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Derniers messages des forums


que dieu te glorifie.
23 août 2011, par adyl

j’ai aimé ce que vous pensé . suis de ton coté. tu me trouvera a l’appui



Monsieur ABDELKADER ZITOUNI UN BLEU CHEZ LES VERTS
8 août 2011, par hasni

Bonjour,

Pour avoir suivi la vie politique tunisienne pendant quelques années et en particulier le parcours de Tunisie Verte, je peux assurer que M. Zitouni est bien un militant qui n’a pas compté ses heures pendant des années pour faire avancer la cause de l’écologie et, oui également, de l’écologie politique.

Il a gêné Ben Ali pendant tout ce temps. Ce qui a conduit le dictateur a créer un pseudo parti vert pour "occuper la place", comme il a pu créer des ONG bidons sur les droits de l’Homme etc ...

Aujourd’hui, Tunisie Verte a été une des premières formations à mettre en ligne un programme électorale pour un projet de société. On partage, ou pas, leurs opinions mais force est de constater qu’ils ne sont pas légions les "politiques" tunisiens à travailler à autre chose que leur égo.

Je constate que A. Zitouni gêne encore. Finalement c’est peut être le signe qu’il est sur la bonne voie et que "Tunisie Verte" est une idée en béton.

Vous êtes sans doute un fervent militant depuis 1882 de l’écologie et je vous assure que je suis heureux de lire votre nom pour la toute première fois.



Monsieur ABDELKADER ZITOUNI UN BLEU CHEZ LES VERTS
27 juillet 2011, par khaled ahres

Militant écologiste depuis 1982 A CE JOUR je n ai jamais vu Monsieur Zitouni sur la place écologique
monsieur zitouni est militant politique des droits de l homme dont le cv est élogieux et respectable
un parti conséquent à ses activités et militantisme aurait était meilleurs que de s ingérer dans le monde des verts en créant LE 2EME parti des verts

khaled ahres



La Tunisie, Ben Ali et moi
14 juillet 2011, par Sami AZIZ

Autre sujet grave de l’après BEN ALI : le pacte républicain de la nouvelle Constitution... Un pacte qui suspend la Constitution à une cause externe contraire à la liberté du Tunisien et au principe de l’indépendance de la Tunisie. C’est mal parti pour la démocratie tunisienne si la nouvelle Constitution commence par interdire la liberté de penser et d’agir, notamment la liberté au Tunisien d’aller et de voyager là où bon lui semble. Entendre certains invoquer la mort à tout Tunisien qui se rendrait en Israël est une monstruosité irréfléchie et irrationnelle. C’est oublier que la Tunisie est composée d’Arabes musulmans (certes majoritaires) mais aussi de Juifs et de Chrétiens. Le Juif tunisien restera à jamais Tunisien, avec ou sans Israël. Si l’intention de ce Pacte (sur ce point essentiel) est d’affirmer son alliance à la cause palestinienne, il semble dépasser la pensée du Palestinien lui-même qui lui reconnait Israël et entretient avec son voisin des liens presque quotidiens. On ne peut pas être plus royaliste que le Roi... Ce malheureux et absurde Pacte n’a pas le droit d’imposer un dirigisme dictatorial, politico-religieux. Le Tunisien a perdu ses repères et vous êtes en train de l’éloigner encore plus de ses vraies valeurs et repères. Le Tunisien a besoin de pain, d’éducation, de travail et de progrès industriels et socioprofessionnel. La Palestine ?... Les Palestiniens eux-même s’entretuent, se déchirent et n’arrivent pas à s’accorder sur leur sort. Faire en sorte que la nouvelle Constitution soit suspendue à une cause qui n’est pas la sienne, c’est déposséder la jeunesse tunisienne de sa révolution pour on ne sait quelle destination. Le Père de la Nation est mort. Vive Bourguiba !...



> Lotfi Hamdi, une Barbouze qui se voit ministrable
9 juillet 2011, par un des victimes de ce gros lard.

j’aurais bien aimé répondre à temps à tous les messages, mais hélas l’opportunité ne s’est présentée qu’aujourd’hui ! en tout cas, tout ce qui a été dit sur ce gros porc de " HAMDI LOTFI " est vrai, et , je me demande, qu’attend la France pour lui retirer la nationalité Française et l’envoyer au trou pour tous les crimes qu’il a commis ? les preuves ? j’en ai ! il suffit que la justice se réveille et qu’elle arrête de faire l’ignorent.



Sois ce que tu désires mais n’oublie pas, tu n’es pas seule à désirer ce que tu veux

Il y a quelques temps j’ai usé de mon regard et me suis permis d’apporter une opinion. J’aurai certainement dû me taire et ne pas essayer de voir ce qui ne me concernait pas, après tout, un étranger qui se permet d’ouvrir son regard sur nos actions positives pour l’avenir. Et Pan, j’ai pris une claque OK, j’admets mon impertinence.

Je rejoins Hasni dans ses raisons profondes de s’exprimer pour dire, si je comprends et ne pas prendre un autre coup de bout bois sur la tête, Oui ! Il y a des évènements importants et ne passons pas à coté car bien nombre d’entre vous rêvaient de cette liberté démocratique et maintenant qu’elle est à portée de mains, là, ici, présente, aucun d’entre vous n’y a réfléchi comment cela se passerait demain ?? Alors Oui ! il y a un paradoxe interrogatif dans ces évènements, Oui ! Il y a eu un phénomène de surprise. Mais, il faut avancer car chaque jour qui passe, cela affaibli les raisons d’avoir désiré cette liberté, chèrement payée.

Hasni, pour moi, reste dans l’objectivité des évènements et apporte les notions du pragmatisme de demain, d’accord pas d’accord OK, mais faites, la démocratie ne se construit pas, elle fonde un objectif sur un travail et met aux voix ce travail, la constituante, à ce moment vous vous exprimerez, oui, non et des discussions suivront et tout se mettra en place, comme le dit Hasni, en démocratie. Mais pendant ce tant, stabilisez, travailler et montrer qui vous êtes, refaite redémarrer rapidement le tourisme si cela est un atout important ou autres, mais que l’économie nationale redémarre ... Pourquoi ! Regardez les autres politiques extérieures, la Tunisie vient de recevoir de la France ou cela va arriver 1 milliard d’euros et demain ??? Un autre milliard et encore et votre dette pour combien de décennies et encore, non plus sous oppression de votre pouvoir mais l’oppression du pouvoir politique extérieur.

Qu’est-ce qui se passe en Afrique du nord actuellement et pourquoi ? Hasni à raison, si vous chasser un dictateur pour retomber sous la joute d’un autre pouvoir qui mettra lui-même ces gens en place qu’elle sera l’avenir, retomber dans l’anarchie et du n’importe quoi ?

Ce que j’en pense reste une vision mais confirme ce que j’ai écris il y a quelque temps, il ne suffit pas de contredire, il faut apporter autre chose que des mots de rébellion, une cohérence et tant que personne suit un ordre, fût-ce qu’il ne plaise pas, il faut retourner à l’économie du pays, faire tourner les rouages du dynamisme.

Je vous souhaite du courage et les idées ne manquent pas pour une autre économie hors des contextes du tourisme et des ressources naturelles, La Tunisie offre ce qu’aucun pays ne peut offrir, qui construit et consolide un avenir solide économique, mais êtes vous prêt à pouvoir le mettre en application actuellement, je me range à l’avis d’Hasni, Relancer l’économie d’abord ...



> Affaire début SAIDI , trois frères assassinés en moins de neufs mois
4 juillet 2011, par Habib Chaghal

Il y a dans cet article une contre vérité,je n’ai jamais dit que Ali Saidi avait été envoyé par Ben Ali en mission.
Voici les faits : avant l’aid esseghir de quelques jours j’ai pris un congé pour passer les fétes à Sfax avec ma famille,la veille de mon départ feu Ali Saidi était venu me voir dans mon bureau pour m’annoncer qu’il allait passer l’aid à Sfax invité par le comité des étudiants destouriens.
Le soir il était allé voir un ami commun pour une intervention en faveur de Latifa pour un recrutement au sein de l’éducation nationale( je l’ai su plus tard aprés son décès)
Sa femme du moins elle s’est présentée ainsi m avait téléphoné pour demander des nouvelles de son mari,je lui avait répondu que la derniére fois que je l’ai vu dans mon bureau la veille de l’aid,elle était trés inquiéte je lui ai répondu spontanément que Ali pouvait etre en mission car il se déplaçait beaucoup à l’etranger,ce qui était vrai et je ne pouvais pas dire plus car je ne connaissais pas grand chose de ses activités du fait que je n’occupais pas comme on le laisse entendre un poste important de résponsabilité au sein du Ministére (ss-direction).Je sais par contre que Ali qui était conseiller auprés du ministre se plaignait de ses relations avec le Ministre qui ne devait pas le porter dans son coeur en raison de ses activités pour les droits de l’homme
J’ai appris son déces par voix de presse



Va chialer ailleurs
2 juillet 2011

Savez vous qu’il a un fils en France de 15 ans maintenant ? Le pauvre il ne peut pas voire son fils comme tous les pères ! Et son fils Selim le pauvre il ne peut pas voir son père comme tu les fils !



> J’ai été flic dans la police tunisienne / Carole Vann, INFOSUD
28 juin 2011, par Michel Alexandre

dieu que je suis content d’avoir été 25ans flic au canada, nous sommes régis par 3 chartes des droits, des tribunaux de déontologie et 3 ans d’école pour etre admis è l’école nationale de police,
Le droit, la psychologie. l intrevention psycho social, armes a feu et self defense, socio etc pas facile devenir flic ici, on tellemnt de cgarte de droits que parfois les criminels s’en sauvent mais vaut mieux ainsi que voir des drois civils baffoués, ici la présomption d’innocence prime c’est au ministère pub ;lique de porter le fardeau de la preuve, j’admire votre courage et votre âme de policier voulant être au service des citoyens, ici sur les autos patrouilles c est écrit (ensemble) c’est a dire flic et citoyens, vous avez mon respect de vous avoir mis en péril pour vos semblables, bonne chance



A quand la fin du cauchemar du jeune syndicaliste Zouhair ZOUIDI ?
16 juin 2011, par jnn

il mérite la liberté, avec dédommagement et excuses de l’atat tunisien. comme tous les autres prionnsiers, torturés ou ceux decedés ds les caves du ministère de l’intérieur comme les islamistes



Quelques points marquant contre l’environnement en Tunisie
11 juin 2011, par Ibrahima

Contribution presse
La Tunisie beigne dans le chaos
Par Y.Mérabet
Qui sème le vent, récolte la tempête
Les Tunisiens pensaient que la démocratie occidentale allait leur apporter bonheur et prospérité, en s’étend défaire de leur président Zine El-Abidine Bénali ; ils n’ont sans doute pas imaginé que cinq mois après cette révolution, le pays serait dans un flou total. Les gouvernements se sont succédés depuis (3 dont deux gouvernements dirigés par l’ancien premier ministre Ghanouchi), mais les têtes se suivent et se ressemblent et le pays avance à petit pas vers une situation chaotique. La Tunisie est de retour au point zéro. Malgré la voix dissonante du gouvernement promettant au peuple de maintenir à la date du 24 juillet les élections pour l’assemblée constituante, rien n’est encore fait sur le terrain et la route vers se sélections tant désirée est semée d’embûches. Et c’est surement ce qui a conduit l’instance supérieur pour les élections à avancer cette date au 16 octobre prochain. En effet non seulement il faudrait renouveler à presque 1 million de Tunisiens leur carte d’identité, la question est que la guerre civile se prépare entre les tribus et Al-Qaeda s’installe. Les élections deviennent de plus en plus incertaines, l’insécurité est totale en Tunisie et certains quartiers (Ibn Khaldoun, cité Ettahrir) de la ville de Tunis même n’ont plus de commissariats. Le parti islamiste Ennahdha, l’un des plus grands mouvements politiques de la Tunisie, qui veut profiter du chaos pour maintenir l’idée d’organiser les constituantes comme prévues le 24 juillet prochain. La même empreinte que celle de son doyen le FIS algérien.
Les caisses sont vides, l’économie tunisienne au bout du gouffre
Le rythme de croissance économique a enregistré une nette baisse au cours du premier trimestre de l’année 2011, soit une baisse de 3,3% à prix fixes par rapport à la même période de l’année 2010. Et le produit intérieur brut (PIB) a quant à lui régressé de 7,8%, en comparaison avec le dernier trimestre de l’année 2010. Pour ne rien arranger à la situation la plus grande entreprise de télécommunication du pays, Tunisie télécom, est entrée en grève et pour cause les salariés exigent le licenciement des contractuels aux salaires dits mirobolants, ce que refuse l’associé de l’État tunisien, l’investisseur qatari. Avec la révolution, un secteur clé de l’économie tunisienne, le tourisme, a souffert et continue de souffrir. Comme on dit l’argent n’aime pas le bruit et les nombreuses grèves sans préavis des personnels des établissements touristiques et les entreprises du pays n’ont pas aidé à calmer la situation. Dès la fin de la révolution, conscient de l’instabilité politique et sécuritaire qui allait s’abattre sur le pays, les agences de notations ont tour à tour baissé jusqu’à plus de deux crans la note de la Tunisie.
Les affrontements tribaux commencent.
Le bilan des affrontements entre habitants est porté à treize morts dont un enfant de 7 ans. Ce sont deux clans qui s’affrontent depuis le dernier « Vendredi noir » et la violence atteint son paroxysme samedi malgré la présence des troupes de l’armée nationale. Un attaché du ministère de l’intérieur, Nadji Zairi, a déclaré que ces affrontements tribaux entre le clan de Ouled Bouyahia et celui des Jridia se sont déclenchés vendredi pour des raisons encore inconnues. « La montée des tensions tribales est regrettable. La situation est difficile en Tunisie, car nous ne savons pas de quoi l’avenir sera fait sur le plan politique (…) J’appelle les habitants de Meltaoui à cesser les conflits, » a-t-il ajouté. La détérioration sécuritaire a amené les autorités régionales à prolonger le couvre feu instauré depuis samedi et ce maintenant de 16 h à 06 h.
Ben Ali jugé ?
Détourner l’attention de la population tunisienne sur un procès bidon de la famille Bénali, sera une peine perdue pour le retour de la stabilité de la Tunisie et accentuera les conflits tribaux, sur lesquelles la France compte faire son cheval de Troie. Le président Ben Ali qui va être sans doute jugé par contumace est inculpé de 88 chefs d’accusations parmi lesquels l’assassinat, l’incitation au meurtre, le détournement et le blanchiment d’argent et même l’escroquerie dans les demandes de visas pour les visites des lieux saints (Omra), etc... Sa principale complice française Michèle Aliote Marie sera-t-elle aussi jugée ? Selon Kadhem Zinelabidine, représentant du ministère de la Justice, Ben Ali et son épouse Leila Trabelsi, seront jugés très bientôt dans la fameuse affaire du palais de Sidi Dhrif, pour vol, détention d’armes et de drogue.
La Tunisie récompensée par la France pour « service rendu ».
Il n’y a pas que de malheurs et des incertitudes à relater en Tunisie ? Eh bien non ! Il y a une information française parmi tant d’autres, qui encourage les tunisiens à s’habituer au chaos et s’adapter à la mendicité. C’est celle de la victoire d’Ons Jabeur à Roland Garros. Une Tunisienne vient de remporter le tournoi junior féminin devenant la première Tunisienne et la première Arabe à s’offrir un tournoi de grand Chelem. Une histoire qui ne manque pas de nous rappeler l’exploit de la Chinoise Na Li ou l’étrange choix du Qatar pour la Coupe du Monde 2022
Conclusion
C’est bien les Tunisiens qui sont à l’origine du déclin de leur pays, alors « qui sème le vent, récolte la tempête ». Une bonne leçon a retenir par le reste de la population arabe épargnée par le « Tsunami Arabe »
Journaliste indépendant
Algerian Society For International Relation



tunisien pacser
20 mai 2011, par elias

Slt, ton histoire m’intéresse plus particulièrement et aimerai-je avoir des réponses à des questions circulent à mon esprit depuis longtemps, en fait moi je suis elias, je vis a Tunis, j’ai 21ans, et je veux bien me pacser avec mon ange Séb, qui est un français, mais j’en ai absolument aucune idée, comment faire, à qui dois-je m’adresser pour obtenir le visa et quelles sont les pièces nécessaires que dois-je fournir pour pouvoir me pacser avec lui en Tunisie ou bien en France ? je te remercie infiniment de bien vouloir me répondre, merci



Les cyberdissidents tunisiens rendent hommage à Zouheir Yahyaoui
12 mars 2011, par L’exilé d’Ham...

En hommage à Mohamed Bouazizi, Zouheir Yahyaoui, et tous ceux qui ont donné leur vie pour la révolution du jasmin

"Le secret de la liberté est le courage". (Périclès)

Lettre ouverte à mes soeurs Saïda, et Zineb, et mon frère Ali *

"Liberté chérie, j’écris ton nom"... *,Vérité chérie, je clame ici ta magnificence et la puissance de ton glaive au service des plus humbles

Chères soeurs et cher frère,

Sans cette "révolution du Jasmin" qui a libéré la parole, je n’aurais pu commencer à rompre ce silence de plus de cinq décennies.

Quelle joie, et quels serrements de coeur devant le prix payé par ces vies sacrifiées pour conquérir cette liberté.

J’ai tout de suite pensé à vous, et au soulagement qui a dû s’emparer de vos vies aprés tant d’années de contraintes et de misères.

Et peut-être, qu’un jour prochain, vous avouerai-je ma venue "clandestine" (dans mon propre pays) alors que je côtoyais "L’Horreur économique", (Viviane Forrester, A. Fayard, 1996), et comment, venu au plus prés de ce qui était le chez vous de l’époque, je n’ai pas osé frapper à votre porte, tant je craignais de fondre en sanglots dans vos bras, ou de tomber nez à nez avec des inconnus qui m’auraient dit que vous n’habitiez plus ici.

Mais je ne suis pas ici, pour une lettre intimiste, car je souhaite surtout vous mettre en garde contre certaines illusions qui pourraient trés vite tourner au cauchemar.

Des peuples qui ont accédé à la démocratie aprés une révolution, il y en a plein les livres d’histoire, et cela depuis des siècles.

Saurez-vous tirer l’enseignement du passé, et saisir les raisons profondes qui ont fait et font, par exemple pour les français, que plus de deux siècles aprés la révolution de 1789, et encore en 2011, la démocratie reste à ré-inventer, à re-fonder ?

"Les hommes se croient libres parce qu’ils ignorent les causes qui les déterminent". Spinoza

En effet, qui n’a pu constater, par le passé, que les mécanismes de l’excercice du pouvoir fonctionnent trop souvent comme des pièges ? Le pourcentage de saints parmi les hommes est connu, il oscille entre 0,5 et 3 % suivant les époques, et les populations.

Combien de temps encore faudra-t-il pour comprendre que de simples dispositions, prises au niveau d’une bonne Constitution, suffisent pour se garantir à jamais contre ce type d’éccueil ?

Ceci pour sortir une éniemme fois des dérives de "la personnalisation du pouvoir". Car enfin, faut-il le rappeler, ici, même des hommes comme de Gaulle ou Mitterrand n’ont pas su (ou pas voulu) tirer la leçon, l’enseignement de l’élection présidentielle et démocratique d’Hitler, dans l’Allemagne des années 30.

Bien au contraire, c’est encore eux qui ont su s’inspirer de la manière dont Hitler avait su "manoeuvrer" pour arriver au pouvoir, en ayant recours à des procédures similaires. Seule une Constitution "vérrouillée" par et pour le peuple est à même de garantir ce type "d’accident mortel" dans l’histoire d’un peuple.

Les textes Constitutionnels élaborés, par et pour les détenteurs du pouvoir, ont asservi pendant des siècles et des millénaires, des peuples par milliers, et cela continu en ce début de 21 ème siècle : "Aux citoyens d’écrire et protéger leur constitution" par Etienne Chouard (pièce (1).

Le père des soulèvements étudiants et des mouvements sociaux de 1967-1968 (dans le monde), ne nous a-t-il pas mis en garde ? Rappelez-vous ce qu’il écrivait en 1967 : « La démocratie consolide la domination plus fermement que l’absolutisme ; liberté administrée et répression instinctuelle deviennent des sources sans cesse renouvelées de la productivité. » Herbert Marcuse, février 1967, dans sa préface à l’édition française de « L’Homme unidimensionnel »

Ceci au point qu’en 2011, nous en sommes encore à exercer le pouvoir démocratique, au niveau du simple citoyen, comme cela se pratiquait dans la grêce antique, il y a prés de trois mille ans.

"Ce sont les Grecs qui ont inventé les élections. C’est un fait historiquement attesté. Ils ont peut-être eu tort, mais ils ont inventé les élections ! Qui élisaient-on à Athènes ? On n’élisait pas les magistrats. Les magistrats étaient désignés par tirage au sort ou par rotation. Pour Aristote, souvenez-vous, un citoyen est celui qui est capable de gouverner et d’être gouverné. Tout le monde est capable de gouverner, donc on tire au sort. Pourquoi ? Parce que la politique n’est pas une affaire de spécialistes. Il n’y a pas de science de la politique. Il y a une opinion, la doxa des Grecs, il n’y a pas d’épistémè [Ensemble des connaissances réglées propres à un groupe social, à une époque]. Je vous fais remarquer d’ailleurs que l’idée qu’il n’y a pas de spécialistes de la politique et que les opinions se valent est la seule justification raisonnable du principe majoritaire." (Cornélius Castoriadis, Post scriptum sur l’insignifiance).

Pour quelles raisons pensez-vous que toute évolution progressiste soit "interdite" au niveau de l’expression citoyenne ? Et ce, à l’ére d’Internet, et des réseaux sociaux comme facebook, twitter, etc...

En témoigne, les derniers sondages parus en France sur les intentions de vote des farnçais pour la présidentielle de 2012 ; lesquels donnent (pour l’instant) dans tous les cas de figure "Marine Le Pen" en tête du premier tour.

A refuser de voir la vérité en face, les responsables politiques français, en sont réduits à compter sur le fameux "réflexe" républicain du second tour pour éviter le pire.

Ceci en se gardant bien d’admettre qu’ils sont face à un "vote sanction" qui réclame un changement de politique économique et sociale.

Or, ces derniers l’interprêtent à leur façon, en mettant l’accent sur l’immigration. Ce qui finira par leur jouer un sale tour, quand les français excédés, finiront par mettre en tête, du second tour, celle que personne n’attendait, avec le même type d’effet de surprise qu’un certain soir du 21/04/2002.

Alors de grâce, ne faites pas en Tunisie, les mêmes erreurs qui sont commises en France. Sachez innover pour corriger les mécanismes aux effets pervers.

"Il ne faut pas [que le peuple] sente la vérité de l’usurpation : elle a été introduite autrefois sans raison, elle est devenue ’raisonnable’ ; il faut la faire regarder comme authentique, éternelle, et en cacher le commencement si on ne veut qu’elle ne prenne bientôt fin." (Pascal, in les Pensées)

"Les Citoyen(ne)s tunisien(ne)s percevront-ils rapidement la contradiction entre le pouvoir économique et la liberté politique, comme l’avait vu Robespierre théoricien du droit naturel à l’existence ? « Car il ne s’agit pas de remplacer un pouvoir oppressif par un autre, mais de faire vivre la souveraineté populaire »http://www.pouruneconstituante.fr/s....

« Il est temps que le Peuple, foulé et assassiné, manifeste sa volonté pour que la misère elle-même soit anéantie. Qu’il proclame son Manifeste. Qu’il prouve que la démocratie est l’obligation de remplir, par ceux qui ont trop, tout ce qui manque à ceux qui n’ont point assez ! » (Gracchus Babeuf, Le Manifeste des Plébéiens)http://www.pouruneconstituante.fr/s....

"Il ne s’agit donc pas de substituer un réductionnisme (énergéticien) à un autre (mécaniste), mais - bien au-delà de la seule thermodynamique - de contribuer à définir les bases d’une véritable économie qui ne saurait être qu’une bioéconomie, c’est-à-dire une science transdisciplinaire."... (René Passet, in Les thermodynamiques du développement_(pièce (2)

..."Un seul mot pour dire que la logique de tout système étant le résultat d’un arbitrage entre les forces qui la dominent, ce n’est pas dans le cadre actuel d’une économie dominée par les puissances financières que la question pourra être résolue." (René Passet, in Les thermodynamiques du développement_(pièce (2)

Ce qui signifie que la Tunisie n’a pas droit à l’erreur, si elle ne veut pas se faire confisquer cette révolution, et doit donc savoir engager le chantier pour mettre en place des contre-pouvoirs, les mécanismes qui sauront réduire les rapports de force au strict minimum, et inventer une véritable bioéconomie, pour accéder à une libération totale (politico-économique) et prendre enfin en mains sa destinée.

* (de la part d’un tunisien contraint à l’exil forcé, en France, depuis 1958)

* (en référence au poème de Paul Eluard : Liberté, in Poésies et vérités, 1942)

(1 - 2) pièces disponibles sur simple demande, à l’auteur de cette lettre ouverte.



Tunisie/Kaïs Saïd : "Nous sommes face à une mascarade constitutionnelle"
9 mars 2011, par L’exilé d’Ham...

Dans cet article paru sur le site "Gnet" et publié le Jeudi 10 Février 2011, puis sur le site Réveil tunisien, le 13 février 2011, à partir des Propos recueillis par H.J., j’ai remarqué ces derniers jours *, que certains jeunes n’avaient pas reçu les réponses qu’ils espéraient, sur le site "Gnet".

Or, malgré que je n’aime pas intervenir dans un forum, j’ai souhaité tout de même que ces jeunes personnes reçoivent une réponse, et ce, même si son niveau de pertinence peut offenser certaines personnes plus qualifiées que je ne le suis dans ce domaine.
C’est donc sans vouloir me substituer au professeur Kaïs Saïd, pour n’avoir aucune expertise en matière de droit constitutionnel, que ces réponses ont été faites, par un tunisien contraint à l’exil forcé (en France) depuis 1958.
En effet, l’avenir de la Tunisie, c’est en grande partie eux.

* Le 5/03/2011

#24 Professeur, en pratique, comment faire vraiment ?
Ecrit par Tunisien 13-02-2011 00:51
Professeur, on a tous compris que la révolte tunisienne a clairement rendu caduque notre constitution. A priori, c’est le cas après toute "grande" révolte !!!

Mais bon, il vaut mieux assurer la continuité de l’état Tunisien avec des personnes "à priori propre" en attendant une nouvelle constitution "décidée par le peuple".

Professeur, avec quel cadre juridique peut-on élire cette nouvelle Assemblée Nationale constituante ?

La réponse a déjà été faite par le professeur, quand il répond à la question :
"Qu’en est-il des aspects organisationnel et juridique d’une éventuelle élection de cette nouvelle constituante ?"
"Le gouvernement transitoire doit préparer tous les textes relatifs aux élections de l’Assemblée constituante, de manière à permettre à tous les partis, mais également aux personnalités indépendantes, de s’y présenter. Le choix revient au peuple souverain, et à lui seul."

- Qui peut élire ?

Tous ceux qui sont inscrits sur les listes électorales et en age de voter.

- Qui peut être candidat ?

Trés bonne question.
En principe tout(e) citoyen(ne) majeur(e) et donc en age d’exercer un mandat d’élu.
Mais le courage de tout le peuple Tunisien, et notamment pour honorer la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour la réussite de ce mouvement révolutionnaire, il y aurait lieu d’innover pour donner l’exemple à toutes les démocraties à venir ou existantes, par une refondation totale des règles du jeu démocratique. Et ce, pour faire entrer la démocratie dans le 21 ème siècle, et sa majorité, à destination du monde entier.

L’écologie politique préconiserait que le Conseil de la Révolution ou le Conseil Constitionnel, ou encore un collège de hauts magistrats spécialisés en Droit Constitutionnel, se réunisse pour que soit établie le profil type des candidats à retenir. Un peu sur le principe de ce que fait une entreprise quand elle veut recruter quelqu’un pour un poste déterminé au sein de son entreprise. Il faut également déterminer le nombre de "Constituants" à élire, en fonction de l’importance de la population du pays.
Mais il faudrait également que l’objet de la mission (la feuille de route) de cette Assemblée soit clairement établi, avec une assez grande précision.
Et déjà, à ce stade, le peuple doit savoir faire remonter ses exigences pour les grands principes de cette Constitution (par des cahiers de doléances, par exemple) pour notamment éviter une personnalisation du pouvoir, créer un véritable "contre-pouvoir" avec des moyens de contrôle disposant d’un arsenal de sanction si besoin est. Et ne pas oublier certaines vérités héritées du passé lointain comme celle-ci par exemple :
[Il y a plus de quatre cents ans, Etienne de la Boétie, utilisant les concepts et le vocabulaire des grecs anciens, déclarait qu’ il existe trois types de tyrans, ceux qui ont acquis le pouvoir par la force, ceux qui l’ont eu par succession, ceux qui ont été élus. Il concluait : « S’ils arrivent au trône par des moyens divers, leur manière de régner est toujours à peu près la même. » Le 21 avril 2002 comme le 29 mai 2005 traduisent la nécessité de mettre les institutions en adéquation avec le peuple, source de la légitimité politique. Une fois de plus dans l’histoire, le tiers-état n’est rien et doit devenir tout. Une fois de plus, les institutions doivent être remises en chantier. Une Constituante est à l’ordre du jour.] (voir en pièce jointe (1) : Changer de président ou changer de Constitution ? par André Bellon)

- Les Tunisiens ne connaissent probablement pas les candidats. Comment se décider ?

Les candidats pouraient être sélectionnés, parmi tous ceux qui souhaitent se présenter librement à cette élection d’une Assemblée Constituante, par une commission électorale chargée de veiller à l’adéquation du CV de chaque candidat avec le profil type du "Constituant" qui a été établi - (CV complet comportant notamment ses qualités humaines, ses compétences et celles liées au souci du bien commun, validé par le témoignage de plusieurs membres de son entourage, en s’inspirant par exemple, des procédures de sélection des prêtres Coptes, [les Coptes choisissent comme prêtres, les meilleurs d’entre-eux, parce qu’ils les connaissent bien]).

- On vote pour des listes ou des personnes ?

Il serait plus sage de voter pour des personnes qui afficheraient ou non leur appartenance à un parti politique.

- Il y a un seul tour ou deux tours ?

Il vaudrait mieux se contenter d’un seul tour et de pratiquer à une sélection à la proportionnelle.

- Combien de personnes faut-il élire ?

25 à 50 "Constituants" devraient suffire pour la Tunisie, mais un panachage en attribuant un nombre de députés à chaque parti politique (proportionnel à son impact dans la population) et un autre à la société civile pourrait exiger un nombre plus élevé (de 100 à 150). Plus l’Assemblée Constituante comporte de députés, et plus ils auront du mal à élaborer une Constitution saine et efficace.

- Est-ce que des experts (comme vous ou la commission de Yadh Ben Achour) peuvent aider et supporter le travail de cette nouvelle assemblée constituante ?

Naturellement, et c’est même recommandé.

- Quand faire ces élections ?

Quand le processus cité ci-dessus est entièrement achevé.

- Est-ce que cette assemblée peut solliciter le peuple pour des questions critiques (état laic ou musulman ; régime présidentiel ou parlementaire ; mode de scrutin ; etc) ?

Chaque élu(e) de cette Assemblée est censé(e) représenter son électorat, et donc le peuple.

- Comment règler les désaccords ?

Par des négoçiations et l’établissement de certains compromis.

- Comment se prenne les décisions au sein de cette assemblée ?

Par des votes internes à cette Assemblée, par l’ensemble de ses participants.

comment assurer la cohérence globale ?

Par une présidence de séance ou une présidence permanente, voire par une ou des commissions affectée(s) à cet objectif.

- La nouvelle constitution devra être accepté par le peuple suite à un référundum. Que faire si le peuple refuse la copie proposée par cette assemblée ?

L’Assemblée Constituante devrait alors revoir sa copie et retravailler le texte de cette Constitution.

Professeur, merci de nous éclairer.

Tunisien et fier de l’être

#31 RE : Tunisie/Kaïs Saïd : "Nous sommes face à une mascarade constitutionnelle"
Ecrit par nozha 25-02-2011 17:16
svp répondez aux questions de TUNISIEN du 13 02 mode d application de" votre reméde" de vos propositions. merci

#30 RE : Tunisie/Kaïs Saïd :
Ecrit par ancienne étudiante 20-02-2011 19:24
23 ans de contrainte au silence et d’oppression. Se lever à 6 heures du matin et rentrer le soir n’ont rien à voir avec la paresse. Vous n’avez rien compris à l’esprit de la révolution ou vous faites mine de ne pas comprendre. Au temps de la dictature on avait peur de la police, maintenant toute critique est raillée injustement. Je suis juriste confirmée et je sais de quoi je parle. La commission supérieure des réformes politiques n’est pas à plaindre mais les tunisiens oui parce qu’après s’être battus pour leur liberté ils doivent subir la mesquinerie d’intellectuels auto-proclamés. Il est temps que les professeurs du temps de Ben Ali laissent s’élever de nouvelles voies tout aussi légitimes. Les tunisiens sont éduqués, civilisés et cultivés et tout à fait capables d’apporter un point de vue rationnel et censé. Vous pouvez me dire l’apport de ces pseudo intellectuels ? Croyez-vous qu’un véritable intellectuel se servirait d’étudiants sous sa coupe pour réduire au silence ses détracteurs par des accusations non fondées d’ignorance et de jalousie ? Vous devriez (...) car les tunisiens ne se laisseront plus faire.
Les dictatures accusent les populations et non les peuples car sujets non citoyens d’ignorance et les obligent de se contenter d’aller au travail pour pouvoir boire et manger et payer les factures. Rappelez-vous les propos de Jacques Chirac ! Le fait de s’exprimer ne menace en rien l’économie du pays.

Toutes les dictatures peuvent être vaincues, et votre expérience récente est encore là pour le prouver.
Or, il ne faut pas croire que la dictature politique dont vous venez de vous débarrasser du principal élément, soit la seule à conditionner le quotidien des tunisiens.
Il y a également tous ceux qui vivaient et prospéraient dans ce cadre politico-économique (et que cette révolution va mettre à mal, et dont certains sont prêts à tout tenter, y compris des coups tordus, pour esssayer de conserver leurs privilèges) et surtout la dictature économique, et plus spécialement celle du néolibéralisme mondial qui détient le pouvoir financier à l’échelle de la planète. Or, ce dernier réclamera beaucoup plus de compétences, de force de conviction, et d’unité dans la lutte à venir, pour céder du terrain. Cela exige que la Tunisie sache inventer une bioéconomie destinée à donner l’exemple aux autres peuples, une économie intégrant les lois du vivant (de la biosphère) et un mode d’organisation et de fonctionnement élaboré à partir de l’écologie politique (qui est l’écologie appliquée à la politique).
Si vous souhaitez aborder ce dernier sujet, il vous suffit d’exiger mon adresse courriel, à ce site. Car si c’est un peu plus compliqué que ce qui vient de se passer ces trois derniers mois, et ce qui s’annonce, je peux vous rassurer, les réponses existent, et il suffit de savoir s’y prendre pour les mettre en oeuvre.

[Oui, effectivement, le Peuple tunisien doit prendre le pouvoir. Il est inquiétant de constater qu’un ancien dirigeant de la division Moyen-Orient et Afrique de la Banque mondiale, Mustapha Kamel Nabli, soit devenu le nouveau gouverneur de la Banque de Tunisie. Hamma Hammami, dirigeant du Parti communiste ouvrier tunisien et partisan d’une Assemblée constituante, avait rappelé le 17/01/11 que les directives du FMI et de la Banque mondiale avaient conduit la Tunisie vers le gouffre.
Les Citoyen(ne)s tunisien(ne)s percevront-ils rapidement la contradiction entre le pouvoir économique et la liberté politique, comme l’avait vu Robespierre théoricien du droit naturel à l’existence ? « Car il ne s’agit pas de remplacer un pouvoir oppressif par un autre, mais de faire vivre la souveraineté populaire »] pièce jointe (2) ............
......« Il est temps que le Peuple, foulé et assassiné, manifeste sa volonté pour que la misère elle-même soit anéantie. Qu’il proclame son Manifeste. Qu’il prouve que la démocratie est l’obligation de remplir, par ceux qui ont trop, tout ce qui manque à ceux qui n’ont point assez ! » Gracchus Babeuf, Le Manifeste des Plébéiens] voir en pièce jointe (2)

(1) : Changer de président ou changer de Constitution ? par André Bellon :
http://www.monde-diplomatique.fr/20...

Par André Bellon : Le Monde Diplomatique, Mars 2007, p.24-25.

(2) : Tunisie : pas d’élection présidentielle, mais celle d’une Assemblée constituante ! :
http://www.pouruneconstituante.fr/s...

#27 Une lueur d’espoir
Ecrit par ancienne étudiante 16-02-2011 09:36
Si Said je salue votre indépendance et votre liberté de ton. Le peuple en sa pleine souveraineté a fait chuté la dictature de Ben ali, de ce fait, il est tout à fait admissible sur le plan constitionnel qu’une assemblée nationale constituante élabore une nouvelle constitution. Je me demande ce que ces professeurs benalistes, pour le moins opportunistes et véritablement méprisants engageront comme réformes. Ce qui m’agace le plus c’est leur ton moqueur et rabaisseur envers la jeunesse ayant fait la révolution ; eux ils n’ont rien fait, au contraire ils profitaient pleinement du régime pourri.

C’est à la jeunesse Tunisienne, et au peuple, de se battre pour ne pas se faire "confisquer" cette révolution.
Et pour ce faire vous disposez de moyens modernes de communication qui vous permettraient de faire établir une liste de "Doléances" à faire signer par un maximum de Tunisien(ne)(s).
A partir de là, aucune instance, aussi forte soit-elle, ne pourra aller contre cette légitimité obtenue à partir d’un à 1,5 millions de signatures (à faire légaliser juridiquement par le Conseil de la Révolution). Ce n’est qu’ainsi que vous arriverez à "sécuriser" le mouvement révolutionnaire qui ne va pas manquer d’attiser bien des convoitises, aussi bien sur le plan politique que financier.

Par ailleurs, ces gens que je ne nommerai pas sont loin d’être des éminences en matière de droit constitutionnel même s’ils peuvent tromper des étudiants influençables et naifs.
Je vous demande au nom de tous ceux qui ne sont pas dupes de mener le combat à terme pour une refonte totale de la constitution et par delà du système politique tunisien.

Savez-vous que vous pouvez vous en charger vous-même avec d’autres personnes ? Je me tiens à votre disposition pour vous y aider.

J’ai été votre étudiante et j’ai énormèment de respect à votre égard et je dois dire que c’est une bonne chose que vous ne figurez parmi les pions de Yadh ben achour.



Zouhair Yahyaoui, le pionnier des cyberdissidents
1er février 2011, par nanou

Aujourd’hui je me pose la question, tunezinenne où étais -tu ? que faisais-tu tout ce temps ?!
je regrette... si je pouvais...
on a mis beaucoup de temps, pour ouvrir les yeux, pour se réveiller, pour se révolter...
touénsa se sont battus pour notre liberté et on ne connaît même pas leur existence, alors juste pour ça je me suis faite la promesse de ne plus me taire, peut être que je n’aurais pas l’occasion de faire quelque chose à grande échelle peut être que mon nom ne connaîtra jamais une certaine notoriété mais ce n’est pas ce que je cherche. Je voudrais juste sauvegarder ce cadeau que j’ai reçu de mon peuple et dont vous avez contribué.
Ma Liberté !
Paix à ton âme ZY



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Nous voulons dire MERCI (rencontre le 24 fébrier 2011)
par Rédaction de reveiltunisien.org
C.R.L.D.H. Tunisie اللج


Édito
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La Tunisie se réveille
A vous de jouer.
par hasni

28 mai 2011

Je crois que nous sommes arrivés à un tournant où nous n’avons plus le droit de nous plaindre ou de demander. Nous sommes arrivés à un moment où il faut faire les choses, les créer et les diffuser. Par nous-mêmes, avec nos moyens. Je parle de l’information, d’abord. Le net était un refuge, celui des opposants et des cyberactivistes. Combien ? Quelques centaines tout au plus. Aujourd’hui, il compte près de 10 000 000 d’opposants et de cyberactivistes. Ce n’est plus la dénonciation d’une dictature, c’est un tsunami de vidéos, harangues en veux-tu en voilà. C’est un joyeux bordel où chacun y va de son film, de son appel à la protestation, de l’expression de ses 23 années de frustration. Sans prendre vraiment la mesure du tournant historique qui est là.

Il n’y aura pas d’homme ou de femme providentiels pour organiser tout cela, pour dire comment réorganiser le corps administratif, le corps policier etc ... Pour dire comment adapter notre constitution, pour aller mieux demain. Comment la jeter à la poubelle pour une nouvelle constituante. Personne ne nous dira quel régime est le meilleur pour nous, parlementaire, présidentiel, présidentialiste et j’en passe. Personne ne le fera, et c’est tant mieux, parce qu’un homme ou une femme providentiels pourraient bien vite se transformer un homme ou femme... présidentiel. Nous avons voulu une démocratie, le peuple s’est révolté contre une dictature, et le peuple doit aujourd’hui construire son pouvoir, ses institutions, ses associations, son information, en bref, sa liberté. Confier à nouveau ce pouvoir dans les mains uniques d’un "guide", signifie signer un chèque en blanc sur le compte de notre liberté. Ça signifie aussi donner le pouvoir sur nous tous à une seule opinion qui, pour bonne qu’elle soit, ne sera jamais représentative de toutes les tendances et opinions tunisiennes. La démocratie, c’est avoir une opinion, et aussi laisser la place pour celle des autres. C’est participer, et faire participer.

C’est à nous tous de le faire. C’est à nous tous de créer demain et d’arrêter de croire il n’y a qu’à demander pour être servi, pour être assisté. Nous devons imaginer demain et c’est dans ce demain que l’on doit aujourd’hui se projeter.

Le gouvernement provisoire est un mauvais gouvernement et il n’y aura pas de gouvernement provisoire idéal. Mais celui-ci gère les choses comme l’opposition les a toujours gérées, avec un train de retard. On accepte des postes puis on démissionne, car le mouvement populaire nous y contraint. On accepte des postes mais comme la rue gronde, on révise son jugement et on menace de démissionner si le RCD est encore au pouvoir. Le premier ministre démissionne du RCD alors qu’il est trop tard. Le RCD exclut le tyran alors que le tyran est déjà en exil depuis trois jours. Ennadha débarque dans les rues avec du retard (là ce n’est pas grave, c’est juste rigolo mais personne n’ose en rire).

Le parti unique doit être dissout. Mais que cela ne nous empêche pas de jeter dès maintenant les bases de la société tunisienne que nous voulons. Et pour cela plus de "il n’y a qu’à", "il faut qu’on". Faisons ! Ce n’est qu’en construisant nous-mêmes les bases de nos futures institutions, par l’association, par l’expression, par l’information telle que nous en rêvons, que la société tunisienne nous ressemblera, et ressemblera à ce que nous sommes tous.

Il y a des années (c’est le vieux con qui parle), il n’y avait aucune liberté sur le net et aucun espace d’expression libre. Zouhair a créé Tunezine ouvrant la voie à la cyberdissidence. Il n’y avait pas de journalistes pour faire des articles, des interviews, il n’y avait pas d’analystes pour réfléchir à la situation, pas de juristes pour démontrer les procès truqués, pas de graphistes ou de dessinateurs. Et bien quoi ? Tout a été créé à partir de rien, sans autre moyen que la volonté de faire et la détermination qu’un jour cela sera possible.

Au milieu de la révolution, je me suis mis à relire les travaux de Tunezine. Quand quelques internautes réfléchissaient à comment unir l’opposition interdite pour qu’elle soit plus forte et qu’elle s’ancre dans son temps et les moyens de communication. Comment organiser des centres d’études, des laboratoires d’idées. Comment trouver des moyens d’agir sur l’économie par le boycott du tourisme pour frapper la dictature au portefeuille. Des exaltés. Une poignée d’exaltés pour changer la Tunisie et pour imaginer la Tunisie quand elle serait libre. Quelques uns qui ferraillaient pour leurs idées, pour démontrer qu’elles étaient les meilleures pour la Tunisie. Depuis la gauche jusque la droite en passant par les conservatismes religieux chacun y allait de ses convictions, de ses chimères ou de ses utopies. Et pourtant ... C’était encore des arrestations, des tortures, des censures, des attaques, des insultes, de la morve, du sang et des larmes. Aujourd’hui tout ceci est aussi le passé.

Nous avons tout à inventer. Les partis politiques, l’opposition, la majorité, le régime politique. Mais aussi les syndicats (au pluriel), l’école, la santé, la culture, la solidarité, la justice. Et encore la place des jeunes dans notre société. Eux qui ont montré l’exemple et qui sont l’immense majorité des citoyens. La place des femmes car on a beau louer le modèle tunisien, en la matière il y a encore du chemin à faire pour l’égalité. J’oublie des centaines et des centaines de chantiers, j’en suis sûr. L’environnement en premier lieu, le pillage des ressources naturelles, le massacre des côtes, l’urbanisation incontrôlée, les usines puantes et polluantes, la gestion des déchets, de l’eau, de la voiture. Non j’arrête là, car ces chantiers, ces centaines de chantiers doivent être mis en œuvre avec le plus grand d’entre eux, le chantier de la démocratie.

A vous de jouer. Hasni4RT 18/01/2011