Les articles publiés réflètent exclusivement les opinions des auteurs
Plan du site nous contacter joindre votre espace privé inscription

Information libre
Willis Fromtunis
Cliquez sur l'image pour accéder à l'article associé
Les images du Réveil
Cliquez sur l'image pour accéder à l'article associé

Derniers messages des forums


Une action en hommage à Zouhair Yahyaoui
18 juillet 2014, par jectk79

Mon amie ne sait pas rediger un com sur un article. Du coup il voulais souligner par ce commentaire qu’il est ravi du contenu de ce blog internet.


Pourquoi aller tracer partout pour faire établir des évaluations de d’assurances familiales alors qu’existent des portails tels que Sherpa-mutuelle.fr proposant de rapprocher les propositions avec un comparateur mutuelle sophistiqué en restant votre demeure ? site => mutuelle obligatoire


Abderrazek Bourguiba condamné à 25 mois de prison
15 novembre 2011, par Bourguiba

je vous remercie
bourguiba abderrazak



Quelques points marquant contre l’environnement en Tunisie
6 novembre 2011, par xZNRpEkXvbSPvAf

I like to party, not look articles up online. You made it hpaepn.



Et puis y a eu la Révolution :)
1er novembre 2011, par liliopatra

On est mardi 1er novembre 2011, déjà neuf mois que ben ali s’est enfui et il est caché, comme un rat, en Arabie Saudite. Son collègue Gaddafi a été tué.
Après la lecture de cette lettre, tout cela parait être comme un cauchemar pour celles et ceux qui ne l’ont pas vécu personnellement. Cependant, le mal a sévi longtemps, beaucoup trop longtemps en Tunisie. Il est temps que ça change.
Tout un système policier qui s’effondre, la justice vient de renaître, certes encore fragile mais sera équitable insh’Allah.



Va chialer ailleurs ( reponse)
30 octobre 2011, par Maud

Oui il a un fils qui est mon meilleur ami et croyez moi, même si son père et loin de lui sa ne fait pas de lui un mauvais père il s’occupe très bien de lui et Selim va le voir de temps en temps. Je suis au cœur de cette affaire et je peux donc savoir les ressentis de chacun...



Va chialer ailleurs ( reponse)
30 octobre 2011, par Maud

ةcoutez quand on ne connait pas la personne on ne juge pas ! Je connais personnellement Monsieur Tebourski et je sais que c’est un homme bon, et je pense que si il a demander a rester en France c’est surtout pour son Fils !
Ne le jugez pas car vous ne le connaissez pas comme je le connais ! Je suis la meilleure amie de son fils Selim. Je sais qu’Adel est un homme bon alors arrêtez tous vos blabla et essayer donc de comprendre le fond de la chose. Merci et bonne soirée



> Une pétition de 86 prisonniers tunisiens
30 octobre 2011, par Moussa

the death of an African giant

Par : Y. Mérabet
En outre, contrairement à ce que pensent aujourd’hui de nombreux libyens, la chute de Kadhafi profite à tout le monde sauf à eux. Car, dans une Afrique où les pays de la zone subsaharienne riche en ressources minérales tournaient complètement le dos à la France pour aller vers la Chine, il fallait bien que monsieur Sarkozy trouve un autre terrain fertile pour son pays. La France n’arrive plus à vendre ses produits manufacturés ou de décrocher un marché en Afrique, elle risque de devenir un PSD C’est pour cela que l’on a vu une France prête à tout pour renverser ou assassiner Kadhafi ; surtout quand l’on sait que la Libye est l’une des premières réserves en Hydrocarbures d’Afrique et de Sebha est la capitale mondiale du trafic Franco-libyen de concentré d’uranium Nigérien. Egalement, l’on sait que jusqu’ici, les populations libyennes n’avaient rien à envier aux Français, ils vivaient richement mieux sans se suer. Puisque Kadhafi faisait tout son possible pour les mettre à l’abri du besoin. Il est donc temps pour les libyens de choisir pleinement futur partenaire occidental. Car si en cinquante ans de coopération la France n’a pu rien apporter à l’Afrique subsaharienne. Vat-elle apporter maintenant aux libyens un bonheur supérieur à celui que leur donnait leur Guide. Rien à offrir à ces ignorants de libyens, sauf des repas communs dans les poubelles de la ville Paris, en France c’est déjà la famine ? Lui, qui durant plusieurs décennies était l’un des faiseurs d’hommes les plus efficaces sur le continent Africain. De son existence, Kadhafi était le leader le plus généreux d’Afrique. Pas un seul pays africain ne peut nier aujourd’hui n’avoir jamais gouté un seul pétro –Dinar du guide Libyen. Aveuglement, et motivé par son projet des Etats-Unis d’Afrique, Kadhafi de son existence a partagé l’argent du pétrole libyen avec de nombreux pays africains, qu’ils soient Francophones, Anglophones ou Lusophones. Au sein même de l’union Africaine, le roi des rois d’Afrique s’était presque érigé en un bailleur de fond très généreux. Jusqu’à l’heure actuelle, il existe sur le continent de nombreux présidents qui ont été portés au pouvoir par Kadhafi. Mais, curieusement, même pas un seul de ces élèves de Kadhafi n’a jusqu’ici eu le courage de lui rendre le moindre hommage.Au lendemain du vote de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU, certains pays membres de l’union africaine sous l’impulsion de Jacob Zuma ont tenté d’apporter un léger soutien au guide libyen. Un soutien qui finalement s’est éteint totalement sans que l’on ne sache pourquoi. Même l’union africaine qui au départ conditionnait avec amertume la prise du pouvoir libyen par un groupe de terroristes et la reconnaissance du CNT libyen constitués de traitres, s’est finalement rétracté de façon inexplicable. Et curieusement, jusqu’aujourd’hui, aucun gouvernement consensuel n’a été formé en Libye. Depuis l’annonce de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, cette union africaine dont Mouammar Kadhafi était pourtant l’un des principaux défenseurs et ayant assuré le dernier mandat, n’a encore délivré aucun message officiel de condoléance à ses proches ou de regret. Egalement, même ceux qui hier tentaient de le soutenir n’ont pas eu le moindre courage de lever leur petit doigt pour rendre hommage à leur mentor. Jusqu’à l’heure actuel, seul l’ancien archevêque sud-africain et prix Nobel de paix Desmond TUTU a regretté cet acte ignoble. Même le président Abdoulaye Wade que l’on sait pourtant proche des révoltés libyens n’a pas encore salué la mort de l’homme qu’il souhaitait tant. Le lendemain de sa mort, un vendredi pas un musulman n’a prié pour lui ?.. A ce jour, sur le continent Africain, seul l’homme de la rue et les medias ont le courage de parler de cette assassina crapuleux du guide libyen. Mais, cette attitude des dirigeants africains ne surprend personne, dans la mesure où l’on sait que chaque président a peur de se faire remarquer par un Nicolas Sarkozy qui est capable de tout si la tête d’un président africain ou d’un arabe l’énerve.
Conclusion La Libye et l’Afrique toute entière viennent de tourner une page d’or avec la perte de Mouammar .
Traitre et maudit que je sois, si j’étais un libyen ?

Journaliste indépendant (Algérian Society for International Relations)
119, Rue Didouche Mourad
Alger centre



Liberté pour le Docteur Sadok Chourou
29 octobre 2011, par Dr. Jamel Tazarki

J’ai écrit un livre qui mérite d’être lu :
TOUT EST POSSIBLE - L’AVENIR DE LA TUNISIE
Vous pouvez télécharger le livre sur mon site Internet :
http://www.go4tunisia.de
Dr. Jamel Tazarki
Allemagne



DECES D’OMAR CHLENDI
28 octobre 2011, par bourguiba

Ma mére Térésa oui notre mére je suis abderrazak bourguiba le frére de mon meilleur ami Farouk .
vous peut etre me connait mais je pense pas que nous avont eu l’occasion de vous voir .

je suis désolé pour ce qui a passé pour mon frére Farouk .
Omar etait un homme exeptionnel un vrai homme j’ai passé avec lui 6 mois dans le prison nous étions plus que deux fréres.

soyez fiére de Farouk
et que la paradi soit pour lui



Projet libéral pour une nouvelle monarchie démocratique et laïque en Tunisie
22 octobre 2011, par Victor Escroignard

La Monarchie Constitutionnelle est l’avenir est la garantie des droits et libertés pour la Tunisie, la Libye et toute l’Afrique du Nord. Le Roi est l’âme du peuple, Il est porteur du sentiment d’unité nationale et du patrimoine historique du peuple. LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE EST LE PLUS SUR MOYEN POUR EVITER QU’UN PRESIDENT FINISSE UN JOUR EN DICTATEUR (voyez le cas du roi d’Espagne, sauveur des libertés après le Franquisme).



> Lotfi Hamdi, une Barbouze qui se voit ministrable
4 octobre 2011, par Anti Lotfi Hamdi

Bonjour Mesdames, Messieurs,

Je souhaite attirer votre attention sur le faite que ce Barbouze comme vous le dites, a retourné sa veste à l’instant où il s’est assuré du départ définitif du ZABA plus exactement le 18 Janvier 2011.

Mais encore ce dernier qui détient pas un seul titre comme auprès du RCD mais aussi faison parti de plusieurs association et surout la chambre Franco-Tunisienne de marseille ou il a volé récemment le portfolio pour se faire une nouvelle peau et une nouvelle virginité auprès de la Tunisie, avec un pseudo symposium tenue au pôle technologique sis à la Gazelle (Ariana).

Rappel du passé : Khaled Néji représentant de l’office de l’huile près du consulat générale de Tunisie à Marseille a été victime de sa (Stoufida).
Monsieur Kahled Néji a été limogé de son poste, radié de ses fonctions, décédés suite à une attaque cardiaque après avoir visité les prisons Tunisiennes

Je souhaite que cette personne n’intervienne plus sur le sol Tunisien afin de crée des réseaux encore pire qu’avant et revenir au pouvoir par la fenêtre.

Aidez moi à dire la vérité sur ce malheureux de la Sbikha (kairouan) qui fout la honte à son peuple.

Ce Virus, qui trompe sa femme sans scrupule ni honte. A trahit ce que nos ancêtres ont essayé de bâtir, bravour, fraternité dévouement, sincérité.

Il est et il sera toujours à l’antipode des Tunisiens , lèches botes et au plurielles

Vive la Tunisie sans hypocrites



Blog dédié à la défense du prisonnier politique Abderrahmane TLILI
4 octobre 2011, par bechim

bonjour je suis tres heureuse que mr tlili soit libere mais je n arrive pas avoir de nouvelles precises je tiens a dire que c est un MONSIEUR exceptionnel et qu il ne merite vraiment pas ce qu il a endure j aimerai pouvoir lui exprimer tte ma sympathie



> Tunisie, l’agression abjecte sur Samia Abbou par les voyous de Ben Ali
26 septembre 2011, par Liliopatra

Voilà quatre ans se sont écoulés et votre combat a porté ses fruits. J’aurais pas osé signer ces quelques mots par mon nom réel si vous n’avez pas milité pour ’ma’ liberté. Reconnaissante et le mot ne peut résumer ce que je ressens et tout le respect que je vous porte.

Merci...

Lilia Weslaty



> Les procès de l’ignorance et les progrés de l’Homme
24 septembre 2011, par a posteriori, l’auteur Nino Mucci

Les petits cons s’amusent à faire leurs graffitis imbéciles même sur les statues couvertes de prestige et d’histoire de Carthage ; on en a maintenant fini avec Ben Ali, avec la censure et l’étouffement des idées et de coeur opéré par son régime. Mais on en finira jamais avec l’idiotie des fondamentalistes islamiques qui promenent leurs femmes en burka, parce que c’est la seule façon par laquelle savent voir une femme : comme une bête dangeureuse. On en finira pas facilement, terrible dictature, avec ceux qui demandent maintenant de couper les mains, les jambes et les bras, suivant l’obsolète loi coranique, sans se faire aucun souci de l’Homme. Jésus, le Christ en est le plus grand champion, le Rédempteur de l’humanité, Lui qui a porté la Croix pour nous TOUS ; quant à la mafia et à al-Capone, nous les plaçerons comme un héritage historique de cet islam que tant s’acharnent à défendre par l’ignorance (mafia vient de l’arabe dialectal anciene "mafiah", c’est-à-dire "protection", la mafia est nait et c’est culturellement radiquée dans une ancienne terre d’islam, la Sicile)



que dieu te glorifie.
23 août 2011, par adyl

j’ai aimé ce que vous pensé . suis de ton coté. tu me trouvera a l’appui



Les derniers articles de la rubrique RdP d’Ahmed Fouednejm

3 juin 2004

Revue de presse n°444 du jeudi 3 juin 2004
par Ahmed Fouednejm
N ° 444 La Revue de Presse (RDP) est publiée (...)

2 juin 2004

Revue de presse n°443 du lundi 31 mai 2004
par Ahmed Fouednejm
N ° 443 La Revue de Presse (RDP) est publiée (...)

12 novembre 2003

Radia Nasraoui hospitalisée suite à la dégradation de son état de santé
par Ahmed Fouednejm
Remarque personnelle : Vous noterez que la (...)

8 novembre 2003

L’arbitraire règne toujours à Tunis (Le Soir)
par Ahmed Fouednejm
Le Soir (belge), 8 novembre 2003 http://www.lesoir

19 octobre 2003

RDP spéciale : Palestine + Tunisie
par Ahmed Fouednejm
Cette RDP spéciale contient un communiqué de (...)

1er octobre 2003

Revue de presse spéciale : Comment réussit-on à transformer deux ordures en deux héros ?
par Ahmed Fouednejm
http://www.kalimatunisie.com/num17/... (...)

30 septembre 2003

RDP spéciale : Deux infos tunisiennes
par Ahmed Fouednejm
Quand j’écrivais, hier, "A très bientôt", je ne (...)

29 septembre 2003

Revue de presse n°442
par Ahmed Fouednejm
N ° 442 La Revue de Presse (RDP) est publiée (...)

22 septembre 2003

RDP spéciale "politique-fiction
par Ahmed Fouednejm
Quinze mois après l’arrestation de son (...)

21 juillet 2003

Revue de Presse : Décès du père de Zouhair Yahyaoui
par Ahmed Fouednejm
Décès du père de Zouhair Yahyaoui 21 juillet (...)

partager:
Bibliothèque > Revue de presse > RdP d’Ahmed Fouednejm
Revue de presse n°345
par Ahmed Fouednejm
20 février 2003
La Revue de Presse (RDP) est publiée quotidiennement sur le site www.reveiltunisien.org.
- L’article du journal Le Monde, de Gilles Paris, (voir partie française de la RDP) concernant Sharon et la guerre contre l’Irak, comporte une erreur et une omission : 1- Il est faux de dire que Arafat s’est aligné sur la position de Bagdad lors de la guerre du golfe de 1991 : Arafat a maladroitement essayé de jouer les conciliateurs entre l’Irak et le Koweït (lire à ce sujet l’excellent livre "Les sept vies d’Arafat"). 2- Par ailleurs, Le Monde oublie dans son analyse de parler du projet de transfert de populations palestiniennes. Un sujet pourtant évoqué explicitement en Israël même. (lire, entre autres, "Ces israéliens qui rêvent de "trasnfert"", Amira Hass, Le Monde Diplomatique, février 2003, page 23 + "Alarmantes Chimères du gouvernement Sharon", Dominique Vidal, Manière de voir N° 67 du Monde Diplomatique, janvier et février 2003, page 70).

Vous êtes désormais 150 personnes à recevoir quotidiennement la RDP.
N’hésitez pas à la transférer à vos amis.

fouednejm@hotmail.com


La revue de presse, ce sont les meilleurs articles des principaux quotidiens européens ainsi que les infos de dernière minute des agences de presse choisis pour vous en toute subjectivité par Ahmed fouednejm. Les URL de quelques articles du site de la télévision qatarie Al Jazeera (en arabe) et d’Al Quds Al Arabi (journal panarabe édité à Londres) seront également donnés.

Sommaire :

Partie arabe : (Al Jazeera) :

  1. Prétendant des violations de la convention de Genève, Washington menace les organismes qui envoient des "boucliers humains" en Irak, de poursuites judicaires http://www.aljazeera.net/news/arabic/2003/2/2-20-8.htm
Partie Française : (Le Monde, Le Soir, AFP)
 
Au sommaire aujourd’hui 7 articles et dépêches du Monde (édition du 21 février), du Soir et de l’AFP.
  1. Guerre contre l’Irak : une position russe ambigüe, une diplomatie arabe patéthique, un scénario tragi-comique pour l’Irak (Le Monde, AFP) 
  2. Proche-Orient : Sharon compte sur les dividendes d’une guerre contre l’Irak, tractations pour la formation d’un nouveau gouvernement (AFP)
  3. Ingrid Betancourt a failli être libérée (Le Soir, AFP)
  4. "La face cachée du (journal Le) Monde" (AFP)
Achevée aujourd’hui à 16 H 52 GMT.
 
Bonne lecture !

L’excellent site du CMAQ (Centre des Médias Alternatives du Québec), www.cmaq.net propose de nombreux articles et images des manifestations pour la paix organisées cette fin de semaine au Québec (les documents présentés sont essentiellement en rapport avec les marches de Montréal et de Québec). Le site offre également une vidéo de quelques minutes de la marche de Québec. Cette vidéo peut être consultée sur cet URL. http://www.cmaq.net/upload/10589.mov


 
 
I Guerre contre l’Irak :
 
 
20 février, 15h25
 
Moscou, qui veut éviter un conflit, menace Bagdad et met en garde Washington (SYNTHESE ACTUALISEE à 14H00 GMT)
 
La Russie, qui souhaite éviter un conflit en Irak, a fait pression jeudi sur Bagdad en exigeant "une totale coopération" avec les inspecteurs internationaux, tout en annonçant parallèlement qu’elle ne renonçait pas à utiliser son droit de veto en cas de nouvelle résolution "musclée" aux Nations Unies.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a estimé, à l’issue d’une rencontre à Moscou avec son homologue indien Yashwant Sinha, que "Bagdad, en stricte conformité avec la résolution (1441), doit accorder toute la coopération nécessaire aux inspecteurs internationaux et faire preuve d’une ouverture maximale".
M. Ivanov a également dénoncé de "fortes pressions" exercées sur les inspecteurs en désarmement. Celles-ci visent, a-t-il dit, "à provoquer leur départ d’Irak, comme ce fut le cas en 1998", afin qu’ils présentent ensuite devant le Conseil de sécurité de l’ONU "un rapport qui permettrait de servir de prétexte au lancement d’une opération de force".
Tout en prenant la précaution de souligner que chacun des cinq membres permanents du Conseil disposait d’un droit de veto, le ministre russe a précisé que Moscou ne renonçait pas à ce droit, "comme une mesure extrême".
"Si une résolution est présentée, qui autorise déjà à ce stade l’usage de la force, alors la Russie ne pourra soutenir une telle résolution", a prévenu de son côté le vice-ministre russe des Affaires étrangères Iouri Fedotov.
"Si un pays (un des 5 membres permanents) considère que c’est dans son intérêt et dans les intérêts de la sécurité internationale, alors il peut utiliser ce droit", a-t-il relevé.
A Bagdad, le président irakien Saddam Hussein a examiné jeudi avec ses plus proches conseillers civils et militaires les mesures à prendre en cas de guerre.
Le président irakien a notamment réuni autour de lui le numéro deux du régime Ezzat Ibrahim, son fils cadet Qoussaï, qui commande les unités d’élite de la Garde Républicaine, et le ministre de la Défense Sultan Hachem, dont la presse britannique et égyptienne avaient dit qu’il était en disgrâce.
"Ils ont discuté de la préparation de notre vaillante armée, de nos héroïques soldats et du peuple irakien pour se défendre contre une agression des Etats-Unis", a précisé l’agence irakienne de presse Ina.
Saddam Hussein a exhorté jeudi les Irakiens à se tenir prêts à une guerre lancée par les Etats-Unis.
Les partisans du recours à la force contre le régime de Bagdad, de plus en plus isolés, préparent une résolution en forme d’ultimatum, tandis que le dialogue s’envenime entre Washington et Ankara à propos de l’Irak.
La Turquie refuse de saisir son Parlement du déploiement de troupes américaines sur son territoire tant qu’un accord n’est pas conclu avec Washington sur des compensations financières et qu’un nouveau rapport des inspecteurs en désarmement de l’Onu n’aura pas été présenté devant le Conseil de sécurité.
Les Turcs, qui estiment à plus de 40 milliards de dollars leur manque à gagner depuis la guerre du Golfe de 1991, en raison notamment des sanctions commerciales imposées par l’Onu, exigent des compensations financières. Washington leur a proposé 24 milliards.
De son côté, la Maison Blanche menace de se passer de la Turquie, faisant valoir que "les forces armées des Etats-Unis sont assez souples pour s’assurer un succès militaire" sans déployer de troupes sur le sol turc.
Dans une telle éventualité, les Américains seraient privés de la possibilité d’ouvrir un front terrestre militaire au nord de l’Irak, en plus du front majeur au sud, à partir du Koweït.
Les Etats-Unis affirment être prêts à mettre au pied du mur les adversaires d’une action militaire contre l’Irak, quitte à se heurter à un veto au Conseil de sécurité.
Le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer a fait savoir qu’à défaut de trouver à l’Onu une majorité, les Etats-Unis rassembleraient une "coalition de pays volontaires" contre l’Irak.
L’ambassadeur de Grande-Bretagne à l’Onu Jeremy Greenstock a prédit de son côté qu’un projet de résolution américano-britannique sur l’Irak allait circuler "dans un avenir assez proche". "Explicitement ou implicitement, je m’attends à ce que la résolution contienne un ultimatum", a-t-il dit.
La question d’une seconde résolution ouvrant la voie à une action militaire a été mercredi soir au centre d’une conversation téléphonique du président américain George W. Bush avec le Premier ministre britannique Tony Blair.
Aux Nations Unies, Washington ne semble plus pouvoir compter que sur le soutien sans faille de Londres, de Madrid et de Sofia.
Sur le terrain, les inspecteurs ont à nouveau visité mercredi une usine d’assemblage des missiles Al-Samoud 2, dont la portée dépasse les 150 km autorisés. Les Irakiens seraient disposés à les détruire.
Enfin, deux Mirage IV français, destinés aux missions d’inspection de l’Onu en Irak, pourraient partir vendredi dans la région du Golfe, a indiqué à Paris le ministère de la Défense.
 
20 février, 14h22
La diplomatie arabe baisse à nouveau pavillon, déchirée par la crise irakienne
 
par Michel SAILHAN
La diplomatie arabe vient à nouveau de baisser pavillon en annulant un sommet arabe extraordinaire sur la crise irakienne, constatant l’impossibilité de se mettre d’accord face aux menaces américaines de lancer une guerre contre l’Irak.
"La diplomatie arabe doit être totalement soutenue par tous les Etats arabes (...) et cela n’est malheureusement pas le cas", admettait jeudi le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, dans le quotidien égyptien Al-Ahram, commentant l’annulation la veille d’un "sommet extraordinaire" sur l’Irak, du fait de divergences internes.
L’Egypte avait appelé à ce sommet pour la fin du mois, à Charm el-Cheikh (est), rappelant aux dirigeants de la région la nécessité de parler d’une même voix face aux menaces croissantes d’une guerre qui risque de bouleverser toute la région.
Les dirigeants des 22 membres de la Ligue arabe doivent cependant se retrouver le 1er mars, au Caire, en "sommet ordinaire".
Ils travailleront sur la question irakienne et le conflit israélo-palestinien, et une réunion préparatoire ministérielle est prévue le 27 février dans la capitale égyptienne, selon le porte-parole de la Ligue, Hicham Youssef.
"Ils vont se réunir pour se laver les mains, pour se donner bonne conscience", prévoit dans Al-Ahram un des principaux éditorialistes égyptiens, Salama Ahmed Salama.
"Tout le monde se dispute, mais l’idée générale, c’est de pouvoir dire aux opinions publiques, voyez, nous faisons tout ce que nous pouvons, voyez, j’essaye de prévenir une guerre", a pour sa part déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du journal gouvernemental Al-Moussawar, Makram Mohamed Ahmed.
"Il y a des pays comme le Qatar, le Koweit, l’Arabie saoudite, qui aimeraient bien que le sommet ait lieu après le déclenchement de la guerre", a-t-il ajouté.
"Cela permettrait d’éviter toutes ces questions : qui accepte la guerre ? qui est contre ? qui accueille des troupes étrangères sur son sol ?", a poursuivi M. Ahmed.
De profondes divergences sont réapparues dimanche lors d’une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, qui était présidée par le Liban, allié de la Syrie.
Les ministres ont certes "refusé toute agression contre l’Irak", mais le Koweit, puis le Qatar, n’ont pas apprécié un paragraphe de la résolution qui affirme "la nécessité" pour les Etats arabes de s’abstenir "de tout soutien à une action militaire qui conduirait à une menace pour la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Irak".
Le Koweit accueille la moitié des 150.000 soldats américains massés dans le Golfe, dans l’attente d’une éventuelle intervention contre Saddam Hussein, que Washington accuse de refuser de désarmer. Et environ 5.500 militaires américains sont stationnés au Qatar, qui pourrait abriter le commandement des forces américaines dans la région en cas de guerre.
"Il ne s’agit pas d’une crise majeure, mais d’un accès de colère", a assuré M. Moussa à Al Ahram, tentant de minimiser ce qui apparaît pourtant comme une manifestation éclatante de l’incapacité des pays arabes à se mettre d’accord.
Après la réunion ministérielle de dimanche, les commentateurs ont souligné que plusieurs pays tels que la Syrie, le Liban ou le Yémen refusent un "sommet extraordinaire" car ils redoutent qu’un telle réunion aboutisse en fait, sous prétexte de chercher des solutions communes à la crise, à cautionner une intervention américaine.
Ils entendent, notait le quotidien arabe Al-Hayat, lancer "un message fort et clair à Washington".
"Mais ce n’est pas sérieux", conteste le rédacteur en chef d’Al-Moussawar.
"Que fait le Yémen aujourd’hui, si ce n’est coopérer avec les Etats-Unis, et qu’a fait la Syrie pour la 1441 ?", s’emporte-t-il, rappelant que la Syrie, seul Etat arabe à siéger, comme membre non permanent, au Conseil de sécurité de l’Onu, avait voté en novembre la résolution 1441 qui sommait l’Irak de désarmer.
 
 
Un scénario tragi-comique pour l’Irak

Le prochain conflit du Golfe n’a pas encore eu lieu qu’on peut déjà en suivre le déroulement. Pas la peine d’aller regarder CNN ou les grands sites d’information, le scoop est à chercher sur Idleworm.com. Ce site Internet développé par Dermot O’Connor, un graphiste irlandais vivant à Los Angeles, propose "sa" version de la deuxième guerre du Golfe, rebaptisée pour l’occasion "deuxième guerre mondiale et demi". Le résultat donne un jeu en Flash pas très politiquement correct, mais effrayant à souhait. Il montre comment la région va glisser, pas tout à fait vers la troisième guerre mondiale, mais presque, avec des armes nucléaires, bactériologiques et chimiques. Dermot O’Connor est sûr de lui. Grâce à des algorithmes pointus, il aurait déterminé qu’on a 99,999 % de chances d’aller droit dans le mur.

Un coup d’œil sur le site permet de voir comment la belle machine de guerre va s’ensabler : on commence avec George W. Bush dans son bureau, avec sa garde rapprochée : Dick Cheney, Colin Powell, Donald Rumsfeld, Condoleezza Rice et John Ashcroft. Chacun en prend pour son grade : Rumsfled qui connaît les meilleurs moyens pour tout faire sauter et tuer un maximum de monde, Condoleezza Rice, qui connaît tout sur ces petits pays dangereux avec de drôles de noms.

Pour compléter le tableau, un rapide coup d’œil sur les protagonistes : forces américaines, britanniques, diplomates, irakiens, kurdes, turcs, talibans, etc. C’est mieux qu’une page de l’annuaire Jane’s, la bible des spécialistes de la chose militaire. Chacun est présenté avec ses forces et ses faiblesses. Les Américains, bien armés mais susceptibles de souffrir du syndrome de la guerre du Golfe, les Anglais, bons soldats à la baïonnette mais qui carburent au thé... En face, il y a l’armée irakienne, ou ce qu’il en reste. Ses points forts ? Elle a retenu les leçons de l’histoire et ne commettra pas les mêmes erreurs qu’en 1991. Ses points faibles ? Elle commettra forcément d’autres erreurs. Autour des acteurs principaux, une kyrielle de second rôles : talibans, Hezbollah, Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, armée iranienne, etc.

Il ne reste plus qu’à "jouer" la partie. Rapidement, les forces américaines vont prendre le dessus, jusqu’au moment où l’Irak va lancer un premier missile équipé d’une charge bactériologique sur Haïfa, puis un autre, avec du matériel radioactif, sur Tel-Aviv. Le premier ministre israélien promet de ne pas réagir violemment, répondant avec subtilité et tact… vitrifiant Bagdad avec un seul missile.

Logiquement, la région s’embrase : en Arabie saoudite, en Egypte, au Liban, en Iran, à Gaza, au Pakistan, en Afghanistan, des groupes radicaux s’activent, se soulèvent, massacrent. Les Kurdes descendent du nord de l’Irak, tandis que les Turcs menacent d’écraser tout ce qui pourrait ressembler à un soulèvement kurde. Un diplomate américain est assassiné par des membres d’Al-Qaida, ce qui "ferme les portes à tout règlement politique dans la régions", selon Donald Rumsfeld.

L’agitation continue, l’Iran intervient dans le sud de l’Irak pour soutenir les chiites. On finit par retrouver le cadavre démantibulé de Saddam Hussein. Il ne reste plus qu’à trouver un personnage présentable pour diriger l’Irak… Nizar Al-Khazraji, Najib Al-Salihi ou Ahmad Al-Chalabi, présentés comme autant de clones massacreurs de Saddam Hussein. Quelle que soit la solution retenue, la région s’embrase, les missiles volent bas, entraînant de nouveaux pays dans la tourmente...

"C’est en lisant les sites Web dans le monde que je me suis dit qu’il fallait monter un jeu en Flash crédible sur la guerre, en s’inspirant des différentes sources d’informations que j’ai consultées", explique Dermot O’Connor. Le jeu, accessible depuis le mois de novembre, a mis deux mois pour attirer l’attention. Désormais, de nombreux mails de soutien, mais aussi des critiques, souvent argumentées, arrivent quotidiennement. "Ceux qui soutiennent la guerre ne sont pas nécessairement des bellicistes, reconnaît le graphiste de 34 ans. Beaucoup sont sincères quand ils disent qu’il est nécessaire de partir en guerre et nous respectons les points de vue opposés."

Le plus cocasse, c’est que cette animation est basée sur des faits réels, ou en tout cas une série d’articles parus dans la presse anglo-saxonne au cours des derniers mois. Ce qui n’empêche pas Dermot O’Connor d’être insulté par des internautes qui ne supportent pas une interprétation moins obtuse de l’actualité internationale et se demandent s’il n’est pas a) Français ou b) hippie communiste, avant de lui suggérer d’aller s’installer en Irak.

Pierre Bouvier

 

II Proche-Orient :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3210—309964-,00.html

Ariel Sharon compte sur les dividendes d’une guerre contre Bagdad

 
En dépit de la crainte d’une nouvelle attaque de missiles, le gouvernement israélien espère que la chute du régime de Saddam Hussein aura des effets positifs, à la fois sur les pays de la région et sur le conflit avec les Palestiniens, qui a déjà fait près de trois mille morts.
Si, officiellement, la guerre qui se prépare contre l’Irak ne concerne pas directement Israël comme l’affirme Ariel Sharon, les dirigeants de l’Etat hébreu espèrent des retombées favorables de la chute de Saddam Hussein. Tout d’abord, ils estiment que ce conflit contribuera à évincer définitivement yasser arafatet à le remplacer par une nouvelle direction. Ensuite comptant sur "un effet dominos", les autorités israéliennes pensent que le changement de pouvoir à Bagdad aura des répercussions dans toute la région et notamment sur les voisins d’Israël. Enfin, les militaires espèrent que cette deuxième guerre du Golfe mettra un terme à la deuxième intifada, comme ce fut le cas pour la première en 1991. Quant au risque d’une attaque de missiles, Israël est désormais doté d’un rempart efficace.

Jérusalem de notre correspondant

"Cette guerre n’est pas la nôtre" : la formule, à valeur officielle, a été utilisée à plusieurs reprises par le premier ministre israélien, Ariel Sharon. Une attaque américaine contre l’Irak ne concernerait le pays que dans la mesure où il devrait se préparer à d’éventuelles représailles irakiennes sur le modèle des tirs de missiles Scud de 1991. Ces tirs n’avaient fait au total que deux morts mais "le long bras" de Bagdad a durablement traumatisé la population et l’appréhension reste vive, encore aujourd’hui, en dépit de l’assurance manifestée par l’état-major israélien quant à l’incapacité dans laquelle se trouverait l’Irak de procéder à des tirs semblables.

Au-delà de cet aspect conjoncturel et du débat sur la légitimité d’une réponse israélienne à ces attaques hypothétiques, la variable irakienne a pourtant été à ce point intégrée par les autorités israéliennes au cours des derniers mois qu’elle est devenue un élément clef pour un éventuel après-Intifada.

Ephraïm Halévy, ancien directeur du Mossad, a été le premier à théoriser tout haut ce qui se dit tout bas au sein du Planning militaire israélien : un renversement du régime irakien aura nécessairement un "effet de dominos" sur l’ensemble de la région. Aux frontières d’Israël, principalement en Syrie, mais également à l’intérieur des territoires palestiniens. "La première Intifada a été stoppée par la première guerre du Golfe, la deuxième pourrait connaître un sort identique", ne craint pas d’assurer un très haut responsable militaire sous couvert d’anonymat, confiant dans le nouveau rapport de forces qui s’établirait "si une attaque américaine a lieu et si elle est victorieuse".

Pour le même haut responsable militaire israélien, le chef de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, "pourrait alors perdre le peu qui lui reste : la légitimité que lui accordent encore les Européens et qui fait obstacle" au projet américain et israélien "de faire émerger une nouvelle direction palestinienne non compromise avec le terrorisme", et surtout présumée plus accommodante. Le chef de cabinet de M. Sharon, chargé des contacts avec les Palestiniens, Dov Weissglass, a prédit lui aussi, mardi 18 février, que le chef de l’Autorité palestinienne "n’occupera plus sa fonction en raisondepressions montantes contre lui", après une offensive américaine en Irak.

ERREUR STRATةGIQUE

M. Arafat est donc prévenu, même s’il s’est gardé de répéter sa très lourde erreur stratégique de 1990, lorsqu’il s’était aligné sur un régime irakien promis à la défaite après l’invasion du Koweït. Il risque, après avoir été associé à Oussama Ben Laden par M. Sharon à la suite des attentats anti-américains du 11 septembre 2001, d’être assimilé par Israël au président irakien dès le déclenchement d’une offensive américaine en Irak. Les responsables militaires israéliens se font fort de mettre en évidence les liens des Palestiniens avec Bagdad, ennemi irréductible d’Israël, et notamment les aides versées par le régime de Saddam Hussein aux familles des kamikazes même si elles échappent généralement aux circuits institutionnels palestiniens. Les autorités israéliennes se gardent bien, en revanche, de rappeler que, lors du sommet de la Ligue arabe à Beyrouth, en mars 2002, l’Irak avait approuvé, comme tous les autres pays, la perspective d’une normalisation avec Israël en échange d’une paix avec les Palestiniens, conformément au plan du prince saoudien Abdallah, rejeté alors par M. Sharon et qui est donc resté lettre morte.

C’est pour cette raison que les responsables militaires et politiques israéliens ne cessent d’annoncer sur tous les tons, depuis le mois d’octobre 2002, une guerre "imminente"dont ils espèrent en fait beaucoup. D’autant qu’ils ne s’attendent pas à payer un prix diplomatique semblable à celui acquitté en 1991. Les Etats-Unis avaient en effet imposé au premier ministre de l’époque, Itzhak Shamir, l’ouverture à Madrid d’un processus qui devait déboucher par la suite sur les accords d’Oslo et la réhabilitation de M. Arafat, deux ans plus tard.

Aujourd’hui, les autorités israéliennes sont convaincues de la solidité des liens tissés avec l’administration républicaine par M. Sharon. Ce dernier en a même fait l’un de ses principaux thèmes de campagne lors des élections du 28 janvier. L’un des rares bémols à cet optimiste réside cependant dans la situation économique désastreuse dans laquelle se trouve le pays, qui aurait grandement besoin d’une aide d’urgence américaine de 12 milliards de dollars (dont 8 milliards de garantie d’emprunt), en plus de l’aide annuelle de plus de 2 milliards de dollars. Les Etats-Unis disposent en la matière d’un levier puissant.

En 1991, parce que M. Shamir s’opposait au gel de la colonisation des territoires occupés prônée par Washington, une précédente administration républicaine avait refusé des garanties bancaires pour un montant de 10 milliards de dollars dont avait besoin Israël pour faciliter l’intégration des juifs en provenance de l’ancienne Union soviétique.

Gilles Paris

700 millions de dollars pour les Palestiniens

Les organisations et pays donateurs réunis à Londres, mercredi 19 février, par le comité ad hoc d’aide aux Palestiniens ont promis une aide de 700 millions de dollars (650 millions d’euros) à l’Autorité palestinienne pour 2003, a annoncé la Banque mondiale. Selon cet organisme, environ 60 % des Palestiniens vivent avec moins de 2 dollars (1,87 euro) par jour. Le responsable de la Banque mondiale pour les territoires palestiniens, Nigel Roberts, a indiqué qu’il était "raisonnable" d’espérer que les donations atteignent 1,1 milliard de dollars pour le budget palestinien 2003. Un peu plus de 1 milliard de dollars avait été débloqué en 2002, a-t-il précisé, soulignant que 80 % de cette somme provenait de l’Union européenne, de la Ligue arabe et des Etats-Unis. "Certains donateurs se sont inquiétés de voir qu’une aide fournie en l’absence d’un cadre politique pourrait mettre en péril le but à long terme d’un Etat palestinien viable en détruisant les institutions palestiniennes", a souligné le comité, ajoutant que le bouclage des territoires a été "la cause la plus directe du déclin de l’économie palestinienne". - (AFP.)

http://infos.netscape.fr/info/NDepeche?id=126032&cat_id=3

20 février, 15h46

Sharon et Mitzna maintiennent le suspens sur l’union nationale

Par James HIDER
L’incertitude continuait de planer jeudi sur la composition de la future coalition gouvernementale d’Ariel Sharon, à la veille d’une nouvelle rencontre entre le Premier ministre et le chef de l’opposition travailliste, Amram Mitzna.
M. Sharon espère toujours former un gouvernement d’union nationale le plus large possible afin de ne pas être dépendant d’une majorité plus restreinte composée de partis d’extrême droite qui le placerait dans une position difficile sur le front intérieur et extérieur.
M. Mitzna, qui est contesté au sein de son propre parti, doit pour sa part décider s’il respecte la promesse faite eaux électeurs de ne pas entrer dans un gouvernement dirigé par Ariel Sharon et de prendre la tête de l’opposition.
Michael Bar-Zohar, un analyste politique et ancien député travailliste, estime que M. Sharon, malgré sa brillante victoire qui a lui a permis de faire élire 38 députés de son parti, le Likoud, sur 120, est ouvert à un compromis.
"C’est sa dernière législature comme Premier ministre, s’il veut procéder à de réels changements, pour s’assurer une place dans l’Histoire, il doit faire quelque chose de sérieux, ce qui lui serait impossible dans le cadre d’un gouvernement avec l’extrême droite et les partis religieux", a-t-il affirmé à l’AFP.
"Pour cela, il a besoin des travaillistes et du Shinouï", un parti laïc de centre-droit qui a réussi une percée en faisant élire 15 députés alors que les travaillistes enregistraient leur pire score avec 19 députés.
Mais Michael Bar-Zohar estime que M. Mitzna s’est "tiré une balle dans le pied" en jurant de ne pas entrer dans un gouvernement Sharon. Selon lui, M. Mitzna, "un novice en politique, ne constitue qu’un épisode dans l’histoire du parti".
Il estime qu’Ariel Sharon est prêt à démanteler les colonies sauvages installées en Cisjordanie pour attirer les travaillistes tout en leur proposant deux des trois "grands" portefeuilles ministériels : les Finances, les Affaires étrangères ou la Défense.
Ariel Sharon a également fait savoir qu’il était ouvert à des discussions avec des responsables palestiniens modérés, malgré sa promesse de ne pas négocier "sous le feu".
Ces "gestes" ont accru les pressions sur Amram Mitzna pour entrer dans un gouvernement d’union nationale et saisir l’occasion de relancer les négociations avec les Palestiniens.
Selon les médias israéliens, les deux hommes restent prudents l’un vis-à-vis de l’autre. Certains commentateurs estiment que de nombreux Israéliens soutiennent le plan d’évacuation de la bande de Gaza présenté par Amram Mitzna et de relance des négociations avec les Palestiniens, sans lui faire confiance pour mener à bien ces tâches.
D’un autre côté, nombreux sont les Israéliens qui sont réservés à propos des capacités d’Ariel Sharon à parvenir à une paix durable.
Les analystes estiment que le problème principal réside dans l’absence de confiance entre les deux hommes.
M. Mitzna redoute que les promesses qui lui a faites Ariel Sharon lundi, d’impulser une véritable paix, et de freiner la colonisation constituent un leurre pour l’attirer.
Le commentateur Bradley Burston souligne pour sa part dans le quotidien Haaretz que la rencontre de vendredi pourrait avoir un impact important sur la politique intérieure, réduire l’influence des durs de la droite et des ultra-orthodoxes, et contraindre Ariel Sharon à dévoiler ses réelles intentions.
Mais en effectuant une ouverture vers les travaillistes, Ariel Sharon prend un risque vis-à-vis des durs du Likoud, qui rejettent l’idée d’un Etat palestinien indépendant que la majorité des Israéliens soutient.
Les commentateurs estiment qu’un conflit avec son propre parti et ses alliés traditionnels d’extrême droite et religieux pourrait être le prix à payer pour rallier la majorité des Israéliens en vue de possibles pressions américaines pour résoudre la question palestinienne après une éventuelle guerre en Irak.

 

III Betancourt :

http://www.lesoir.be/articles/n_01.asp

Ingrid Betancourt enlevée depuis un an

L’ex-candidate écologiste à la présidence colombienne, Ingrid Betancourt, devenue l’une des plus célèbres otages de la guérilla, a été enlevée il y a un an, le 23 février 2002, par les FARC.

L’ancienne sénatrice de 41 ans, qui dispose de la double nationalité colombienne et française, fait partie des 23 personnalités politiques détenues par la principale guérilla du pays, qui retient également en otages huit cents civils et 47 officiers de l’armée. Les FARC exigent pour leur éventuelle libération un « échange humanitaire » avec des rebelles détenus dans les prisons colombiennes.

Voici les principaux événéments depuis l’enlèvement de Mme Betancourt :

- 23 février 2002 : Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes, 17.000 hommes) enlèvent Ingrid Betancourt et sa directrice de campagne, Clara Rojas, près de Florencia (sud-est de Bogota).

- 27 février : Les FARC donnent un an au pouvoir pour échanger Ingrid Betancourt et cinq parlementaires, séquestrés pour certains depuis plus d’un an, contre des guérilleros détenus en Colombie.

- 23 mars : La famille d’Ingrid Betancourt appelle en vain la guérilla à la libérer pour lui permettre d’assister aux obsèques de son père, Gabriel Betancourt, ancien ministre de l’Education.

- 26 mai : Ingrid Betancourt, dont la candidature a été maintenue malgré sa séquestration, obtient 0,5% des voix à l’élection présidentielle.

- 23 juillet : L’ex-candidate apparaît pour la première et unique fois dans une vidéo, tournée le 15 mai par la guérilla. Elle y demande au procureur général de la République d’enquêter sur les circonstances de son enlèvement.

- 6 octobre : L’auteur présumé de l’enlèvement, José Arroyave, un commandant des FARC, est tué par l’armée au sud de Bogota. L’armée affirme qu’elle ne mènera aucune opération pour libérer Ingrid Betancourt « tant que sa famille ne (l’) y autorisera pas ».

- 11 octobre : Le mari d’Ingrid Betancourt, Juan Carlos Lecompte, propose une médiation de l’Union européenne ou du Vatican pour faire libérer son épouse.

- 23 octobre : La famille d’Ingrid Betancourt demande aux FARC des preuves de sa survie. Sa mère, Yolanda Pulecio, lance un appel au président Uribe pour la libération de sa fille et des autres otages dans le cadre d’un accord humanitaire.

- 21 novembre : La fille de l’ex-candidate, Mélanie, demande à la France de « s’impliquer davantage » pour la libération de sa mère, lors d’une visite à Paris. - 29 novembre : Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, en visite en Colombie, déclare que la France est prête à « aider et à faciliter un échange humanitaire » entre guérilleros détenus et leurs otages, dont Ingrid Betancourt.

- 16 décembre : Mélanie Betancourt demande au président Chirac d’intervenir auprès de l’Espagne et des Etats-Unis pour qu’ils se mobilisent pour la libération de sa mère.

- 30 décembre : Juan Carlos Lecompte appelle à la poursuite des médiations, notamment de Paris et de Berlin, pour la libération de sa femme.

- 31 janvier 2003 : Le pouvoir constitue une commission de trois personnalités chargée de négocier le projet d’échange de prisonniers avec les FARC.

- 11 février : Les FARC refusent la commission humanitaire désignée par le pouvoir et exige un « groupe de haut niveau » avec des fonctionnaires du pouvoir.

- 19 février : Le secrétaire d’Etat français au Affaires étrangères, Renaud Muselier, déclare à Genève lors d’une visite pour rencontrer les responsables d’organisations humanitaires, qu’Ingrid Betancourt a failli être libérée la semaine précédente.

AFP

IV Le Monde :

http://infos.netscape.fr/info/NDepeche?id=125844&cat_id=6

19 février, 19h05

Le livre sur Le Monde veut "investiguer sur l’investigateur"

par Christine POUGET
"La Face cachée du Monde", ouvrage signé Pierre Péan et Philippe Cohen, veut dénoncer le double langage du "quotidien de référence", qui ne respecterait pas les principes moraux qu’il prône, si l’on en juge par les 12 pages de "bonnes feuilles" publiées mercredi par l’hebdomadaire L’Express.
Ce document de plus de 600 pages qui veut "investiguer sur l’investigateur" est signé par l’auteur reconnu de "Une jeunesse française" et "TF1", et par un journaliste de l’hebdomadaire Marianne. Il doit paraître le 26 février.
L’Express présente l’ouvrage comme un "livre-événement", une "somme" sur un journal qui, selon le président du directoire du magazine Denis Jeambar, "depuis quelques années distribue au nom de sa +morale+, bonnes et mauvaises notes".
Pour MM. Péan et Cohen, "le nouveau Monde n’a plus de filiation morale, politique et culturelle avec le journal d’Hubert Beuve-Méry". La direction du Monde s’est rendue coupable de "trahison" qui se résume, selon eux, à "dénonciation à sens unique", "cynisme", "abus de pouvoir", "autocratie".
Ils pointent la "relation privilégiée" du directeur général des rédactions Edwy Plenel avec le syndicaliste policier Bernard Deleplace, devenu après 1981 le "deuxième flic de France", le "coup d’Etat institutionnel" en 1994 de Jean-Marie Colombani, actuel directeur, d’Alain Minc, président du Conseil de surveillance, et d’Edwy Plenel.
Les auteurs abordent également la question du soutien à la candidature d’Edouard Balladur à l’élection présidentielle de 1995.
Mercredi, le secrétariat d’Edwy Plenel se contentait d’indiquer que ce dernier attendait "d’avoir le livre avant de réagir, et que le lectorat du Monde aurait la primeur de sa réaction".
"coup"
Aucune allusion à cette parution dans l’Express n’a été faite aux conférences de rédaction de mercredi matin. Rue Claude-Bernard, au siège du Monde, la rédaction commentait toutefois abondamment L’Express. Un journaliste estimait, facétieux : "On entend surtout les photocopieuses fonctionner".
"On en parle, mais la rédaction n’est pas du tout déstabilisée", affirmait une journaliste, selon laquelle les "bonnes feuilles" ne contiennent pas d’informations vraiment nouvelles.
"C’est le café du commerce. On mesure les risques de déstabilisation du trio Colombani-Plenel-Minc", renchérissait un autre rédacteur, tout en reconnaissant le "passif de haine à l’égard du Monde" de la part de "milieux éditoriaux, politiques et économiques". "Il fallait que l’orage éclate. L’échec de Lionel Jospin a déstabilisé le trio car ils avaient dans leur camp Matignon".
Dans son éditorial, M. Jeambar affirme que les extraits cités de sept chapitres sur 25 sont "révélateurs sans être les plus cruels et les plus détonants".
M. Jeambar évoque ses hésitations avant publication : "Nous sommes suspects à L’Express (...) de vouloir rendre les coups que Le Monde nous a portés en 1997 quand il chercha à acheter le journal. Ensuite, ajoute-t-il, L’Express appartient désormais à un groupe de presse (Socpresse) puissant, rival du Monde toujours prompt à se prétendre le vrai contre-pouvoir qui appartient à des journalistes qui chassent la vérité dans la transparence".
Quant à l’éditeur Claude Durand (Fayard) qui a mené seul avec les auteurs ce "coup", il répond à ses détracteurs pour qui il aurait fait ce coup d’éclat avant de prendre sa retraite : "Ce sont les gens trop prudents qui n’ont pas le goût de l’aventure, qui devraient prendre leur retraite !".

 

A demain


Répondre à cet article