Notre position par rapport à l’état actuel de l’opposition. Qui est opposant ? Faut-il définir qui est opposant et qui est "potiche" ? Un exemple : Bouchiha a été interrompu à plusieurs reprises par Joumana d’Aljazeera lors des infos de 14h00 car son soutien à Ben Ali est scandaleux et louche. Cependant notre rôle n’est pas de donner des mauvais points aux uns et des bons points aux autres, de dire qui a raison ou qui a tort, mais de définir ce que nous voulons et comment l’obtenir. Bien que le chemin soit plus long et plus difficile de cette manière, il faut bâtir sur des bases saines. Il faudra bien accepter ceux qui jetteront leur carte du RCD, ou qui se retourneront contre Ben Ali à un moment donné, pour autant que se soit fait sans équivoque. Il faudra mettre en accusation et instruire des procès justes contre les tortionnaires et autres criminels. On ne veut pas bâtir avec ceux qui se sont associés au régime et à ses crimes, mais plutôt accepter de réintégrer ceux repentis à 100%. Les avis sont partagés quant à la preuve à fournir du repentir. Changer de camp, surtout si ça fait prendre certains risques est déjà amplement suffisant. Le problème de l’extrême gauche et des islamistes reste posé. Comment concilier les deux courants autour d’un régime démocratique et d’une constitution ? Il faut fédérer, et non diviser ou rejeter, et laisser la porte ouverte à la participation. Ne nous comportons pas comme des juges. La justice est quelque chose de trop important (pour la laisser à des politiques).
Quelle opposition ? L’opposition doit se définir par les idées et le programme de ses composantes politiques, et ses convictions démocratiques. Plus clairement, chaque parti qui se tente d’exclure d’autres partis à cause de leurs convictions ou choix différents, n’est pas apte à jouer un rôle constructif dans la vie politique. Ces méthodes n’ont pas de limites, et risquent de pervertir n’importe quel système démocratique ; le parti qui les pratique pourrait alors arriver au sommet de l’ETAT et fera comme son précédent. L’exclusion ainsi que les éradicateurs doivent être bannis, pour leur pratiques et non pour leur idées : la Tunisie est pour tous les tunisiens. Un dialogue constructif, la reconnaissance et le respect mutuel mènent à une confiance réciproque. Des concessions même douloureuses doivent être faites pour l’intérêt de la Tunisie.
Pour une opposition RADICALE
Zéro tolérance, zéro concessions et zéro collaboration avec nos ennemis (et non adversaires). Le RCD vient de s’approprier les revendications de l’opposition sous forme d’un pseudo référendum anti constitutionnel, en y associant en forcing l’impunité du dictateur et la présidence à vie.
Boycotter les partis et les organisations qui ont soutenu la dictature.
Dénoncer l’attitude du secrétaire général de l’UGTT et appeler à un congrès extraordinaire du syndicat.
Pour une opposition UNIE Il faut absolument qu’elle soit UNIE autour d’idées dans lesquelles la majorité de gens peuvent se retrouver ; mais cette union ne doit pas se faire n’importe comment. Concernant l’opposition tunisienne actuelle, jamais l’adage bien connu « l’union fait la force » n’aura autant prouvé, par l’absurde, sa véracité. C’est sa division qui fait sa faiblesse. Il ne s’agit pas de multiplier les partis et organisations hostiles au pouvoir en place mais de mettre en place une stratégie commune pour, ensemble, parvenir à implanter la démocratie en Tunisie. Ceci n’est pas possible tant que certains persisteront à ne voir que leurs intérêts propres et pas plus loin que leurs idéologies. La démocratie est un projet commun qui dépasse les idéologies de parti. Tant que les nahdhaouis rejetteront Charfi et que ce dernier mettra l’éradication des islamistes en haut de son organigramme, rien ne changera. L’opposition est donc appelée à « la mettre en veilleuse » : il n’y a pas mieux que la démocratie pour régler ses comptes idéologiques.
Une stratégie COMMUNE Ou comment mettre en place un régime démocratique dans lequel chacun acceptera totalement les règles du jeu. Ceci concerne non seulement la façon d’accéder au pouvoir, mais la façon d’en user et de gouverner. Si un choix est opéré par une majorité, un gouvernement démocratique (au sens des droits de l’homme) se doit de protéger ses minorités, et de ne pas les brimer, ni jeter l’opprobre sur elles. La démocratie n’est pas une dictature de la majorité, mais le droit de chacun. On peut penser en particulier à toute sorte de jugements moraux et de lois morales portant atteinte à la liberté de disposer de soi-même et qui pourraient tenter les "islamistes". On aurait pu citer tout autant d’autres mouvements inspirés librement de petits livres rouges ou du "Capital".
Le CPR. Leur faire CONFIANCE ?
On peut soumettre nos idées au CPR, qui inspire confiance. Le CPR étant connu pour l’ouverture d’esprit de ses membres, on peut lui soumettre nos revendications ou (programme). S’il reste cohérent avec ses principes on peut l’intégrer pour :
Être responsables et ne plus faire des déclarations hâtives.
Mettre la pression sur la dictature.
Construire un rival fort, sérieux et crédible à la mafia rcdisite.
Rester INDEPENDANT pour le moment ? Il faut rester indépendants tant que l’on reprochera aux partis et à leur dirigeant de faire de la politique politicienne. Si nous soumettons quelque chose, il faut le faire à tous les partis et les inviter à réagir dans une tribune ouverte. Il vaut mieux se méfier des hommes politiques toujours prêts à récupérer tout ce qui peut leur donner de la notoriété. Une lettre ouverte à toute l’opposition sera largement suffisante pour le moment.
Disons NON a cette dictature et OUI pour la liberté et la démocratie en Tunisie. Merci pour votre contribution mes chers démocrates et libéraeurs de la Tunisie de cette dictature. Pour que naisse la Tunisie libre sans Ben Ali, sans son RCD et sans leurs mercenaires corrompus !!.