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Derniers messages des forums


Une action en hommage à Zouhair Yahyaoui
18 juillet 2014, par jectk79

Mon amie ne sait pas rediger un com sur un article. Du coup il voulais souligner par ce commentaire qu’il est ravi du contenu de ce blog internet.


Pourquoi aller tracer partout pour faire établir des évaluations de d’assurances familiales alors qu’existent des portails tels que Sherpa-mutuelle.fr proposant de rapprocher les propositions avec un comparateur mutuelle sophistiqué en restant votre demeure ? site => mutuelle obligatoire


Abderrazek Bourguiba condamné à 25 mois de prison
15 novembre 2011, par Bourguiba

je vous remercie
bourguiba abderrazak



Quelques points marquant contre l’environnement en Tunisie
6 novembre 2011, par xZNRpEkXvbSPvAf

I like to party, not look articles up online. You made it hpaepn.



Et puis y a eu la Révolution :)
1er novembre 2011, par liliopatra

On est mardi 1er novembre 2011, déjà neuf mois que ben ali s’est enfui et il est caché, comme un rat, en Arabie Saudite. Son collègue Gaddafi a été tué.
Après la lecture de cette lettre, tout cela parait être comme un cauchemar pour celles et ceux qui ne l’ont pas vécu personnellement. Cependant, le mal a sévi longtemps, beaucoup trop longtemps en Tunisie. Il est temps que ça change.
Tout un système policier qui s’effondre, la justice vient de renaître, certes encore fragile mais sera équitable insh’Allah.



Va chialer ailleurs ( reponse)
30 octobre 2011, par Maud

Oui il a un fils qui est mon meilleur ami et croyez moi, même si son père et loin de lui sa ne fait pas de lui un mauvais père il s’occupe très bien de lui et Selim va le voir de temps en temps. Je suis au cœur de cette affaire et je peux donc savoir les ressentis de chacun...



Va chialer ailleurs ( reponse)
30 octobre 2011, par Maud

ةcoutez quand on ne connait pas la personne on ne juge pas ! Je connais personnellement Monsieur Tebourski et je sais que c’est un homme bon, et je pense que si il a demander a rester en France c’est surtout pour son Fils !
Ne le jugez pas car vous ne le connaissez pas comme je le connais ! Je suis la meilleure amie de son fils Selim. Je sais qu’Adel est un homme bon alors arrêtez tous vos blabla et essayer donc de comprendre le fond de la chose. Merci et bonne soirée



> Une pétition de 86 prisonniers tunisiens
30 octobre 2011, par Moussa

the death of an African giant

Par : Y. Mérabet
En outre, contrairement à ce que pensent aujourd’hui de nombreux libyens, la chute de Kadhafi profite à tout le monde sauf à eux. Car, dans une Afrique où les pays de la zone subsaharienne riche en ressources minérales tournaient complètement le dos à la France pour aller vers la Chine, il fallait bien que monsieur Sarkozy trouve un autre terrain fertile pour son pays. La France n’arrive plus à vendre ses produits manufacturés ou de décrocher un marché en Afrique, elle risque de devenir un PSD C’est pour cela que l’on a vu une France prête à tout pour renverser ou assassiner Kadhafi ; surtout quand l’on sait que la Libye est l’une des premières réserves en Hydrocarbures d’Afrique et de Sebha est la capitale mondiale du trafic Franco-libyen de concentré d’uranium Nigérien. Egalement, l’on sait que jusqu’ici, les populations libyennes n’avaient rien à envier aux Français, ils vivaient richement mieux sans se suer. Puisque Kadhafi faisait tout son possible pour les mettre à l’abri du besoin. Il est donc temps pour les libyens de choisir pleinement futur partenaire occidental. Car si en cinquante ans de coopération la France n’a pu rien apporter à l’Afrique subsaharienne. Vat-elle apporter maintenant aux libyens un bonheur supérieur à celui que leur donnait leur Guide. Rien à offrir à ces ignorants de libyens, sauf des repas communs dans les poubelles de la ville Paris, en France c’est déjà la famine ? Lui, qui durant plusieurs décennies était l’un des faiseurs d’hommes les plus efficaces sur le continent Africain. De son existence, Kadhafi était le leader le plus généreux d’Afrique. Pas un seul pays africain ne peut nier aujourd’hui n’avoir jamais gouté un seul pétro –Dinar du guide Libyen. Aveuglement, et motivé par son projet des Etats-Unis d’Afrique, Kadhafi de son existence a partagé l’argent du pétrole libyen avec de nombreux pays africains, qu’ils soient Francophones, Anglophones ou Lusophones. Au sein même de l’union Africaine, le roi des rois d’Afrique s’était presque érigé en un bailleur de fond très généreux. Jusqu’à l’heure actuelle, il existe sur le continent de nombreux présidents qui ont été portés au pouvoir par Kadhafi. Mais, curieusement, même pas un seul de ces élèves de Kadhafi n’a jusqu’ici eu le courage de lui rendre le moindre hommage.Au lendemain du vote de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU, certains pays membres de l’union africaine sous l’impulsion de Jacob Zuma ont tenté d’apporter un léger soutien au guide libyen. Un soutien qui finalement s’est éteint totalement sans que l’on ne sache pourquoi. Même l’union africaine qui au départ conditionnait avec amertume la prise du pouvoir libyen par un groupe de terroristes et la reconnaissance du CNT libyen constitués de traitres, s’est finalement rétracté de façon inexplicable. Et curieusement, jusqu’aujourd’hui, aucun gouvernement consensuel n’a été formé en Libye. Depuis l’annonce de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, cette union africaine dont Mouammar Kadhafi était pourtant l’un des principaux défenseurs et ayant assuré le dernier mandat, n’a encore délivré aucun message officiel de condoléance à ses proches ou de regret. Egalement, même ceux qui hier tentaient de le soutenir n’ont pas eu le moindre courage de lever leur petit doigt pour rendre hommage à leur mentor. Jusqu’à l’heure actuel, seul l’ancien archevêque sud-africain et prix Nobel de paix Desmond TUTU a regretté cet acte ignoble. Même le président Abdoulaye Wade que l’on sait pourtant proche des révoltés libyens n’a pas encore salué la mort de l’homme qu’il souhaitait tant. Le lendemain de sa mort, un vendredi pas un musulman n’a prié pour lui ?.. A ce jour, sur le continent Africain, seul l’homme de la rue et les medias ont le courage de parler de cette assassina crapuleux du guide libyen. Mais, cette attitude des dirigeants africains ne surprend personne, dans la mesure où l’on sait que chaque président a peur de se faire remarquer par un Nicolas Sarkozy qui est capable de tout si la tête d’un président africain ou d’un arabe l’énerve.
Conclusion La Libye et l’Afrique toute entière viennent de tourner une page d’or avec la perte de Mouammar .
Traitre et maudit que je sois, si j’étais un libyen ?

Journaliste indépendant (Algérian Society for International Relations)
119, Rue Didouche Mourad
Alger centre



Liberté pour le Docteur Sadok Chourou
29 octobre 2011, par Dr. Jamel Tazarki

J’ai écrit un livre qui mérite d’être lu :
TOUT EST POSSIBLE - L’AVENIR DE LA TUNISIE
Vous pouvez télécharger le livre sur mon site Internet :
http://www.go4tunisia.de
Dr. Jamel Tazarki
Allemagne



DECES D’OMAR CHLENDI
28 octobre 2011, par bourguiba

Ma mére Térésa oui notre mére je suis abderrazak bourguiba le frére de mon meilleur ami Farouk .
vous peut etre me connait mais je pense pas que nous avont eu l’occasion de vous voir .

je suis désolé pour ce qui a passé pour mon frére Farouk .
Omar etait un homme exeptionnel un vrai homme j’ai passé avec lui 6 mois dans le prison nous étions plus que deux fréres.

soyez fiére de Farouk
et que la paradi soit pour lui



Projet libéral pour une nouvelle monarchie démocratique et laïque en Tunisie
22 octobre 2011, par Victor Escroignard

La Monarchie Constitutionnelle est l’avenir est la garantie des droits et libertés pour la Tunisie, la Libye et toute l’Afrique du Nord. Le Roi est l’âme du peuple, Il est porteur du sentiment d’unité nationale et du patrimoine historique du peuple. LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE EST LE PLUS SUR MOYEN POUR EVITER QU’UN PRESIDENT FINISSE UN JOUR EN DICTATEUR (voyez le cas du roi d’Espagne, sauveur des libertés après le Franquisme).



> Lotfi Hamdi, une Barbouze qui se voit ministrable
4 octobre 2011, par Anti Lotfi Hamdi

Bonjour Mesdames, Messieurs,

Je souhaite attirer votre attention sur le faite que ce Barbouze comme vous le dites, a retourné sa veste à l’instant où il s’est assuré du départ définitif du ZABA plus exactement le 18 Janvier 2011.

Mais encore ce dernier qui détient pas un seul titre comme auprès du RCD mais aussi faison parti de plusieurs association et surout la chambre Franco-Tunisienne de marseille ou il a volé récemment le portfolio pour se faire une nouvelle peau et une nouvelle virginité auprès de la Tunisie, avec un pseudo symposium tenue au pôle technologique sis à la Gazelle (Ariana).

Rappel du passé : Khaled Néji représentant de l’office de l’huile près du consulat générale de Tunisie à Marseille a été victime de sa (Stoufida).
Monsieur Kahled Néji a été limogé de son poste, radié de ses fonctions, décédés suite à une attaque cardiaque après avoir visité les prisons Tunisiennes

Je souhaite que cette personne n’intervienne plus sur le sol Tunisien afin de crée des réseaux encore pire qu’avant et revenir au pouvoir par la fenêtre.

Aidez moi à dire la vérité sur ce malheureux de la Sbikha (kairouan) qui fout la honte à son peuple.

Ce Virus, qui trompe sa femme sans scrupule ni honte. A trahit ce que nos ancêtres ont essayé de bâtir, bravour, fraternité dévouement, sincérité.

Il est et il sera toujours à l’antipode des Tunisiens , lèches botes et au plurielles

Vive la Tunisie sans hypocrites



Blog dédié à la défense du prisonnier politique Abderrahmane TLILI
4 octobre 2011, par bechim

bonjour je suis tres heureuse que mr tlili soit libere mais je n arrive pas avoir de nouvelles precises je tiens a dire que c est un MONSIEUR exceptionnel et qu il ne merite vraiment pas ce qu il a endure j aimerai pouvoir lui exprimer tte ma sympathie



> Tunisie, l’agression abjecte sur Samia Abbou par les voyous de Ben Ali
26 septembre 2011, par Liliopatra

Voilà quatre ans se sont écoulés et votre combat a porté ses fruits. J’aurais pas osé signer ces quelques mots par mon nom réel si vous n’avez pas milité pour ’ma’ liberté. Reconnaissante et le mot ne peut résumer ce que je ressens et tout le respect que je vous porte.

Merci...

Lilia Weslaty



> Les procès de l’ignorance et les progrés de l’Homme
24 septembre 2011, par a posteriori, l’auteur Nino Mucci

Les petits cons s’amusent à faire leurs graffitis imbéciles même sur les statues couvertes de prestige et d’histoire de Carthage ; on en a maintenant fini avec Ben Ali, avec la censure et l’étouffement des idées et de coeur opéré par son régime. Mais on en finira jamais avec l’idiotie des fondamentalistes islamiques qui promenent leurs femmes en burka, parce que c’est la seule façon par laquelle savent voir une femme : comme une bête dangeureuse. On en finira pas facilement, terrible dictature, avec ceux qui demandent maintenant de couper les mains, les jambes et les bras, suivant l’obsolète loi coranique, sans se faire aucun souci de l’Homme. Jésus, le Christ en est le plus grand champion, le Rédempteur de l’humanité, Lui qui a porté la Croix pour nous TOUS ; quant à la mafia et à al-Capone, nous les plaçerons comme un héritage historique de cet islam que tant s’acharnent à défendre par l’ignorance (mafia vient de l’arabe dialectal anciene "mafiah", c’est-à-dire "protection", la mafia est nait et c’est culturellement radiquée dans une ancienne terre d’islam, la Sicile)



que dieu te glorifie.
23 août 2011, par adyl

j’ai aimé ce que vous pensé . suis de ton coté. tu me trouvera a l’appui



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Bibliothèque > Revue de presse > RdP d’Ahmed Fouednejm
Revue de presse n°249
par Ahmed Fouednejm
9 octobre 2002

Sommaire :

Partie arabe : (Al Quds Al ArabiJazeera) :

  1. Le Ministre des A.E. Britannique a eu une rencontre "importante" avec Jamel Moubarek, le fils du Raïs égyptien, que la rumeur populaire annonce comme le prochain président égyptien http://www.alquds.co.uk/display.asp?fname=/alquds/articles/data/2002/10/10-09/g26.htm
  2. Des policiers égyptiens condamnés à la prison pour avoir torturé à mort, un citoyen http://www.alquds.co.uk/display.asp?fname=/alquds/articles/data/2002/10/10-09/g25.htm
  3. Des manifestations de soutien à la Palestine et à la population irakienne partout dans le monde, sauf dans les pays arabes ! http://www.alquds.co.uk/display.asp?fname=/alquds/articles/data/2002/10/10-09/g28.htm

Partie Française : (Le Monde) :

Au sommaire aujourd’hui 4 articles du Monde (édition du 10 octobre).

  1. Des groupes palestiniens unis à Gaza 
  2. La Jordanie redoute des frappes contre l’Irak 
  3. ةlections municipales en Algérie
  4. Des campus américains animés
 
Achevée aujourd’hui à 17 H 30 GMT.

 Bonne lecture !


 
I Gaza :
 
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3210—293572-,00.html
 
A Gaza, les combattants se préparent à un assaut de l’armée israélienne

Gaza de notre envoyé spécial

Tsahal, qui a envahi les enclaves palestiniennes de Cisjordanie, tourne autour de Gaza, où elle mène raids et incursions, comme un félin autour de sa proie. Dans cette bande de terre surpeuplée, cernée entre mer et fils de fer barbelés, les combattants se sont préparés, en deux années d’Intifada, à un assaut. Chaque jour plus unis, plus désespérés, et chaque jour mieux armés, même si leurs moyens restent dérisoires face à Tsahal, ils imaginent pouvoir résister à une hypothétique invasion. Les guerriers palestiniens, se détournant d’anciens rêves de paix, très critiques envers toute concession politique, croient que Gaza pourrait être, contrairement à une Cisjordanie géographiquement éclatée et militairement quasi inexistante, le front qui humilierait Israël.

A l’abri derrière des murs de ciment, dans une maison inachevée, les commandants militaires d’un camp de réfugiés se réunissent. Il y a "M.", des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, issues du Fatah, le parti de Yasser Arafat, "R." et "S.", des Brigades Ezzedine Al-Qassem, la branche armée du Hamas, le principal mouvement islamique, "L.", du Djihad islamique, "A." et "O.", du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Ils témoignent anonymement afin de protéger leurs familles. Ce sont eux qui ont choisi de rencontrer un journaliste ensemble, afin de convaincre de leur union.

" Il faut cesser de ne s’intéresser qu’aux contorsions de nos chefs politiques, déclare "O" en préambule. Ici, dans les camps de réfugiés, les combattants coopèrent, s’échangent armes et informations, s’unissent. Cette Intifada nous aide à tirer un trait sur le passé et à créer un nouvel esprit de résistance.

- Nous sommes des camarades, des frères, dit "M.", le cadre des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa et leader du camp. Nous, les chefs militaires, nous nous sommes connus dans les prisons israéliennes durant la première Intifada. Oslo nous a divisés, mais les mensonges de nos chefs nous ont finalement réunis. Nous partageons une cause, les mêmes objectifs. Quant aux plus jeunes, ils sont unis par une rage spontanée à l’encontre d’Israël.

Dans nos cœurs, il n’y a plus d’espace pour des espoirs de paix", clament les deux commandants du Hamas.

Pour ces six hommes âgés d’environ 40 ans, entrés en politique avec des lance-pierres, à la fin des années 1980, l’ennemi, au-delà de l’Etat hébreu, est l’accord de paix d’Oslo, et donc l’Autorité palestinienne qui l’a défendu.

"Après la création de l’Autorité palestinienne, nous avons découvert qu’Oslo est un véritable scandale, poursuit "M.". D’abord parce que la colonisation israélienne a continué, et ensuite parce que nos chefs n’en tiraient que davantage de confort et de richesses. Aujourd’hui, le peuple soutient les commandants militaires de l’Intifada, et n’acceptera plus une paix bancale. Nous avons été trompés avec Oslo, et ne serons plus trompés aussi aisément. Arafat ne pourra plus signer une paix qui renforcera la colonisation israélienne et la corruption de ses amis, parce que nous la combattrons. Et il le sait.

Le peuple palestinien, et notamment les gens des camps de réfugiés, n’ont retiré aucun bénéfice d’Oslo, pense "S.", du Hamas. Par contre, un chef de la police d’Arafat est récemment parti à l’étranger avec des millions de dollars. Comment a-t-il amassé cet argent ? Oslo fut une catastrophe autant politique qu’économique. Oslo, c’est fini.

- Les jeunes d’aujourd’hui sont plus radicaux que nous il y a quinze ans, raconte "A.", du FPLP. Regardez Jénine, notre nouvelle ville martyre : là-bas les enfants se jettent en grappes sur les tanks israéliens. Ils ont la rage. Ils achètent des grenades artisanales, et nous ne pouvons rien faire pour les arrêter, nous qui savons que c’est dangereux et inefficace.

A Gaza, nous avons au moins cinq nouveaux volontaires par jour pour mener des actions de kamikazes. C’est quand même fou !, ajoute "S.". Ici, le blocus est trop rigoureux pour que nous puissions les acheminer en Israël, mais ces jeunes seront prêts à mourir si Tsahal envahit Gaza.

C’est pourquoi Israël craint un conflit ici", estime "A.".

"PALESTINE ISLAMIQUE"

Dans cette jungle de béton surpeuplée, les combats seraient très durs. Démunis d’armes lourdes, les groupes armés palestiniens de Gaza possèdent en revanche des stocks de fusils automatiques et surtout d’explosifs, grâce auxquels ils préparent des mines et des pièges. Les commandants, qui espèrent résister à Gaza, pensent que la guerre sera forcément de longue haleine, terrible pour les Palestiniens, et finalement dangereuse pour Israël.

"La résistance se poursuivra car les Palestiniens ont compris après Oslo, lorsque la colonisation s’est poursuivie, qu’Israël ne changerait pas de nature aussi vite,pense "M.". Cet Etat considère la Palestine comme sa terre. C’est une erreur fondamentale. Et, si Israël ne change pas d’analyse et de comportement, un jour, les Israéliens seront chassés d’ici et devront retourner d’où ils viennent, Europe, Russie, Amérique ou Ethiopie.

La Palestine sera libérée un jour, même si ce n’est ni par nous ni par nos enfants, dit "A.". Une guerre, surtout ici, c’est une question de temps, de patience.

- Libérée et islamique, corrige "S.", du Hamas, sous l’œil indifférent de ses compagnons.

Ni Arafat ni l’islam ne sont plus des priorités, précise "M.", vigilant sur le consensus parmi les commandants. Ce qui compte désormais, c’est la lutte contre Israël et pour la libération de la Palestine, une lutte pour la dignité du peuple !"

Peu avant le coucher du soleil, chaque commandant, le revolver glissé sous la chemise, repart vers la cachette qui lui tiendra lieu de havre pour la nuit, au cœur ou aux abords du camp de réfugiés. "M." décide de prendre des risques et de rendre visite à sa famille. Quelques jours après cet entretien, sa maison est détruite lors d’une incursion militaire israélienne. Lui évite de justesse l’arrestation. Il règne toujours sur le camp de réfugiés, en accord avec les commandants des différentes factions palestiniennes, toujours si rivales politiquement, jour après jour plus unies militairement.

Rémy Ourdan

M. Bush "préoccupé" après le raid de lundi

Le président des Etats-Unis, George W. Bush, s’est déclaré "profondément préoccupé", mardi 8 octobre, par le raid israélien mené lundi dans la bande de Gaza qui a fait au total seize morts palestiniens en majorité des civils. "Il est essentiel que les forces israéliennes fassent tous les efforts possibles pour éviter de faire des victimes civiles en exerçant -leur- droit" à l’autodéfense, a ajouté M. Bush. Auparavant, le premier ministre israélien, Ariel Sharon, avait assuré, contrairement aux informations publiés dans la presse israélienne, que "l’opération compliquée que nous avons menée a été un succès." "Elle était importante et il y aura d’autres opérations antiterroristes de ce genre à Gaza", avait annoncé M. Sharon.

Une fillette palestinienne de 12 ans a été tuée, mardi, par des tirs israéliens au sud de Gaza. Par ailleurs, les incidents entre le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) et la police palestinienne ont continués mardi, suite à l’assassinat, lundi, d’un officier, mais sans faire de victimes.

II Jordanie :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3210—293523-,00.html

En Jordanie : tout plutôt qu’une guerre contre l’Irak

Amman de notre envoyé spécial

C’est promis : pour son entreprise militaire irakienne, George W. Bush "ne demandera rien à la Jordanie qu’elle ne puisse accepter sans dommage pour sa stabilité". Telle est l’opinion d’un diplomate occidental bien placé pour le savoir. Le même ajoute que Washington "connaît parfaitement l’état de l’opinion jordanienne et n’ignore pas que la politique américaine est perçue, dans ce pays comme ailleurs, comme alignée sur Israël en Palestine et gratuitement agressive à l’égard de l’Irak".

En clair, et selon cette version confirmée dans une chancellerie européenne, les offensives de l’armée US contre l’Irak ne partiront pas de Jordanie. "De toute façon, l’armée américaine n’a techniquement pas besoin de la Jordanie comme point d’attaque", assure un expert militaire. Comme son père Hussein au début de la guerre du Golfe en 1991, le jeune roi Abdallah II met en avant "la solidarité interarabe" et a promis que "ni le territoire ni l’espace aérien"jordaniens ne seront utilisés comme tête de pont.

La similarité s’arrête là. Il y a onze ans, le défunt "petit roi" avait surpris ses alliés occidentaux en s’alignant virtuellement sur Saddam Hussein. Il le paya très cher et ne dut son salut qu’à une volte- face stratégique en direction du puissant voisin de l’ouest, Israël, avec lequel, sous parrainage et avec forte récompense américaine à la clef, il signa la paix en 1994.

Bien que "froide" - Amman n’a plus d’ambassadeur à Tel Aviv depuis le début de la deuxième Intifada palestinienne -, la paix, les relations diplomatiques et même une certaine coopération sécuritaire continuent de régner entre les deux pays. En échange, Amman, qu’on n’entend guère - au grand dam des Palestiniens - vitupérer contre la répression israélienne, est la seule capitale arabe autorisée par Ariel Sharon à apporter un peu de secours humanitaire aux Palestiniens.

Roi depuis la mort de son père en février 1999, le jeune Abdallah II, formé et éduqué en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, où il a passé la moitié de ses trente-huit années d’existence, a déjà été reçu six fois par George W. Bush. Il n’est pas à la veille de changer d’alliances. Plutôt en froid avec Bagdad, il s’est considérablement rapproché des alliés arabes de l’Amérique, Koweït, Qatar, les Emirats arabes unis. Et puis, après avoir soutenu l’entreprise américaine en Afghanistan et fait activement participer ses services spéciaux à la lutte internationale contre Al-Qaida, le royaume a vu doubler l’aide civile et militaire que lui apporte Washington : près de 500 millions de dollars par an désormais.

"Au pire, dit un ex-ministre resté proche du palais, les Américains déploieront quelques rampes de missiles antimissiles Patriot et quelques centaines de forces spéciales dans l’est du royaume, pour des missions de "recherche et sauvetage" exclusivement." L’endroit retenu pourrait être la base aérienne de Muafa Salti, à Azraq, 150 km à l’est d’Amman. L’armée américaine, qui effectue une douzaine de manœuvres communes chaque année avec le royaume et d’autres armées arabes alliées, connaît bien l’endroit.

Mais il y a de discrètes possibilités supplémentaires, nettement plus à l’est, en plein désert, tout près de la frontière irakienne. Plusieurs Jordaniens rapportent une fréquence accrue de passages aériens sur cette région. Selon eux, une nouvelle base serait en cours d’implantation.

POINT DE TRANSIT

A Amman, où vit le tiers des cinq millions d’habitants du royaume, dont près de 300 000 Irakiens, on est anxieux. "L’Irak peut déstabiliser la Jordanie en moins de deux", craint-on dans les chancelleries amies. Officiellement, le royaume plaide toujours pour une issue pacifique et reste "opposé" à l’intervention militaire. Il ne peut faire moins.

L’Irak subvient à tous ses besoins pétroliers - 5,5 millions de tonnes de brut chaque année, la moitié gratuitement, l’autre moitié à tarif préférentiel (19 dollars le baril). Equivalent dollars sur le marché libre : 800 millions par an. En échange, le royaume, dont le grand port d’Akaba sur la mer Rouge sert aussi de point de transit pour les commandes internationales irakiennes, fournit à Bagdad médicaments, produits alimentaires, tabac, ciment, phosphates, papier et autres denrées autorisées par l’ONU.

L’Irak est le premier partenaire commercial arabe du royaume. Une bonne cinquantaine d’entreprises "jordano-irakiennes", contraintes de s’expatrier ici pour continuer de commercer avec le reste du monde, travaillent presque exclusivement pour le grand voisin. Il y a quelques semaines, le roi lui-même a inauguré, sur la plus haute des sept collines d’Amman, un nouveau palace international, le Royal, financé par des capitaux irakiens.

Les hommes d’affaires et certains journaux qui ont profité des largesses passées du raïs de Bagdad sont ses plus sûrs relais dans l’opinion. Au reste, composée à 60 % de Palestiniens révulsés par le parti pris américain en faveur d’Ariel Sharon, celle-ci lui est globalement acquise.

Patrice Claude

Nouvelle demande du chef des inspecteurs

Le chef des inspecteurs en désarmement de l’ONU, Hans Blix, a adressé, mardi 8 octobre, une lettre à son interlocuteur irakien, le général Amir Al-Saadi, dans laquelle il résume les conditions de l’accord obtenu à Vienne entre Bagdad et l’ONU sur la reprise des inspections. Un paragraphe attire l’attention. Il concerne les interrogatoires de scientifiques irakiens. Jusque-là, M. Blix avait seulement évoqué la possibilité d’avoir des entretiens sans témoins officiels. Dans sa lettre, il ajoute désormais qu’il sera du ressort de la commission d’inspection de "choisir le mode et le lieu des entretiens" et il demande confirmation de leur accord aux Irakiens.

Depuis que George Bush a demandé, lundi, à ce que figure dans la résolution de l’ONU la possibilité de faire sortir les experts irakiens du pays - avec leurs familles - pour les questionner à l’étranger, certaines sources aux Nations unies craignent que cette exigence difficilement acceptable par Bagdad ne soit en fait le détonateur cherché par Washington pour amener Saddam Hussein à empêcher le retour des inspecteurs. - (Corresp.)

 

III Algérie : 

 
A Aïn Taya, près d’Alger, les élections municipales recontrent un vif intérêt

Alger, Aïn Taya de notre envoyée spéciale

Il faut quitter la capitale, son climat délétère et sa désespérance, pour découvrir une Algérie qui vit sans baisser les bras. Autant le scrutin du 10 octobre suscite la rage en Kabylie, et l’indifférence à Alger, autant il provoque, ici et là, un vif intérêt, pour des raisons souvent insoupçonnées. A 30 kilomètres de la capitale, Aïn Taya, cité balnéaire autrefois réputée, aujourd’hui "en voie de clochardisation" selon ses habitants, n’a pas l’intention de se laisser voler ses élections. Pas moins de neuf listes se disputent les sièges de l’Assemblée populaire communale (APC) et de l’Assemblée populaire de wilaya (APW.)

Ici, comme ailleurs dans ce type d’élections, on vote pour un homme, pas pour un parti. Et cet homme, c’est un parent, un voisin, un ami, un membre du clan ou un intrus, à qui l’on peut, pour une fois, demander des comptes. A Aïn Taya, ville de 30 000 habitants, le maire sortant, M. Ahmed Sadaoui, devrait faire les frais du ressentiment général. A tort ou à raison, on lui prête tous les défauts. D’abord, il n’est pas natif d’ici. Ensuite, il est membre du Rassemblement national démocratique (RND), parti haï dans le pays depuis qu’il a remporté les élections législatives et locales de 1997, alors qu’il venait d’être porté sur les fonts baptismaux par la hiérarchie militaire. Enfin, le président de l’APC a fait preuve d’une coupable légèreté dans sa gestion de la municipalité, au point de se faire exclure du RND. Loin de se laisser abattre, Sadaoui a trouvé refuge au sein d’un parti concurrent, le Rassemblement algérien, et compte bien effectuer un nouveau mandat.< /P>

Encadré d’une garde prétorienne d’une vingtaine de petits durs, âgés de 16 ou 17 ans, qui scandent avec fierté que "Sadaoui est avec les riches", le maire sortant jure que les accusations dont il est la cible ne sont que pures calomnies. L’achat de voix pour 6 000 dinars (90 euros) ? "Ce sont des rumeurs." Sa victoire frauduleuse, il y a cinq ans ? "Dans l’état où était l’Algérie à cette époque, imaginez-vous que c’était possible, des élections démocratiques et transparentes ?", répond-il sans détour. Pour se faire pardonner d’avoir été "mal conseillé par ses adjoints", Ahmed Sadaoui a déboursé sans compter, mais tous les candidats ont offert aux habitants d’Aïn Taya quinze jours de fête en guise de campagne électorale : matchs de football, tournois de handball, cortèges de voitures, le soir dans les rues, klaxons bloqués... Mais surtout tournois de pétanque, tradition de la ville.

Ici, chacun se dit "bouloman"et s’enorgueillit qu’Aïn Taya compte parmi ses habitants le président de la Fédération algérienne de pétanque, Abdelaziz Rih, également tête de liste des indépendants. Est-ce grâce à la pétanque qu’il règne dans cette ville un climat infiniment moins violent et désespérant que partout ailleurs dans l’Algérois ? Pourtant Aïn Taya souffre des mêmes maux que toutes les villes d’Algérie : chômage, crise du logement, pénurie d’eau, etc.

Sur les panneaux d’affichage des candidats, ni graffitis ni déchirures, à l’exception de la photo d’Aït Ahmed, le leader du Front des forces socialistes (FFS), qu’une main rageuse a abîmée, sans doute pour punir le parti kabyle de participer au scrutin. L’absence de l’autre parti kabyle, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), de Saïd Saadi, fait la joie de la liste MSP (Mouvement de la société pour la paix, ex-Hamas). "Les trois premiers de notre liste étant des Kabyles, on a de bonnes chances de récupérer les voix du RCD",soulignent sans fausse pudeur ces islamistes modérés.

"C’EST UNE ةTRANGبRE"

El-Islah, le mouvement de l’islamiste radical (mais légal) Abdellah Djaballah, a choisi, lui aussi, de tenter sa chance à Aïn Taya, mais comme il n’a pas ouvert de permanence dans la ville et, surtout, "a fait l’erreur"de prendre pour tête de liste quelqu’un qui "n’est pas natif d’ici", on le tient pour quantité négligeable. Même chose pour la tête de liste du Front de libération nationale (FLN), Mme Naïma Balhi, qui, prévoit-on, va mordre la poussière. "D’abord, c’est une femme, et les "anciens" ne sont pas d’accord, explique-t-on. Ensuite, c’est une "étrangère"." En d’autres termes : non native d’Aïn Taya.

Loin de disparaître, le lien tribal, "l’identification primordiale", comme l’intitule un chercheur en sciences politiques, Mohammed Hachemaoui, semble vouée à s’exacerber dans l’Algérie d’aujourd’hui, et Aïn Taya en est une parfaite illustration. "Quand se déroulent de telles élections, la société victime d’un Etat prédateur devient prédatrice à son tour, dans sa manière d’investir les lieux de pouvoir, analyse ce jeune politologue. Et c’est parce que l’Etat moderne, avec ses règles universelles valables pour tous les citoyens, a échoué à se construire, que les liens tribaux, communautaires, ethniques, se réactivent à cette occasion, sur fond de clientélisme politique."

Florence Beaugé

16 000 sièges à pourvoir

Jeudi 10 octobre, 17 millions d’électeurs désigneront pour cinq ans les assemblées populaires communales (APC, mairies) et les assemblées populaires de wilaya (APW, préfectures). Près de 120 000 candidats, dont 3 700 femmes, postulent à un mandat électoral pour les 1 500 communes et 48 départements. Dans les communes, près de 14 000 sièges sont à pourvoir, et près de 2 000 sièges pour les départements.

Contrairement aux législatives du 30 mai, le Front des forces socialistes (FFS) participe à ce scrutin. L’autre parti kabyle, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), lui, a maintenu son mot d’ordre de boycott et mené une campagne active antivote ces dernières semaines dans le pays.

 
IV USA :
 
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3208—293562-,00.html
 
Le ventre de « une »
"Antisémitisme" et "délation" sur les campus américains

New york de notre correspondante

"Qui est antisémite ?" Posée avec perplexité par les journaux américains, la question témoigne de la confusion qui s’est installée dans le débat aux Etats-Unis. Dernier exemple : les remous autour d’un site Internet (www.campus-watch.org), lancé par un spécialiste du Proche-Orient, Daniel Pipes, pour dénoncer "la haine d’Israël" qui régnerait dans les universités. Ce site épingle 8 professeurs (et 14 universités) coupables de complaisances propalestiniennes. Il recense leurs écrits ou interventions publiques. L’un a signé il y a deux ans une lettre de soutien à l’universitaire américain d’origine palestinienne Edward Said. Un autre a participé à un débat sur les détentions sans jugement d’immigrants musulmans après le 11 septembre. Le site appelle les étudiants à signaler les cours, les conférences et manifestations où s’exercerait ce que la presse appelle "l’antisémitisme de campus".

Daniel Pipes se défend de toute chasse aux sorcières. Historien, diplômé de Harvard, membre d’un groupe de travail du Pentagone sur le terrorisme et la technologie, il a publié un livre qui explique comment l’islam radical rêve de conquérir l’Amérique. Son initiative sur Internet a enflammé la polémique : en une semaine, une centaine d’universitaires ont revendiqué "l’honneur" d’avoir un dossier sur Campus Watch, afin d’y défendre "une vision mieux informée sur l’islam que celle diffusée par les médias". Campus Watch dénonce l’appel au boycottage financier d’Israël lancé dans les universités pour faire pression sur Ariel Sharon. Venu de Berkeley et Princeton, il a gagné 24 campus du pays. 130 professeurs de Harvard s’y sont déclarés favorables (439 ont signé une contre-pétition). Il s’agit de dissuader les universités d’investir dans des compagnies ayant des intérêts en Israël. Les étudiants épluchent les portefeuilles boursiers. Selon leurs calculs, l’u niversité du Michigan possède 150 millions de dollars investis dans des compagnies implantées en Israël et Harvard 614 millions.

Une contre-offensive est en cours. L’American Jewish Committee a publié sur une pleine page du New York Times le nom de plusieurs centaines de présidents d’université dénonçant les pratiques d’"intimidation" et de "haine" dont sont victimes les étudiants juifs ou pro-israéliens. Le président de Harvard, Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton, a dénoncé le mouvement de "désinvestissement" boursier. "Des vues profondément anti-israéliennes trouvent de plus en plus de soutien dans les communautés intellectuelles et progressistes, a-t-il dit. Des gens sensés proposent et entreprennent des actions qui sont antisémites dans leurs résultats, sinon dans leurs intentions."

Corine Lesnes

A demain



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