forte lors des moments les plus manichéens, ce qui est inquiétant. Peut-être cette première impression, très négative, était-elle accentuée par l’obligation de devoir se lever, à 3 heures du matin, pour écouter un sermon que, disons le clairement, l’auteur de ces lignes a du mal à avaler, comme n’importe quel sermon d’ailleurs. George Dobeliou, qui a fait les 400 coups dans sa jeunesse, nous parle du bien, du mal et de Dieu, qu’il invoque à la fin de son message et qui lui dicterait sa ligne de conduite face à Saddam Hussein, incarnation actuelle du mal absolu.

La rhétorique américaine sur Dieu, qui est censé bénir l’Amérique en toute occasion, n’est pas nouvelle, et ne doit pas être prise au pied de la lettre. L’ennui, avec Dobeliou, est qu’il a l’air d’y croire. Ses mâchoires serrées à l’occasion, son sourire extatique à la fin de son discours donnent cette impression. Les nations démocratiques doivent s’unir face au terrorisme au nom de valeurs communes, démocratiques précisément, et non en s’abandonnant à une douteuse exaltation religieuse. Dans le cas contraire, c’est le choc des civilisations assuré.

 dominique dhombres 

II Elections israéliennes :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3208—307270-,00.html

L’éditorial du Monde
Israël dépité

C’est un vote de désarroi, de désenchantement et de dépit. Traumatisé par le terrorisme palestinien, sonné par l’échec du processus d’Oslo, embourbé dans une récession durable, Israël a voté, mardi 28 janvier, pour reconduire au pouvoir l’homme qui, dans cette période d’incertitudes, lui paraît incarner un minimum de sécurité : Ariel Sharon. Les deux années durant lesquelles il a dirigé le gouvernement n’ont apporté ni sécurité ni redressement économique, comme il l’avait promis. Mais les Israéliens n’en ont pas moins renouvelé leur confiance au chef du Likoud (la droite) pour "tenir" dans une situation qu’ils perçoivent comme sans solution à court terme.

Le parti de M. Sharon recueille un tiers des suffrages des Israéliens, passant de 19 à 37 députés à la Knesset, qui compte 120 membres. Le deuxième grand gagnant du scrutin est un parti de centre droit, le Shinouï : il disposera de 15 élus, au lieu de 6. Le Shinouï n’a pas d’autre programme que la défense de la laïcité et l’exaltation nostalgique et démagogique de l’Israël majoritairement ashkénaze des années 1960. Le grand perdant est le Parti travailliste. Il descend de 25 mandats à 19 et enregistre là une débâcle de proportion historique.

Le dépit des électeurs s’est exprimé dans un taux de participation (68 %), qui, pour Israël, pays où la politique est une passion nationale, est le plus bas depuis la naissance de l’Etat. Le désenchantement, ou le désarroi comme on voudra, tient à la contradiction fondamentale qu’incarne ce résultat. Sondage après sondage, les électeurs disent qu’ils ne voient pas d’autre solution au conflit avec l’autre peuple revendiquant cette terre que celle proposée par la gauche et dont le candidat travailliste, le très digne Amran Mitzna, s’était fait, sans faux-semblant, le porte-parole : la création d’un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza. Et le parti qui empoche la mise est celui d’Ariel Sharon, dont les chefs de liste clament qu’ils ne veulent, à aucun prix, d’un Etat palestinien...

L’interlocuteur palestinien a sa part de responsabilité, bien sûr. Mais l’échec du Labour est patent, dans cette incapacité à être le moyen d’une fin plébiscitée par le pays. Sans doute parce qu’il est socialement et culturellement en déphasage avec l’Israël d’aujourd’hui. Il est profondément laïque dans un pays de plus en plus religieux ; il se veut encore socialiste dans un pays transformé par un million d’immigrants venus de l’ex-URSS et pour lesquels ce dernier adjectif est fort mal connoté. Enfin, le Parti travailliste a brouillé les repères, soldé une partie de son identité en participant durant deux ans à un gouvernement Sharon qui a multiplié les implantations dans les territoires.

Au lendemain de ce scrutin, la gauche, tous partis confondus, est minoritaire. Le vote Shinouï exprime un désarroi identitaire d’une partie de l’électorat. Le vote Sharon traduit le sentiment d’insécurité provoqué par le terrorisme. L’ensemble manifeste l’absence d’espoir de paix. Et ce sentiment-là est partagé par les Palestiniens.

 
III J. Bové :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3208—307105-,00.html

José Bové : « je ne vais pas plaider l’arrêt du combat syndical »

José Bové a déclaré mercredi qu’il n’allait « pas plaider l’arrêt du combat syndical » devant la Cour d’appel de Montpellier qui doit étudier dans l’après-midi sa demande de non-révocation du sursis de sa peine de huit mois de prison.

Le leader de la Confédération paysanne donnait une conférence de presse quelques heures avant l’audience, tandis qu’un rassemblement de 200 personnes se formait à l’initiative de son organisation dans les jardins du Peyrou, à plusieurs centaines de mètres du Palais de Justice de Montpellier.

José Bové avait été condamné à huit mois de prison avec sursis en février 1998 par le tribunal d’Agen pour avoir détruit du maïs transgénique.

Comme sa peine de six mois ferme pour la destruction de plants de riz transgéniques au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) de Montpellier avait été confirmée par la cour de cassation en novembre dernier, le leader syndical risque au total 14 mois d’emprisonnement.

« Si le tribunal révoque partiellement le sursis et que la peine totale est inférieure à 12 mois, il n’est pas question qu’une peine entrave le droit syndical », a affirmé José Bové. A ses yeux, « un aménagement de peine qui ne permette pas la liberté syndicale ne serait pas acceptable ».

Le porte-parole de la Confédération paysanne a indiqué que 500.000 lettres de Français avaient été envoyées au président de la République afin de demander une grâce. José Bové n’a quant à lui entrepris aucune démarche en ce sens : « il n’est pas question pour moi de m’agenouiller devant le président de la République. Au chef de l’Etat d’assumer ses responsabilités et de dire si oui ou non un syndicaliste doit aller en prison ».

« La question de la récidive pour un fait syndical, cela n’a pas de sens. Tant que je n’aurai pas obtenu satisfaction, je continuerai à revendiquer », a-t-il promis.

AP

 
A demain

 



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