Tunisie Réveille Toi ! http://www.reveiltunisien.org/ Site d'information et d'opinion sur la Tunisie fr SPIP - www.spip.net La peur au ventre : 2e partie http://www.reveiltunisien.org/spip.php?article1442 http://www.reveiltunisien.org/spip.php?article1442 2004-10-21T15:23:56Z text/html fr Decepticus Elections 2004 boycott Ce texte est également consultable sur nawaat 1ère partie, lire Au diribitorium, je vis, je vote… je vivote Ouf ! J'ai eu peur, vous savez ! Depuis la dernière fois (il y a deux ans), je n'ai cessé de me faire un sang d'encre. Ce n'était vraisemblablement pas une si bonne idée de vous dire le fond (enfin, un peu de ce qui flotte entre deux eaux) de ma pensée. Heureusement que personne n'a eu l'idée de chercher parmi les fonctionnaires qui ont une femme enseignante, des crédits pour une voiture (...) - <a href="http://www.reveiltunisien.org/spip.php?rubrique40" rel="directory">Politique</a> / <a href="http://www.reveiltunisien.org/spip.php?mot56" rel="tag">Elections 2004</a>, <a href="http://www.reveiltunisien.org/spip.php?mot98" rel="tag">boycott</a> <div class='rss_chapo'><p><a href="http://www.nawaat.org/front/index.php?module=article&view=248" class='spip_out' rel='external'>Ce texte est également consultable sur nawaat</a></p></div> <div class='rss_texte'><p>1ère partie, <a href="http://www.tunezine.com/tunezine100.htm#6" class='spip_out' rel='external'>lire</a></p> <p>Au diribitorium, je vis, je vote… je vivote</p> <p>Ouf ! J'ai eu peur, vous savez ! Depuis la dernière fois (il y a deux ans), je n'ai cessé de me faire un sang d'encre. Ce n'était vraisemblablement pas une si bonne idée de vous dire le fond (enfin, un peu de ce qui flotte entre deux eaux) de ma pensée. Heureusement que personne n'a eu l'idée de chercher parmi les fonctionnaires qui ont une femme enseignante, des crédits pour une voiture populaire et un ordinateur et des voisins médecin et homme d'affaire ! Encore que, avec un peu d'effort, j'aurais pu être démasqué. Mais peut-être que je l'ai été et que je ne dois le fait d'être encore en liberté qu'à la magnanimité de notre héros national artisan du changement ?</p> <p>Je suis un honnête citoyen, très patriote. J'aime mon pays et je ne supporte pas qu'on dise quoi que ce soit de mal sur lui, quel que soit cet 'on'. Et comme tout bon citoyen qui se respecte, je m'acquitte de mes devoirs civiques sans qu'on me le demande. Mais bien que je n'aie rien à me reprocher (sauf de vous avoir adressé la parole, euh ! des octets ?) j'étais, comme je vous le disais, jusqu'à il y a deux semaines dans tous mes états : je n'arrivais plus à dormir, j'étais tourmenté, inquiet, mais j'ai atteint le summum de l'angoisse quand j'ai découvert qu'à part moi, tous mes voisins, tous les membres de ma famille, tous mes collègues avaient reçu leurs cartes d'électeurs ! Je ne vous décris pas mon désarroi. Mon nom était pourtant présent dans les listes exposées à la municipalité ! Sans carte, je ne pourrai pas m'acquitter de mon devoir sacré ! Je ne pourrai pas voter ! Que s'était-il passé ? Etait-ce parce que je n'avais donné qu'un dinar à ma fille pour le 26-26 ? Ou bien parce que je n'avais pas participé aux festivités du 25 juillet dernier au siège du Parti ? Pourtant, j'étais cloué au lit par un méchant pityriasis versicolor (c'est un nom savant que je me rappelle avoir lu et qui fait sérieux, je ne sais pas ce que ça veut dire mais ils ont marché ; en fait, j'étais à la plage mais motus, hein ! A moins que quelqu'un ait cafté !) Ou bien était-ce parce qu''ils' savaient que je surfais parfois sur des sites pas très orthodoxes ? Merde ! Pourtant j'avais arrêté de le faire depuis un an ou plus, dès que j'ai su que c'était interdit et que mon neveu utilisait des moyens détournés pour y accéder !</p> <p>Ca n'aurait pas été si grave si on m'avait oublié des listes mais le problème est que j'y étais en bonne position : aucune chance de passer inaperçu ! Le jour du vote, il n'y aura que le vide en regard de mon nom, un rectangle blanc qui contrastera (et quel contraste !) avec les autres cases noircies et tamponnées ! Et je serai quoi, alors ? Un boycotteur ! Moi, un boycotteur !? C'était le conseil de discipline, à coup sûr, la porte, très vraisemblablement ! Ma femme serait mutée au plus profond de la Tunisie profonde, je serai accusé de dissidence et peut-être même de haute trahison, puisque j'ai ma carte de membre RCD ! La peste soit de cette opposition de merde ! Mais de quoi se mêlent-ils ? C'est quoi cet appel au boycott qui me mettait dans de beaux draps ? Vous voyez un peu dans quel pétrin ils ont mis leurs concitoyens ? Sans cet appel, j'aurais pu me débiner et arguer de n'importe quelle excuse : un ami aurait voté pour moi et on en serait resté là. Mais là, avec cette histoire de boycott, c'est une toute autre histoire ! Non, ça ne pouvait se faire, ça ne devait se faire !</p> <p>Je suis resté deux jours prostré, cloîtré à la maison et j'ai décidé avec ce qui me restait comme volonté de consulter mon toubib de voisin qui m'a prescrit un arrêt de travail de quinze jours pour ce qu'il a appelé "syndrome dépressif majeur préélectoral" et m'a promis de voir ce qu'il en était avec le 'omda' qui était un parent. Le soir même, la bonne nouvelle est tombée : ma carte avait simplement été donnée par erreur à un homonyme qui ne s'était même pas étonné d'en avoir reçu deux ! Je ne vous dis pas ma joie et mon soulagement ! Je respirais, enfin !</p> <p>J'ai profité de mon arrêt maladie pour flâner dans les rues de la ville. Je voulais voir à quoi ressemblaient ces rigolos qui se présentaient aux élections contre notre président. Il fallait visiter plusieurs pancartes électorales pour parvenir à avoir une idée sur les figures des candidats aux législatives : en effet, nombreuses étaient les affiches opposantes déchirées ; des actes répréhensibles, certes, faits par des vandales qui n'avaient aucun sens artistique : ça faisait fausse note avec l'harmonie du rouge avec le bleu, le chocolat, le saumon et le jaune. A ce propos, je me suis toujours demandé pourquoi le RCD (zut ! j'oublie toujours que j'en fais partie avec ma carte ; je devrais dire 'notre parti'), historiquement symbolisé par la couleur rouge en a adopté une deuxième, le mauve. Pourtant, je me souviens vaguement qu'aux législatives de 1989 cette dernière couleur était la bannière des islamistes. Oups ! J'ai dit le mot tabou ! Re-merde ! Je corrige : le mauve était donc la couleur des … islamoïdes (comme androïde, humanoïde, paranoïde…) C'est fou, ça, chaque fois que j'entends la chanson :" ??? ?? ????? " je me remémore les gigantesques meetings électoraux des islamoïdes (il est beau, hein, mon néologisme ?) Non, je n'y assistais pas : il y avait tellement de monde que la moitié des gens restaient dehors mais on entendait leurs haut-parleurs diffuser cette chanson. J'avais bien aimé alors la réplique d'un ministre candidat RCD ; il disait, en guise de contre-attaque au programme des islamoïdes (décidément, je l'aime bien, ce mot) : "n'oubliez pas la chanson de Ali Erriahi, Dieu ait son âme, et qui dit : ??? ??????? ?????? " argument que j'avais trouvé personnellement massue ! Mais bon, les goûts et les couleurs…</p> <p>C'est ainsi que j'ai été ce matin dès la première heure au bureau de vote, une salle de l'école du quartier. Les regards souriants des membres du bureau que je connaissais presque tous m'ont accueillis ; ils m'auraient bien proposé un café n'était-ce le mois du jeûne. Il y avait parmi eux un inconnu : c'était un observateur, m'ont-ils expliqué. Je leur ai présenté ma carte et, fièrement, devant tout le monde, je n'ai pris avec les enveloppes que la couleur du président et celle de son parti (merde ! encore une bavure ! je veux dire notre parti) Je n'ai pas compris l'insistance du chef du bureau qui insistait pour que je me serve de toutes les piles présentées mais je ne voulais pas que l'ombre d'un doute sur mon allégeance à mon président et mon parti (je ne me suis pas trompé, là !) puisse planer.</p> <p>Avec toute assurance, je me suis dirigé vers l'isoloir où j'ai mis les couleurs dans leurs enveloppes respectives. En sortant, je ne me sentais plus très bien ; d'une main qui commençait à trembler, j'ai rapidement glissé mes bulletins dans les urnes respectives. Je me sentais soudain mal à l'aise : je ne voulais qu'une chose : partir, le plus rapidement possible. Ce que j'ai fait, à peine ma carte tamponnée récupérée. J'avais envie de me vomir. Je n'ai même pas attendu ma femme qui était venue voter avec moi. Je suis rentré chez moi et j'ai pleuré.</p></div> Maux croisés du 20 mars 2004 http://www.reveiltunisien.org/spip.php?article1084 http://www.reveiltunisien.org/spip.php?article1084 2004-03-20T19:12:23Z text/html fr Decepticus Dictature Indépendance - <a href="http://www.reveiltunisien.org/spip.php?rubrique44" rel="directory">Opinions</a> / <a href="http://www.reveiltunisien.org/spip.php?mot79" rel="tag">Dictature</a>, <a href="http://www.reveiltunisien.org/spip.php?mot101" rel="tag">Indépendance</a> Religion : Quel avenir pour la jeunesse tunisienne ? https://www.reveiltunisien.org/spip.php?article227 https://www.reveiltunisien.org/spip.php?article227 2002-11-13T15:37:12Z text/html fr Decepticus Il y a quelques jours, au retour du travail et alors que s'élevait l'appel à la prière du « Maghreb » signifiant la rupture du jeûne, j'ai ressenti une force irrépressible me poussant à entrer faire la prière dans la mosquée près de chez moi. Il n'y avait là rien d'étonnant pour un musulman pratiquant, mais pour moi, ça voulait dire beaucoup. Il y avait douze ans que je n'y avais pas mis les pieds ! C'était un serment que j'avais fait : boycotter la « prière du vendredi » tant que durera le « calvaire ». Et du (...) - <a href="https://www.reveiltunisien.org/spip.php?rubrique8" rel="directory">Dossiers thématiques</a> <div class='rss_texte'><p>Il y a quelques jours, au retour du travail et alors que s'élevait l'appel à la prière du « Maghreb » signifiant la rupture du jeûne, j'ai ressenti une force irrépressible me poussant à entrer faire la prière dans la mosquée près de chez moi. Il n'y avait là rien d'étonnant pour un musulman pratiquant, mais pour moi, ça voulait dire beaucoup. Il y avait douze ans que je n'y avais pas mis les pieds ! C'était un serment que j'avais fait : boycotter la « prière du vendredi » tant que durera le « calvaire ». Et du boycott de la prière hebdomadaire s'est ensuivi celui de la prière dans la mosquée en général (mais pas de la prière tout court, Dieu m'en préserve !) J'ai de bonnes (et très douloureuses) raisons pour avoir fait ce serment (encore une fois, je ne suis pas chi'ite, ni sunnite d'ailleurs mais « hanifann mouslimann »). Je vous en dirai peut-être plus une autre fois.</p> <p>J'ai été frappé par le grand nombre de jeunes, enfants, adolescents, des deux sexes qui remplissaient la salle de prière. J'avais entendu dire que les mosquées se remplissaient de plus en plus mais je ne m'imaginais pas que ce fut à ce point ! Et ce n'était pas parce que c'était « Ramadan », m'avait assuré un habitué.</p> <p>Nous assistons ces dernières années à un drôle de phénomène. Le retour de la religion en Tunisie est en train de se faire au grand galop. Par retour, je veux dire la ressuscitation de la pratique des rites (prière, jeûne etc.), la tendance vers certaines modes vestimentaires, la néo-acquisition de certains réflexes linguistiques à caractère résolument religieux, etc. Ce phénomène touche une grande partie de la jeunesse scolarisée de moins de 20 ans, des femmes au foyer et, à un degré moindre, des personnes plus âgées. En tant que musulman pratiquant et croyant en l'universalité et la noblesse de la cause musulmane, je devrais m'en féliciter. Pourtant, cela me semble être plus un sujet d'inquiétude que de réjouissance. Certes, de prime abord, on pourrait conclure à l'échec de la politique de laïcisation et d'« assèchement des racines » de l'état tunisien. Certes, mais je doute que ce soit tout à fait le cas.</p> <p>Il est de notoriété publique que ce qu'on appelle communément « islamisme » est, depuis le début des années 1980, la principale préoccupation du gouvernement tunisien. Vingt ans ne lui ont pas suffi pour comprendre ce phénomène. Que dire alors des moyens mis en œuvre pour y faire face ! C'est justement à partir de ces derniers qu'on en arrive à la première conclusion.</p> <p>Il serait erroné de croire que l'état RCD ne s'est pas efforcé d'étudier à fond l'islamisme tunisien afin de mieux le comprendre pour mieux le combattre. Mais il est tout aussi sûr que plusieurs tendances au sein du pouvoir se sont opposées quant à la meilleure façon de procéder, tant étaient variées et discordantes les « techniques » utilisées. C'est ainsi qu'on a pu assister à une répression sanguinaire, une politique de la terreur, un changement du contenu des cours d'éducation religieuse, des tentatives de dialogue avec certains courants, l'encouragement (ou du moins une feinte ignorance) de certaines pratiques de l'islam jugées non dangereuses (soufisme, tabligh), la fermeture des mosquées hors des horaires administratifs, l'arrestation et la menace des jeunes qui font la prière du matin à la mosquée, l'interdiction du port du foulard avec épingle (car c'est l'épingle qui cause problème !), le tout en faisant attention à ce que les porteurs de telles convictions n'aient pas accès aux postes sensibles : responsabilités scientifiques, enseignement, armée, police, haute magistrature etc. afin qu'ils n'aient pas d'influence « nuisible ». L'instrumentalisation de la religion par l'état saute aux yeux : appel à la prière à la télé, versets du Coran à toutes les sauces et à propos de tout et n'importe quoi, sermons du vendredi propagandistes…</p> <p>D'un autre côté, on a pu assister à de véritables programmes plus ou moins bien étudiés : une grande variabilité dans le traitement des prévenus supposés islamistes, variant de la torture systématique des présumés militants à des traitements tout ce qu'il y a de plus humain de certains simples sympathisants (tout en appliquant néanmoins à ces derniers les mêmes peines d'emprisonnement et de surveillance ultérieure… une sorte d'humour noir, quoi !) des tentatives de « dialogue » ou, mieux, de « lavage de cerveau » ont même eu lieu au début des années 1990 avec des prisonniers triés sur le volet (universitaires, sympathisants plutôt que militants, étudiants, enseignants) après des entretiens avec de hauts cadres du ministère de l'intérieur. Des séances de théâtre, cinéma, discussions avec des universitaires, de grands acteurs, avaient été organisées sans que ça ait débouché sur quoi que ce soit de concret et sans que l'on comprenne vraiment à quoi ces séances rimaient.</p> <p>Il ne faut pas être devin pour voir la grande influence qu'a la télévision par satellite sur la nature de ce changement. En effet, les chaînes égyptiennes, saoudiennes et d'autres pays du golfe nous inondent de programmes religieux très variés mais aussi très « intégristes » pour la plupart. Par intégristes, j'entends archaïques, rétrogrades, bornés, intolérants, etc. Il est très fréquent qu'en voyant de telles émissions, ma pensée aille immédiatement vers ces livres jaunes qui racontent que la terre est en équilibre instable sur la corne d'un taureau ! Certes, ça me fait chaud au cœur de voir un jeune faire ses prières, jeûner, ne pas blasphémer… mais je recule épouvanté dès qu'une discussion s'engage : ses références (les « ulémas » de la télé) deviennent intouchables, leur parole est indiscutable et si j'ose donner un avis contraire, j'ai droit à un sourire narquois plein de suffisance comme pour me jeter en pleine figure un « qui tu es, toi, pour oser discuter ce que dit untel ? », supposé me remettre à ma place.</p> <p>Le grand malheur, c'est qu'en voulant combattre un islamisme éclairé, tolérant, disposé à se remettre perpétuellement en question, l'état tunisien va être, à terme, responsable de l'éclosion d'un islamisme intolérant, dur, obscurantiste, imbu de lui-même. Les années 1980 ont été le théâtre d'un grand brassage d'idées, surtout au niveau universitaire, grâce à une certaine liberté et malgré d'assez fréquentes et parfois très violentes prises de bec, aussi nécessaires que bénéfiques, entre essentiellement islamistes et gauchisants, sans oublier les nationalistes et autres démocrates. De nos jours, les jeunes n'entendent plus qu'un seul son de cloches à propos de religion. Il ne s'agit pas de la propagande RCDienne qui n'a plus aucun écho, pour autant qu'elle en ait eu un avant, chez qui que ce soit. Il s'agit d'une musique importée, qui sonne faux, une musique qui prône l'intolérance, l'autosuffisance, le mépris des autres, l'impression de détenir La Vérité et que les autres sont des déviants… Et pour corser le tout, la réaction du pouvoir se résume à la brutalité qui n'aura pour résultat que de conforter ces esprits en ébullition et en quête d'idéal dans leurs convictions sectaires. Car que ressentira la jeune fille à laquelle on arrache le foulard devant tout le monde, qu'on traite de tous les noms, qu'on humilie, sinon de la haine et de la rancœur ? Que ressentira le jeune homme, épouvanté à son interpellation et à sa brutalisation à la sortie de la mosquée à l'aube, sinon de la terreur et une profonde sensation d'injustice ? Ils ne pourront que donner raison aux thèses de Ben Laden et consorts et un radicalisme islamiste a toutes les chances de se former dans leurs esprits. Et qui en sera responsable ?</p> <p>Dieu préserve notre Tunisie et le reste du monde de telles dérives…</p> <p>Rappelons-nous que s'il suffit d'un verre d'eau pour éteindre un incendie la première minute, on n'en viendra jamais à bout si on attend trop longtemps. Et la solution n'est assurément pas d'attiser les flammes mais plutôt d'en éliminer les causes : laisser les gens s'exprimer librement, les laisser s'abreuver à toutes les sources du savoir sans restriction, les libérer du joug de la peur, favoriser les échanges, … bref, démocratiser la vie.</p> <p>VGE a dit que l'UE disparaîtrait si la Turquie y entrait. De même, une telle entreprise (de démocratisation) de la part du RCD signifierait sa disparition, une autolyse en quelque sorte. Est-il prêt à se sacrifier pour la patrie ? J'en doute…</p></div>