
Danger écologique à El Hawaria :
Le Gouvernement tunisien a donné son accord pour la construction d’une centrale électrique à gaz à El Hawaria, sise au Cap Bon, avec une capacité de 1200 MW pour le compte de l’Italie (construction en cours actuellement). Du point de vue environnement et pour notre pays, le projet dans sa forme actuelle est une aberration écologique. Dans un des plus beaux sites de la Tunisie, à proximité de la réserve naturelle de Zembra, nous aurons UNE UNITE QUI VA POLLUER AUTANT QUE LE TIERS DE TOUTES LES VOITURES ET LES INDUSTRIES DE TOUTE LA TUNISIE.
De plus la construction de la centrale va affaiblir la position de la Tunisie dans les discussions post-Kyoto qui se déroulent actuellement à Bali en Indonésie. L’Italie, propriétaire de la Centrale HORS DE SON TERRITOIRE est la plus grande gagnante puisqu’elle utilise de l’électricité sans toucher à son quota d’émissions. Si le projet a un intérêt économique pour notre pays, et même (ou surtout) s’il représente un investissement important (2.5 Milliards de Dollars US), nous demandons au Gouvernement tunisien d’examiner sereinement l’impact sur les générations à venir, et exiger de l’Italie propriétaire de la Centrale, les solutions tels que l’enfouissement des émissions ou leur utilisation pour la récupération d’hydrocarbures.
Nous rappelons, par la même occasion, l’article 4 de la charte du parti « Tunisie Verte » qui stipule : 4- Tout développement doit être durable et toute politique doit avoir une triple dimension économique, environnementale et sociale.
Tunis le 07/12/2007 Abdelkader Zitouni Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » membre du Parti Vert Européen, membre de la fédération des verts africains, membre de "Global Green". E- mail : tunisie.verte@gmail.com Tel : 00.216.98.510.596 Fax : 00.216.71.750.907
Gafsa menacée d’asphyxie
1) Les autorités régionales ont décidé d’arracher 4.000 arbres « Eucalyptus » à l’entrée de la ville de Gafsa sur le route de Tunis afin de construire une école supérieure de sports. Ce terrain a été vendu au Ministère de l’enseignement supérieur afin de combler le déficit financier du budget du Conseil de Gouvernorat. Il est à rappeler que ces arbres ont été plantés juste après l’indépendance vers les années 60 par tous les élèves des classes primaires et du cours complémentaire de la ville, opération dirigée par Mr Taieb Ellouze directeur du cours complémentaire. Depuis cette date, cette forêt constitue le poumon de Gafsa et la protège de la pollution. L’arrachage de 4.000 arbres constitue un véritable crime écologique d’autant plus que le complexe universitaire de Sidi Ahmed Zarroug dispose suffisamment de terrains vastes non construits susceptibles d’abriter d’autres instituts universitaires.
2) Ceux qui connaissent la ville se souviennent de ces enfants de 3 à 4 ans sautant d’un palmier situé à plus de 10 m au dessus de la piscine construite plus de 2.000 ans par les romains appelée « Oued El Bey ». A cause d’une politique de sondages exécutés à la hâte et sans étude, la nappe phréatique a disparu, le fond de la piscine a été cimenté et les sources naturelles d’eau bouchées. Cette piscine s’est alors transformée en piscine d’eau stagnante et non renouvelée créant une nouvelle source de pollution et de danger permanent pour les enfants qui veulent se baigner.
3) La station thermale de Sidi Ahmed Zarroug qui a les mêmes caractéristiques que la station italienne Salsamaggiore et mondialement connue pour guérir les maladies cutanées et ORL, abritait les familles en été, faute de plage, qui venaient pour se baigner. Son eau a été dirigée vers l’usine ICM de Mdilla pour lavage du Phosphate, comme si l’ICM ne peut pas financer les sondages en eau profonde près de l’usine. Cette usine est la source permanente de la pollution et la dégradation de l’écosystème des oasis environnantes et principalement celles d’El Guettar.
4) Les autorités régionales, dont le rôle est de protéger les oasis, ont encouragé la création des salles de fêtes à l’intérieur de l’oasis, ce qui a provoqué un désordre écologique sans précédent.
5) La compagnie des Phosphates dont le bénéfice voisine les 90 millions de Dinars et l’ICM dont le bénéfice voisine les 250 millions de Dinars n’ont fait aucun effort pour recruter les jeunes diplômés de Redeyef, Moularès, Mdilla, Metlaoui, Snad et Gafsa. Le taux de chômage a atteint 75% chez les jeunes, taux jamais atteint dans un autre gouvernorat.
Non à l’arrachage de 4.000 arbres à Gafsa. Oui pour traduire en justice les responsables des crimes écologiques. Oui pour trouver une solution urgente à la piscine romaine. Oui pour rendre à la population la station thermale de Sidi Ahmed Zarroug. Oui pour l’emploi des jeunes diplômés en chômage.
Tunis le 21/08/2007 Abdelkader Zitouni Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » membre du Parti Vert Européen, membre de la fédération des verts africains, membre de "Global Green". E- mail : tunisie.verte@gmail.com Tel : 00.216.98.510.596 Fax : 00.216.71.750.907
Zembra patrimoine écologique mondial ou complexe touristique « haut de gamme » ?
Un investisseur chinois (Mr Li Ruo Hong), chef d’un groupe d’investissement international a présenté le 23.11.2207 aux autorités tunisiennes, un projet d’exploitation d’une station touristique à l’île de Zembra « station écologique et de santé haut de gamme ». L’investisseur chinois s’est engagé « à préserver les spécificités naturelles et écologiques de l’île et protéger ses sites », classés patrimoine mondiale par l’UNESCO. Par ailleurs, l’île a été « l’une des premières aires naturelles à attirer l’attention des décideurs et écologistes en Tunisie » qui ont su valoriser ses richesses. En 1977, le parc national écologique est crée par décret N° 77/370 du 1er Avril 1977. La même année Zembra est inscrite sur la liste du réseau mondial des réserves de la biosphère du programme mondial MAB (l’homme et la biosphère) de l’UNESCO. Bien avant, le ministère de l’agriculture a érigé autour de l’île une zone de protection biologique intégrale de 1,5 miles marin et d’une superficie de 3639 Ha. Toute pêche est interdite dans cette zone protégée. Et pour marquer l’intérêt de la Tunisie pour cette zone, l’accès à Zembra n’est possible pour les visiteurs qu’avec une autorisation du ministère de la défense et des services forestiers. Au niveau de la biodiversité du parc de Zembra, il est à signaler, 1) L’importance de l’avifaune et la biodiversité animale : Ainsi « l’archipel se situe sur la voie de migration à travers la Tunisie et le détroit de Sicile … Zembra est connue par la présence de la plus grande colonie du puffin cendré de toute la méditerranée : plus de 25.000 couples y nichent dans les falaises rocheuses … En outre, l’île est le seul site en Tunisie (avec la Galite) où se reproduit le Goéland d’Audouin qui est une espèce menacée. ». Comme on signale aussi la présence d’espèces nicheuses comme le cormoran huppé et la plus grande concentration du faucon pèlerin (11 couples) et du faucon lainier. Enfin, Zembra « présente plusieurs grottes favorables à la vie du phoque moine rarement vu depuis 1975. 2) La flore terrestre de Zembra est comparable à celle du Cap Bon. Elle se distingue par la présence d’espèces très rares. En effet, plus de 250 espèces germent sur l’île grâce aux oiseaux migrateurs qui ont ramené les graines de plusieurs pays. Les courants marins de l’Atlantique ont aidé aussi et enrichi la biodiversité végétale de l’archipel.
Comment donc notre investisseur va-t-il protéger ce site très fragile et tant protégé et son projet touristique va-t-il aider au développement de ces richesses nationales et naturelles ? Nous savons pertinemment que « l’industrie du tourisme en tant que telle engendre de nombreuses répercutions négatives sur le plan environnemental et socioculturel (en Tunisie) … ses impacts sur l’environnement sont incontestables : le tourisme et principalement l’industrie hôtelière engendre d’important volume de déchets solides et d’effluents (par sa consommation d’eau sans limite). Et si nous posons ces questions, c’est que nous sommes toujours vigilants quant aux intérêts de notre pays, nous ne sommes pas contre l’investissement qu’il soit arabe ou mondial. Nous voulons un développement durable qui se montre respectueux envers l’Homme, son environnement, sa culture et l’économie locale. Et le bonheur politique pour nous aussi, c’est d’être écouté et entendu durablement.
Tunis le 17/12/2007 Abdelkader Zitouni Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » membre du Parti Vert Européen, membre de la fédération des verts africains, membre de "Global Green". E- mail : tunisie.verte@gmail.com Tel : 00.216.98.510.596 Fax : 00.216.71.750.907
Le développement durable : la solution aux changements climatiques
Tunis le 10/10/2007
Pour la deuxième fois en trois semaines, une catastrophe naturelle frappe le pays. Des pluies torrentielles, dues aux dérèglements climatiques, ont fait de grands dégâts le samedi 13 Octobre 2007. Nos premières pensées vont vers les 18 victimes de ces catastrophes à Sabelt Ben Ammar. Ces citoyens ont été emportés par les pluies diluviennes, malgré les premiers secours des citoyens courageux de la région. Pour la deuxième fois aussi, le tunisien découvre l’incapacité des services et administrations locales et régionales, les municipalités, l’équipement, le centre météorologique et le ministère de l’environnement à faire face à ces graves dérèglements climatiques et à leurs porter secours. Après les déclarations d’apaisement et les palabres du Gouvernement suite à la catastrophe de ramadan 2007, la situation est toujours la même. Ces services sont restés inertes et paralysés. Mais ce qui nous fait surtout peur, ce sont les réactions de l’autorité qui semble tout ignorer des éventuels enjeux et des impacts du changement climatique, ce grand phénomène naturel planétaire. Nous ne voyons venir aucune stratégie qui répond à nos préoccupations environmentales : 1) Notre mode de développement non durable se soucie peu des générations futures, privilégie la consommation effrénée de l’énergie pétrolière et engendre l’effet de serre. 2) L’impact du changement climatique est subi 2 à 3 fois plus en Afrique que dans le monde. Les dernières catastrophes naturelles en Afrique de l’ouest ont emporté des dizaines de village et ont fait 300 morts. 3) La spéculation foncière et immobilière, l’aménagement catastrophique de nos territoires villes et routes, la désertification, l’arrachage systémique des arbres pour le commerce du bois et la perte progressive de nos forêts, le rétrécissement du couvert végétal, le retard des actions de protection du sol, aggravent les conséquences du changement climatique. 4) Le dysfonctionnement des services de secours, la négligence de toutes les informations climatologiques, et autres informations scientifiques ainsi que les obstacles crées par une administration tatillonne pour faire librement circuler les informations scientifiques et enfin le retard à mettre en oeuvre une réelle politique de développement durable sont responsables de l’aggravation des catastrophes naturelles. Seule une politique de développement durable avec le soutien et la participation de la société civile peut apporter des réponses et solutions aux conséquences du dérèglement climatique. Ainsi, la levée des mesures de contraintes que subissent l’opposition démocratique et la reconnaissance de notre parti écologique indépendant « Tunisie Verte » sont les demandes urgentes de toutes la société civile.
NB : Notre télévision nationale a programmé le Dimanche des variétés au lieu de respecter le deuil des familles.
Abdelkader Zitouni Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » membre du Parti Vert Européen, membre de la fédération des verts africains, membre de "Global Green". E- mail : tunisie.verte@gmail.com Tel : +.216.98.510.596 Fax : +.216.71.750.907