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Derniers messages des forums


Une action en hommage à Zouhair Yahyaoui
18 juillet 2014, par jectk79

Mon amie ne sait pas rediger un com sur un article. Du coup il voulais souligner par ce commentaire qu’il est ravi du contenu de ce blog internet.


Pourquoi aller tracer partout pour faire établir des évaluations de d’assurances familiales alors qu’existent des portails tels que Sherpa-mutuelle.fr proposant de rapprocher les propositions avec un comparateur mutuelle sophistiqué en restant votre demeure ? site => mutuelle obligatoire


Abderrazek Bourguiba condamné à 25 mois de prison
15 novembre 2011, par Bourguiba

je vous remercie
bourguiba abderrazak



Quelques points marquant contre l’environnement en Tunisie
6 novembre 2011, par xZNRpEkXvbSPvAf

I like to party, not look articles up online. You made it hpaepn.



Et puis y a eu la Révolution :)
1er novembre 2011, par liliopatra

On est mardi 1er novembre 2011, déjà neuf mois que ben ali s’est enfui et il est caché, comme un rat, en Arabie Saudite. Son collègue Gaddafi a été tué.
Après la lecture de cette lettre, tout cela parait être comme un cauchemar pour celles et ceux qui ne l’ont pas vécu personnellement. Cependant, le mal a sévi longtemps, beaucoup trop longtemps en Tunisie. Il est temps que ça change.
Tout un système policier qui s’effondre, la justice vient de renaître, certes encore fragile mais sera équitable insh’Allah.



Va chialer ailleurs ( reponse)
30 octobre 2011, par Maud

Oui il a un fils qui est mon meilleur ami et croyez moi, même si son père et loin de lui sa ne fait pas de lui un mauvais père il s’occupe très bien de lui et Selim va le voir de temps en temps. Je suis au cœur de cette affaire et je peux donc savoir les ressentis de chacun...



Va chialer ailleurs ( reponse)
30 octobre 2011, par Maud

ةcoutez quand on ne connait pas la personne on ne juge pas ! Je connais personnellement Monsieur Tebourski et je sais que c’est un homme bon, et je pense que si il a demander a rester en France c’est surtout pour son Fils !
Ne le jugez pas car vous ne le connaissez pas comme je le connais ! Je suis la meilleure amie de son fils Selim. Je sais qu’Adel est un homme bon alors arrêtez tous vos blabla et essayer donc de comprendre le fond de la chose. Merci et bonne soirée



> Une pétition de 86 prisonniers tunisiens
30 octobre 2011, par Moussa

the death of an African giant

Par : Y. Mérabet
En outre, contrairement à ce que pensent aujourd’hui de nombreux libyens, la chute de Kadhafi profite à tout le monde sauf à eux. Car, dans une Afrique où les pays de la zone subsaharienne riche en ressources minérales tournaient complètement le dos à la France pour aller vers la Chine, il fallait bien que monsieur Sarkozy trouve un autre terrain fertile pour son pays. La France n’arrive plus à vendre ses produits manufacturés ou de décrocher un marché en Afrique, elle risque de devenir un PSD C’est pour cela que l’on a vu une France prête à tout pour renverser ou assassiner Kadhafi ; surtout quand l’on sait que la Libye est l’une des premières réserves en Hydrocarbures d’Afrique et de Sebha est la capitale mondiale du trafic Franco-libyen de concentré d’uranium Nigérien. Egalement, l’on sait que jusqu’ici, les populations libyennes n’avaient rien à envier aux Français, ils vivaient richement mieux sans se suer. Puisque Kadhafi faisait tout son possible pour les mettre à l’abri du besoin. Il est donc temps pour les libyens de choisir pleinement futur partenaire occidental. Car si en cinquante ans de coopération la France n’a pu rien apporter à l’Afrique subsaharienne. Vat-elle apporter maintenant aux libyens un bonheur supérieur à celui que leur donnait leur Guide. Rien à offrir à ces ignorants de libyens, sauf des repas communs dans les poubelles de la ville Paris, en France c’est déjà la famine ? Lui, qui durant plusieurs décennies était l’un des faiseurs d’hommes les plus efficaces sur le continent Africain. De son existence, Kadhafi était le leader le plus généreux d’Afrique. Pas un seul pays africain ne peut nier aujourd’hui n’avoir jamais gouté un seul pétro –Dinar du guide Libyen. Aveuglement, et motivé par son projet des Etats-Unis d’Afrique, Kadhafi de son existence a partagé l’argent du pétrole libyen avec de nombreux pays africains, qu’ils soient Francophones, Anglophones ou Lusophones. Au sein même de l’union Africaine, le roi des rois d’Afrique s’était presque érigé en un bailleur de fond très généreux. Jusqu’à l’heure actuelle, il existe sur le continent de nombreux présidents qui ont été portés au pouvoir par Kadhafi. Mais, curieusement, même pas un seul de ces élèves de Kadhafi n’a jusqu’ici eu le courage de lui rendre le moindre hommage.Au lendemain du vote de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU, certains pays membres de l’union africaine sous l’impulsion de Jacob Zuma ont tenté d’apporter un léger soutien au guide libyen. Un soutien qui finalement s’est éteint totalement sans que l’on ne sache pourquoi. Même l’union africaine qui au départ conditionnait avec amertume la prise du pouvoir libyen par un groupe de terroristes et la reconnaissance du CNT libyen constitués de traitres, s’est finalement rétracté de façon inexplicable. Et curieusement, jusqu’aujourd’hui, aucun gouvernement consensuel n’a été formé en Libye. Depuis l’annonce de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, cette union africaine dont Mouammar Kadhafi était pourtant l’un des principaux défenseurs et ayant assuré le dernier mandat, n’a encore délivré aucun message officiel de condoléance à ses proches ou de regret. Egalement, même ceux qui hier tentaient de le soutenir n’ont pas eu le moindre courage de lever leur petit doigt pour rendre hommage à leur mentor. Jusqu’à l’heure actuel, seul l’ancien archevêque sud-africain et prix Nobel de paix Desmond TUTU a regretté cet acte ignoble. Même le président Abdoulaye Wade que l’on sait pourtant proche des révoltés libyens n’a pas encore salué la mort de l’homme qu’il souhaitait tant. Le lendemain de sa mort, un vendredi pas un musulman n’a prié pour lui ?.. A ce jour, sur le continent Africain, seul l’homme de la rue et les medias ont le courage de parler de cette assassina crapuleux du guide libyen. Mais, cette attitude des dirigeants africains ne surprend personne, dans la mesure où l’on sait que chaque président a peur de se faire remarquer par un Nicolas Sarkozy qui est capable de tout si la tête d’un président africain ou d’un arabe l’énerve.
Conclusion La Libye et l’Afrique toute entière viennent de tourner une page d’or avec la perte de Mouammar .
Traitre et maudit que je sois, si j’étais un libyen ?

Journaliste indépendant (Algérian Society for International Relations)
119, Rue Didouche Mourad
Alger centre



Liberté pour le Docteur Sadok Chourou
29 octobre 2011, par Dr. Jamel Tazarki

J’ai écrit un livre qui mérite d’être lu :
TOUT EST POSSIBLE - L’AVENIR DE LA TUNISIE
Vous pouvez télécharger le livre sur mon site Internet :
http://www.go4tunisia.de
Dr. Jamel Tazarki
Allemagne



DECES D’OMAR CHLENDI
28 octobre 2011, par bourguiba

Ma mére Térésa oui notre mére je suis abderrazak bourguiba le frére de mon meilleur ami Farouk .
vous peut etre me connait mais je pense pas que nous avont eu l’occasion de vous voir .

je suis désolé pour ce qui a passé pour mon frére Farouk .
Omar etait un homme exeptionnel un vrai homme j’ai passé avec lui 6 mois dans le prison nous étions plus que deux fréres.

soyez fiére de Farouk
et que la paradi soit pour lui



Projet libéral pour une nouvelle monarchie démocratique et laïque en Tunisie
22 octobre 2011, par Victor Escroignard

La Monarchie Constitutionnelle est l’avenir est la garantie des droits et libertés pour la Tunisie, la Libye et toute l’Afrique du Nord. Le Roi est l’âme du peuple, Il est porteur du sentiment d’unité nationale et du patrimoine historique du peuple. LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE EST LE PLUS SUR MOYEN POUR EVITER QU’UN PRESIDENT FINISSE UN JOUR EN DICTATEUR (voyez le cas du roi d’Espagne, sauveur des libertés après le Franquisme).



> Lotfi Hamdi, une Barbouze qui se voit ministrable
4 octobre 2011, par Anti Lotfi Hamdi

Bonjour Mesdames, Messieurs,

Je souhaite attirer votre attention sur le faite que ce Barbouze comme vous le dites, a retourné sa veste à l’instant où il s’est assuré du départ définitif du ZABA plus exactement le 18 Janvier 2011.

Mais encore ce dernier qui détient pas un seul titre comme auprès du RCD mais aussi faison parti de plusieurs association et surout la chambre Franco-Tunisienne de marseille ou il a volé récemment le portfolio pour se faire une nouvelle peau et une nouvelle virginité auprès de la Tunisie, avec un pseudo symposium tenue au pôle technologique sis à la Gazelle (Ariana).

Rappel du passé : Khaled Néji représentant de l’office de l’huile près du consulat générale de Tunisie à Marseille a été victime de sa (Stoufida).
Monsieur Kahled Néji a été limogé de son poste, radié de ses fonctions, décédés suite à une attaque cardiaque après avoir visité les prisons Tunisiennes

Je souhaite que cette personne n’intervienne plus sur le sol Tunisien afin de crée des réseaux encore pire qu’avant et revenir au pouvoir par la fenêtre.

Aidez moi à dire la vérité sur ce malheureux de la Sbikha (kairouan) qui fout la honte à son peuple.

Ce Virus, qui trompe sa femme sans scrupule ni honte. A trahit ce que nos ancêtres ont essayé de bâtir, bravour, fraternité dévouement, sincérité.

Il est et il sera toujours à l’antipode des Tunisiens , lèches botes et au plurielles

Vive la Tunisie sans hypocrites



Blog dédié à la défense du prisonnier politique Abderrahmane TLILI
4 octobre 2011, par bechim

bonjour je suis tres heureuse que mr tlili soit libere mais je n arrive pas avoir de nouvelles precises je tiens a dire que c est un MONSIEUR exceptionnel et qu il ne merite vraiment pas ce qu il a endure j aimerai pouvoir lui exprimer tte ma sympathie



> Tunisie, l’agression abjecte sur Samia Abbou par les voyous de Ben Ali
26 septembre 2011, par Liliopatra

Voilà quatre ans se sont écoulés et votre combat a porté ses fruits. J’aurais pas osé signer ces quelques mots par mon nom réel si vous n’avez pas milité pour ’ma’ liberté. Reconnaissante et le mot ne peut résumer ce que je ressens et tout le respect que je vous porte.

Merci...

Lilia Weslaty



> Les procès de l’ignorance et les progrés de l’Homme
24 septembre 2011, par a posteriori, l’auteur Nino Mucci

Les petits cons s’amusent à faire leurs graffitis imbéciles même sur les statues couvertes de prestige et d’histoire de Carthage ; on en a maintenant fini avec Ben Ali, avec la censure et l’étouffement des idées et de coeur opéré par son régime. Mais on en finira jamais avec l’idiotie des fondamentalistes islamiques qui promenent leurs femmes en burka, parce que c’est la seule façon par laquelle savent voir une femme : comme une bête dangeureuse. On en finira pas facilement, terrible dictature, avec ceux qui demandent maintenant de couper les mains, les jambes et les bras, suivant l’obsolète loi coranique, sans se faire aucun souci de l’Homme. Jésus, le Christ en est le plus grand champion, le Rédempteur de l’humanité, Lui qui a porté la Croix pour nous TOUS ; quant à la mafia et à al-Capone, nous les plaçerons comme un héritage historique de cet islam que tant s’acharnent à défendre par l’ignorance (mafia vient de l’arabe dialectal anciene "mafiah", c’est-à-dire "protection", la mafia est nait et c’est culturellement radiquée dans une ancienne terre d’islam, la Sicile)



que dieu te glorifie.
23 août 2011, par adyl

j’ai aimé ce que vous pensé . suis de ton coté. tu me trouvera a l’appui



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Revue de presse n°333
par Ahmed Fouednejm
5 février 2003

La Revue de Presse (RDP) est publiée quotidiennement sur le site www.reveiltunisien.org.
- Hommage en ce 5 février (31ème anniversaire du congrès de Korba) au mouvement étudiant tunisien.
- Le site Retrouvailles http://www.scclab.com/ rtv/  vient d’être mis à jour. Il contient désormais plus de 30 articles sur le chanteur engagé Cheick Imam Issa publiés dans des journaux tunisiens lors des différents passages de Cheick en Tunisie. 

Vous êtes désormais 150 personnes à recevoir quotidiennement la RDP.
N’hésitez pas à la transférer à vos amis.

fouednejm@hotmail.com


La revue de presse, ce sont les meilleurs articles des principaux quotidiens européens ainsi que les infos de dernière minute des agences de presse choisis pour vous en toute subjectivité par Ahmed fouednejm. Les URL de quelques articles du site de la télévision qatarie Al Jazeera (en arabe) et d’Al Quds Al Arabi (journal panarabe édité à Londres) seront également donnés.


Sommaire :

Partie arabe : (Al Quds Al Arabi) :

  1. "Les preuves fabriquées de Powell". Excellent A. Atwan ! (La RDP espère un jour avoir le temps de traduire !) http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=2003\02\02-05\g29.htm&storytitle=(ff) ??????%20 ????%20%20 ??????%20(fff)
 
Partie Française : (Le Monde, TUNeZINE, Le Soir, AFP)
 
Au sommaire aujourd’hui 7 articles et dépèches du Monde (édition du 6 février) du Soir, de TUNeZINE et de l’AFP.
  1. Dernières nouvelles d’Ettounsi (TUNeZINE). Pour l’instant, il n’y a pas de confirmation, à partir de Tunis, de cette information. Elle est donc à prendre avec "des pincettes" même si la source (Ivan) est crédible.
  2. Guerre contre l’Irak : "Preuves" de Powell + Le "défi" américain, édito. de Colombani (Le Monde)
  3. Palestine : 2 autres morts (Le Soir, AFP)
  4. La Corée du Nord menace (AFP)
Quelques minutes avant le "grand oral" de Powell, La France vient de demander de double voire tripler, le nombre d’inspecteurs actuellement en Irak.
 
Achevée aujourd’hui à 15 H 45 GMT. (au moment où Powell commençait sa "démonstration").

Bonne lecture !


 
I Ettounsi :
 
 
Délégation diplomatique en soutien de mokhtar et Zouhair Yahyaoui
 
Ivan (Mourad) le terrible
Date : 05-02-2003 13:37
 
l’ambassade des Etats-Unis ont décidé de former une délégation diplomatique qui devrait rendre visite aujourd’hui le mercredi 5 février à Mokhtar Yahyaoui pour exprimer sa solidarité au cas du juge Yahyaoui et àcelui de Zouhair (ettounsi). La mère de zouhair sera présente ainsi que Mrs.benjaafar et Chebbi.

La délégation devrait comprendre en plus des américains, les anglais, les suisse , les finlandais, les hollandais et les belges, etc... deux représentants par ambassade à l’occasion de la fin du 8 mois de prison de zouhair. cette délagation était prévu pour coincider avec le 4 fevrier mais des contraintes de calendrier ont fait qu’elle se devrait se tenir le 5 février.

II Irak :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3210—308077-,00.html

L’ONU examine les "preuves" américaines contre l’Irak
Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell devait présenter, mercredi 5 février devant le Conseil de sécurité, les "informations et renseignements" prouvant que le régime irakien dissimule des armes de destruction massive et poursuit des programmes d’armements. Au-delà des quinze membres du Conseil de sécurité, cette séance devait aussi servir à convaincre des opinions mondiales - et américaine - fortement réticentes à une intervention militaire contre Bagdad. Les Etats-Unis devaient fournir, à titre de "preuves", des photos satellites et des transcriptions d’écoutes téléphoniques. Dans un entretien au Monde, le vice-premier ministre irakien, Tarek Aziz, dénonce "la campagne de propagande" américaine et la volonté de Washington de mettre la main sur l’Irak et ses réserves pétrolières.

New York (Nations unies) de notre correspondante

George Bush ne pouvait trouver meilleur ambassadeur que le "guerrier réticent" qu’est Colin Powell pour présenter aux Nations unies l’argumentaire du recours à la force contre l’Irak. Né à Harlem, ancien du Vietnam, auteur d’une doctrine qui professe une certaine retenue dans l’envoi au feu des soldats, le secrétaire d’Etat américain a été chargé de la mission historique de présenter au Conseil de sécurité, mercredi 5 février, les éléments justifiant, aux yeux de Washington, une guerre contre l’Irak.

Au-delà du Conseil, c’est l’opinion américaine qu’il s’agit d’emporter. Selon un sondage Gallup publié mardi par USA Today, les Américains n’hésitent pas longtemps pour désigner l’homme en qui ils ont confiance pour définir la politique envers l’Irak : 63 % choisissent Colin Powell, 24 % seulement M. Bush.

Arrivé mardi à New York, le secrétaire d’Etat a passé l’après-midi à préparer son exposé à l’hôtel Waldorf Astoria, à l’exception d’un entretien avec son homologue chinois qui a porté sur l’Irak et sur la Corée du Nord, deux sujets de divergences montantes entre Pékin et Washington. Mercredi, M. Powell devait se présenter aux Nations unies en équipage renforcé : le directeur de la CIA, George Tenet, était annoncé, ainsi que son adjoint. Deux sénateurs de la commission des affaires étrangères, le démocrate Joseph Biden et le républicain Richard Lugar, faisaient aussi partie de la délégation, a-t-on indiqué de source américaine.

La présentation des "preuves" devait durer plus d’une heure et être "très visuelle", selon un porte-parole. Quatre écrans ont été installés dans la salle du Conseil pour la projection prévue de photos satellites. Selon la presse, M. Powell s’apprêtait à produire des transcriptions d’écoutes montrant la dissimulation irakienne, des indices sur la manière dont les inspecteurs se font berner par les Irakiens et des photos satellites montrant des camions abritant des "laboratoires mobiles de fabrication d’armes biologiques". Interrogé sur ces laboratoires, le chef de la commission d’inspection, Hans Blix, a précisé que les Irakiens en avaient déclaré deux, censés servir au contrôle alimentaire. Ils ont été testés, a-t-il dit, et aucune trace suspecte n’a été détectée. Quelque peu sur la défensive, M. Blix a fait remarquer qu’il n’est pas si facile d’attester qu’il n’y a pas d’anthrax en Irak quand "on ne peut même pas garantir qu’il n’y en a pas dans le New Jersey..."

Les preuves seraient-elles suffisantes pour convaincre les 11 récalcitrants - sur les 15 pays du Conseil de sécurité - qui estiment que les inspections ne font que commencer ? Depuis une semaine, les officiels américains se sont employés à minimiser les attentes. Il n’y aura pas "de pistolet fumant", a lui-même écrit M. Powell dans le Wall Street Journal, mais des preuves "sur la manière dont l’Irak trompe la communauté internationale". Mais l’effet de surprise n’était pas exclu.

Mardi soir, dans un débat à la télévision PBS sur le durcissement de ton de M. Powell depuis que la France a fait connaître son opposition à la guerre "aujourd’hui", le journaliste Bob Woodward, du Washington Post, auteur d’un livre sur le cabinet Bush de l’après-11 septembre, prédisait : "Cela va être une sacrée journée. Il va y avoir quelques surprises."

En marge de la réunion, le secrétaire d’Etat avait l’intention de rencontrer un à un tous ses homologues, dans le cadre du blitzkrieg diplomatique américain pour arracher l’adhésion du Conseil à une intervention contre l’Irak. Les Etats-Unis ont clairement inscrit la séance de mercredi dans la séquence prévue par la résolution 1441, se référant à la "réunion" du Conseil telle que prévue par le texte dès lors qu’un Etat membre constaterait une infraction. D’autres pays estiment que le Conseil ne peut se saisir que d’infractions évaluées par les inspecteurs.

Mais personne n’envisageait, mardi, qu’un texte de résolution - la "résolution lapidaire", selon le surnom que lui ont donné les diplomates, qui affirmerait que l’Irak ne coopère pas activement avec les inspecteurs, à charge, pour ceux qui le souhaitent, d’en tirer les "conséquences" - puisse être présenté dans la foulée de l’intervention de M. Powell. D’autres échéances sont en vue : le voyage de MM. Blix et ElBaradei à Bagdad, samedi et dimanche ; leur prochain rapport, le 14 février. Mais, comme l’a dit Hans Blix, il est "minuit moins cinq".

Le scénario communément admis, et confirmé de source anglaise, prévoyait plutôt que les Britanniques déposeraient "très probablement" un texte de résolution après le 14 février, texte qui fixerait un ultimatum à l’Irak. La presse a évoqué un mois. Le délai sera "beaucoup plus court", indiquait-on de même source.

Corine Lesnes

Une séance exceptionnelle sans vote ni décision

La présentation par Colin Powell des "preuves" américaines contre l’Irak, annoncée par George Bush le 28 janvier, constitue une journée sans précédent à l’ONU : 1 200 journalistes se sont fait accréditer alors que la séance, publique, à la demande des Américains, devait être retransmise en direct à la télévision.

Participants : douze des quinze pays membres du Conseil de sécurité sont représentés par leur ministre (ou vice-ministre) des affaires étrangères (Etats-Unis, Allemagne, Chine, Russie, Royaume-Uni, France, Chili, Cameroun, Mexique, Pakistan, Espagne, Bulgarie). Les trois autres membres du Conseil - Syrie, Guinée, Angola - sont représentés par leur ambassadeur.

Le ministre allemand Joschka Fischer, dont le pays est à la tête du Conseil en février, préside la réunion. L’ordre des interventions, après celle de M. Powell, a été tiré au sort : le ministre chinois, Tang Jiaxuan, doit parler le premier. Chaque orateur a droit à 6 à 8 minutes. En vertu de l’ordre alphabétique et de la forme de la table du Conseil, Jack Straw est assis à côté de l’ambassadeur irakien, Mohamed Al-Douri, qui doit intervenir le dernier, pour une durée également limitée à 8 minutes. Les deux chefs des commissions d’inspection, Hans Blix et Mohamed ElBaradei, sont présents à la table du Conseil, mais il n’est pas prévu qu’ils prennent la parole. Le ministre grec Papandréou a également prévu d’assister à la réunion, au titre de la présidence de l’Union européenne.

Aucune décision ni vote ne sont prévus. Bien que l’on parle beaucoup de "deuxième résolution", aucun texte n’a été déposé. Pour qu’un texte soit adopté, il faut qu’il recueille 9 votes et qu’aucun des cinq membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) ne mette son veto.

Calendrier : MM. Blix et ElBaradei ont prévu de se rendre à Bagdad samedi 8 février, pour deux jours. Leur prochain rapport d’"étape" est prévu le 14 février.

 

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3232—308073-,00.html

Le défi américain, par Jean-Marie Colombani

Rarement une cause aura paru aussi entendue : par quelque moyen que ce soit, les Etats-Unis de George Bush veulent faire la guerre en Irak ; par tous les moyens dont ils disposent, les gouvernements de la "vieille Europe" - France et Allemagne - veulent l’éviter. Rarement ces derniers auront eu derrière eux, contre la guerre, une opinion aussi ferme et résolue, reflétant un sentiment largement répandu en Europe. Il est vrai que les conditions dans lesquelles pourrait s’engager une épreuve de force militaire entre l’armée américaine et quelques alliés face à Saddam Hussein laissent peu de place à la nuance.

De quoi s’agit-il ? A priori, d’une idée fixe. Celle d’un président qui, avant d’être élu, promit "d’en finir avec Saddam" ; et qui, en vue de l’échéance désormais proche d’une nouvelle campagne présidentielle, veut en effet en finir avec le régime irakien. Un peu court, peut-être, mais probablement efficace. Quitte à dilapider le capital de solidarité spontané ou obligé qu’avaient fait naître les attentats du 11 septembre 2001.

En menant une guerre en Afghanistan, largement approuvée, le gouvernement Bush a défait un régime, celui des talibans, qui assurait la base arrière logistique de l’organisation terroriste Al-Qaida, auteur des attentats du 11 septembre. En voulant porter la guerre en Irak, il s’en prend à un régime qui, aussi détestable et condamnable soit-il, n’est pas impliqué - jusqu’à preuve du contraire - dans le terrorisme international. Comment George Bush passe-t-il d’une guerre à l’autre ? En soupçonnant Saddam Hussein d’être en tête de liste des fournisseurs potentiels d’Oussama Ben Laden. Certes, l’idéologie sépare l’Irakien du Saoudien, mais la haine de l’Amérique les réunit. La conviction britannique est aussi que ce n’est qu’une affaire de temps avant que Saddam Hussein n’apporte son appui à Ben Laden. C’est une conviction, pas un fait.

L’argument américain est un peu différent : la seule virtualité du danger irakien impose d’agir préventivement. Telle est la leçon du 11 septembre : agir avant, pas après ; pouvoir empêcher qu’une menace vraisemblable ne prenne corps. Ces arguments expliquent, à Washington comme à Londres, le refus d’entrer dans un débat sur les "priorités" - selon lequel il faut d’abord se préoccuper de la lutte antiterroriste, puis du danger que représente la Corée du Nord, qui sont dans l’échelle des dangers courus bien plus graves ; pour l’une et l’autre capitale, il s’agit de mener la lutte aussi bien contre le terrorisme façon Al-Qaida que contre l’armement irakien. Ce qu’il faut empêcher, c’est leur couplage. Les Etats-Unis se reprochent de n’avoir pu penser "l’impensable" ; ils ne veulent pas encourir ce reproche une seconde fois.

Pourtant, l’opinion publique, massivement, condamne à ce stade le projet de guerre américain. Parce qu’elle perçoit la disproportion entre la réponse programmée - la guerre - et une menace qui n’est encore qu’à l’état de risque. A une menace virtuelle - l’Irak pourrait armer le terrorisme islamiste -, on répondrait donc par une guerre bien réelle. Aussi l’opinion réclame-t-elle des "preuves". Elle demande que soit établie la dangerosité "massive" des armes de l’Irak ; elle réclame l’expertise de l’ONU ; elle entend qu’avant de faire la guerre soit institué le casus belli. Faute de quoi elle serait fondée à s’interroger sur les vraies raisons de la guerre de George Bush.

Car il s’agit aussi - c’est la raison majeure de la coupure entre l’Amérique et une large part de l’opinion du "reste du monde"-, à travers le cas irakien, du premier point d’application de la doctrine américaine d’aujourd’hui. Est en jeu la façon dont la "nouvelle Amérique" entend mener le monde. Avec un mot d’ordre : faire en sorte que les Etats-Unis ne puissent être ni menacés ni même défiés ; mettre à distance, à travers un gigantesque effort de défense et de recherche, tout rival potentiel ; et instaurer la fameuse action préventive, avec ou sans l’aval de la communauté internationale, pourvu que l’Amérique soit persuadée de l’existence d’un danger émergent.

Cette politique rompt avec la traditionnelle recherche du containment et la pratique de la dissuasion qui a dominé, pourtant victorieusement, le demi-siècle passé ; elle rompt aussi avec la doctrine Clinton, qui allait beaucoup mieux aux Européens en ce sens que, pour le président démocrate, "l’hyperpuissance" américaine lui créait des devoirs, tandis qu’aux yeux du républicain Bush celle-ci lui confère des droits. Dans le premier cas, cela permettait aux Etats-Unis de se rendre indispensables ; dans le second, cela fait des Etats-Unis une puissance "unchallenged" ; cela crée un déséquilibre et alimente un ressentiment universel.

Cet état de l’opinion - catastrophique, car il mêle à une réprobation factuelle une phénoménale résurgence de l’antiaméricanisme, qui, pour certains gouvernements, tient lieu de politique -, ce scepticisme donc, est constamment réalimenté par le facteur Bush. Le style de Bush, sa façon d’être, sa rhétorique binaire, son "simplisme" quasi biblique : rarement président américain aura à ce point exprimé la conviction d’une partie de l’Amérique, celle qui momentanément gouverne, qu’elle seule incarne le Bien, que, puisque ce Bien est bon pour les Etats-Unis, il l’est pour le reste du monde ; et que sa recherche - qui passe par la tentative de redessiner la région autour de l’Irak - vaut mieux que la perpétuation du "chaos" dont est issu le 11 septembre 2001.

Le revers de cet universalisme new look est qu’il peut se lire comme un simple retour au nationalisme : n’est-on pas en présence d’une définition univoque de l’action extérieure, où tout dépend de la stricte définition des intérêts américains, jointe à une politique agressive de baisse du dollar ? Cette lecture-là ne pourra qu’encourager, encourage déjà les nationalismes chinois et russe à s’affirmer davantage.

Dans ces conditions, il serait bon de surseoir, et de laisser toutes leurs chances aux inspecteurs de l’ONU. Non qu’il faille ou que l’on doive exclure la guerre a priori, comme le fait l’Allemagne. C’est au contraire en se gardant d’exclure le recours à la force que l’on est fondé à le refuser aujourd’hui, dans l’état actuel du dossier et plus encore de son contexte stratégique.

ARRIبRE-PENSةES

Il est cependant impossible d’en rester là. En premier lieu, parce que l’ONU ne peut pas laisser les choses en l’état en Irak. Le pays est, de fait, sous la tutelle des Nations unies depuis 1991. S’il y a des sanctions "intelligentes" et peut-être efficaces depuis le printemps 2002, c’est bien parce que la communauté internationale estime que Saddam Hussein représente toujours un danger : pour ses voisins et, en Irak même, pour les Kurdes et les chiites. Pour les Américains, ou bien le dictateur irakien désarme, pour montrer qu’il n’a plus d’intentions belliqueuses, ou bien il doit être chassé du pouvoir. (N’est-ce pas précisément ainsi, mutatis mutandis, que l’on peut caractériser l’attitude de la France à l’égard de la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo ?). Si l’on considère qu’il faut rejeter cette politique de "changement de régime", alors il faut dans le même temps dire quelle autre méthode serait meilleure pour mettre fin à une situation qui est dénoncée par le Conseil de sécurité, unanime autour de la résolution 1441, qui entretient la caste au pouvoir à travers le système pervers "Pétrole contre nourriture", et qui abandonne les Irakiens à l’arbitraire et à l’oppression.

En d’autres termes, on ne peut rester enfermés dans le dilemme "guerre - non guerre". Et, pour cela, il faut être capable d’aller au-delà d’une simple réaction négative à l’attitude américaine. C’est tout le problème de l’Europe en général, de la France en particulier. Quelle est la doctrine stratégique que les Européens voudraient opposer à celle de la guerre préventive souhaitée par l’Amérique ? Quand nos chefs d’Etat et de gouvernement se sont-ils, ensemble, penchés sur la question ? Que sont-ils capables de proposer, fût-ce a minima ?

Quant à la France, à trop vouloir s’opposer sans proposer, elle court le risque non seulement de s’isoler, mais aussi de réalimenter les doutes sur ses motivations propres : ne sont-elles pas à rechercher du côté de cette fameuse et fumeuse "politique arabe", souvent invoquée, jamais définie, dont on sait qu’elle signifie une assez grande complaisance vis-à-vis des régimes en place, de la Syrie à la Libye ? Bref, les Etats-Unis n’ont pas le monopole des arrière-pensées, y compris pétrolières.

Avant que ne s’ouvre le délai de quelques semaines qui nous sépare d’une seconde résolution du Conseil de sécurité de l’ONU et du prévisible déclenchement d’un conflit avec l’Irak - à moins que la France ou d’autres Européens ne parviennent d’ici là à définir une troisième voie entre la coopération passive et la guerre -, nous devons relever deux défis.

L’un est immédiat : bien qu’il puisse exister des raisons objectives de vouloir régler rapidement le problème irakien, la façon dont le gouvernement américain pourrait chercher à saisir cette occasion pour, en réalité, s’affranchir des obligations d’un ordre international à peine naissant n’est pas acceptable. Le respect de la légitimité internationale doit prévaloir : les inspections de l’ONU doivent donc pouvoir aller à leur terme.

Le second défi est celui que les Etats-Unis représentent à travers leur volonté d’assurer sur le long terme une suprématie qui ne garantit pas un monde stable et équilibré. Ce défi-là concerne l’Amérique elle-même : elle n’est pas monolithique. Des hommes comme Clinton et Powell sont les adeptes d’un partenariat avec l’Europe qui repose sur une politique de containment et de développement. C’est la bonne voie, celle qui a fondé hier la cohésion euro-atlantique, qui peut la ranimer demain. D’autres, autour de Bush, considèrent que, puisqu’ils sont une puissance "morale", il n’y a pas de limite à cette puissance : cette voie-là est dangereuse, et ne peut que conduire à l’écartement des deux rives de l’Atlantique.

Ce nouveau défi américain est aussi lancé aux Européens. A eux de comprendre, sans s’aligner, mais sans s’opposer systématiquement non plus, que le siècle attend que du Vieux Continent émerge une puissance, pacifique, et non pacifiste, pleinement partenaire, et non satellite des Etats-Unis. Pour construire dans l’ordre international ce qui a si bien réussi dans le "modèle" américain : un système de checks and balances. Ne prenons pas le risque d’effacer durablement un chemin à peine entrevu.

Jean-Marie Colombani

 

III Palestine :

http://www.lesoir.be/articles/a_037CFA.asp

Deux Palestiniens tués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

Deux Palestiniens, un policier et une femme de 65 ans, ont été tués mercredi matin en Cisjordanie et dans la bande de Gaza lors d’opérations de l’armée israélienne.

La femme a été retrouvée morte sous les décombres d’une maison, endommagée lors de la destruction d’une habitation voisine dans le camp de réfugiés d’Al-Maghazi (centre de la bande de Gaza), selon des sources palestiniennes.

Dans la nuit, l’armée israélienne a pénétré pendant plusieurs heures dans ce camp et y a dynamité la maison d’un activiste palestinien abattu en 2000 après avoir tué deux soldats israéliens dans une colonie juive.

Une douzaine de blindés couverts par deux hélicoptères ont participé à cette incursion au cours de laquelle trois des frères de cet activiste ont été arrêtés, selon des responsables palestiniens.

D’autre part, à Kalkiliya (nord de la Cisjordanie), un policier palestinien a été tué et un autre a été blessé par des tirs de soldats israéliens. Selon des sources palestiniennes, les deux hommes se sont fait tirer dessus alors qu’ils sortaient d’un commissariat encerclé par l’armée. La radio militaire israélienne a pour sa part indiqué que les soldats avaient ouvert le feu en direction de deux Palestiniens qu’ils voulaient arrêter et qui prenaient la fuite.

Les deux décès de la matinée portent à 2.920 le nombre de personnes tuées depuis le début de l’Intifada, fin septembre 2000, dont 2.177 Palestiniens et 687 Israéliens.

L’armée israélienne a réoccupé en 2001 la quasi-totalité de la Cisjordanie dont elle contrôle toutes les grandes villes, à l’exception de Jéricho. Les soldats ont mené d’autres opérations dans ce territoire pendant la nuit, arrêtant quinze Palestiniens recherchés et accusés « d’activités terroristes », notamment dans le secteur de Naplouse (nord), a indiqué un porte-parole militaire.

Des responsables palestiniens ont indiqué de leur côté que trois Palestiniens avaient été blessés dans la matinée par des tirs de soldats près de Jénine (nord), où, selon eux, l’armée a arrêté trois autres Palestiniens.

En Israël, où les hommes politiques se concertent pour former un nouveau gouvernement après les législatives du 28 janvier qui ont consacré la victoire du Likoud, le grand parti de droite dirigé par le Premier ministre sortant Ariel Sharon, les chefs d’entreprise accentuent la pression pour que naisse une nouvelle coalition d’union nationale, comme le souhaite ce dernier.

Les chefs d’entreprises israéliens entendent notamment convaincre le Parti travailliste de participer au gouvernement, alors que leur chef, Amram Mitzna, a répété à de multiples reprises qu’il était farouchement opposé à ce que sa formation entre dans un gouvernement dirigé par M. Sharon.

Mardi soir, une cinquantaine de chefs d’entreprises ont ainsi lancé un appel à une nouvelle cohabitation réunissant le Likoud et le Parti travailliste, estimant que « seul un tel gouvernement d’urgence économique » pourrait « prendre les mesures vitales pour notre économie ».

Les patrons ont justifié leur activisme politique par la brutale dégradation de l’économie israélienne, ébranlée entre autres par l’Intifada. Le PIB israélien a reculé de 1% en 2001 et de 0,9% en 2002 et la plupart des experts prévoit un nouveau recul du PIB pour 2003, ainsi qu’une nouvelle hausse du taux de chômage (10,5% fin 2002).

L’année 2003 a d’ailleurs mal commencé : le Trésor a annoncé mercredi un déficit budgétaire record pour un mois de janvier, de près de 550 millions de dollars.

AFP

IV sommet arabe : 

http://fr.news.yahoo.com/030205/202/313mr.html

mercredi 5 février 2003, 14h54

La Corée du nord menace de répliquer aux renforts américains

SEOUL (AFP) - La Corée du nord a averti mercredi qu’elle répondrait par des contre-mesures si les Etats-Unis renforçaient leur arsenal militaire autour de la péninsule.

Le Pentagone a annoncé en début de semaine que des unités dotées d’avions bombardiers américains B-52 et B-1 avaient reçu l’ordre de se tenir prêtes pour l’Extrême-Orient pour soutenir les forces américaines en Corée du Sud. Le message adressé aux Coréens du nord est qu’ils ne doivent pas profiter du fait que les Etats-Unis sont occupés à préparer une guerre en Irak pour se livrer à des actions aventureuses dans la péninsule, ont déclaré des responsables américains.

Pyongyang a dénoncé ces projets comme la réponse de Washington à sa proposition de pacte de non agression pour mettre fin à la crise provoquée par ses ambitions nucléaires. "Dans de telles circonstances, notre armée et notre peuple n’ont pas d’autre choix que de prendre des mesures d’auto-défense plus grandes", a dit l’agence officielle KCNA, qui avait déjà condamné les projets la veille. Selon KCNA, les plans américains confirment la crainte d’une intervention militaire américaine contre le régime stalinien, soupçonné de se doter de la bombe atomique.

Les Etats-Unis mettent en place "d’énormes forces d’agression dans la péninsule coréenne sous le prétexte de la question nucléaire. Tous ces faits prouvent que l’hystérie guerrière des impérialistes américains qui veulent isoler et étouffer la RDPC sous le prétexte de la question nucléaire a atteint une nouveau palier dans l’imprudence", ajoute KCNA.

Quelque 37.000 militaires américains sont déployés en Corée du Sud et tout rapatriement a été gelé pour les trois mois à venir. Les Etats-Unis disposent aussi dans la région d’un porte-avion et d’un groupe aéronaval.

L’ordre américain aux bombardiers de se tenir prêts, qui n’a pour l’instant pas été suivi d’un déploiement effectif, survient alors que Séoul, Moscou et même des dirigeants républicains américains pressent l’administration du président George W. Bush de montrer plus de souplesse, en négociant directement avec les Nord-Coréens comme le souhaitent ces derniers.

Des satellites espion américains ont détecté la semaine dernière des activités suspectes à la centrale nucléaire nord-coréenne de Yongbyon, laissant penser à un possible déplacement de barres de combustible nucléaire pour en extraire du plutonium à usage militaire.

Le secrétaire d’Etat adjoint américain Richard Armitage a affirmé mardi que les Etats-Unis auraient des pourparlers directs avec la Corée du Nord mais sans préciser de date. "Bien sûr que nous allons avoir des entretiens directs avec les Nord-Coréens", a dit le numéro deux de la diplomatie américaine. Mais ces consultations n’auront lieu que lorsque Washington aura construit une "solide plate-forme internationale" contre le programme nucléaire de Pyongyang, a-t-il dit.

Une prochaine échéance dans la crise est fixée à la semaine prochaine avec une réunion de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le 12 février à Vienne. Elle pourrait aboutir au renvoi du contentieux nucléaire devant le Conseil de sécurité de l’Onu. Ce dernier peut décider de sanctions, dont Pyongyang a déjà averti qu’elles équivaudraient à une "déclaration de guerre".

 

A demain


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